Une grave faille dans la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen

Publié le 12 octobre 2013 - par - 2 439 vues

Dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948-1998) :

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/dudh/1789.asp

On trouve le PRÉAMBULE DE LA CONSTITUTION DU 27 OCTOBRE 1946

Qui recèle une grave faille.

PRÉAMBULE DE LA CONSTITUTION DU 27 OCTOBRE 1946 (extrait du début)

Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et les libertés de l’homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des Droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :
La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme. Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile sur les territoires de la République.

Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

Voilà la faille car dans ce texte il est sous-entendu que toute croyance est acceptable, respectable ce qui est un non sens. Le fascisme, le communisme ne sont pas des croyances respectables si on les juge à l’aune de leurs conséquences, des millions de morts!

(il faudrait ajouter à ce texte:  “pour peu que ces croyances  soient compatibles avec les Droits  de l’Homme”)

Donc toutes les croyances seraient respectables selon ce préambule. C’est une énorme bévue car bien évidemment toutes les croyances ne sont pas respectables sinon ceux qui croient en la race aryenne, les nazis seraient respectables ainsi que les pédophiles qui voudraient que soient  reconnues comme légales  les relations sexuelles avec des enfants au prétexte que ces enfants auraient droit à une sexualité.

D’où la nécessité d’amender ce texte en le déclarant valable uniquement pour les croyances respectables qui respectent les Droits de l’Homme. La respectabilité étant jugée à l’aune des conséquences de ces croyances. Ceci étant valable pour les religions qui sont des croyances.

Les rubriques suivantes  “En Europe” et “En France” sont  extraites de cette page :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Libert%C3%A9_de_religion

En Europe

La Convention européenne des droits de l’homme reprend dans son article 9 et en l’amendant, l’article 18 de la Déclaration Universelle : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites. » et précise également les restrictions liées à la liberté de conviction et de religion en amendant l’alinéa 3 de la déclaration de 1981 : « La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui. »4

En France

Concernant la France, la liberté religieuse est évoquée dans l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. »

La loi de séparation des Églises et de l’État en 1905, élément clé de la laïcité française, introduit la notion de « culte » qui désigne la pratique associée à une croyance au sens large. L’État s’interdit de définir ce qu’est ou n’est pas une religion ou une croyance. Son article premier dispose que « la République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. »5

DONC IL EST SOUS-ENTENDU QUE TOUTE CROYANCE SERAIT RESPECTABLE ….VOILA LA FAILLE!

Selon l’article 1 de la Constitution française de 1958, « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. » Notons le terme de « croyance » et non de « religion »6.

La loi de 1905 :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006070169&dateTexte=20080306

La France et la liberté de religion ou de conviction à l’international :

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/droits-de-l-homme/liberte-de-religion-ou-de/

Sven Carlesen

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