Une guerre a été déclarée à la France, mais les medias ne veulent pas que cela se sache

Publié le 16 août 2012 - par - 8 560 vues
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L’Express se veut rassurant aujourd’hui après les scènes de guerre des quartiers nord d’Amiens, où le journal l’affirme : il ne se passe plus rien, tout est redevenu merveilleusement calme grâce à la fermeté de notre ministre. Circulez bonnes gens, il n’y a rien à voir.

Comme dans la chanson, tout va très bien madame la marquise, on déplore juste un tout petit rien, un incident, une bêtise, non pas la mort de votre jument grise mais sept feux de voitures, des feux de poubelles et de poteaux électriques. C’est cela le calme selon l’Express.

Le 25 mai dernier le maire d’Amiens Gilles Demailly avait adressé un courrier au nouveau ministre de l’Intérieur afin de lui faire part des difficultés auxquelles il était confronté, rappelant l’inefficacité des mesures prises par son prédecesseur, lequel avait manifestement lui aussi manqué de fermeté.

Manuel Valls, totalement dépassé par les évènements, a fait une déclaration largement reprise ce jour où il a expliqué ce qu’il ne ferait pas : la colère il n’attisera point, le kärcher il ne passera point, la mise en cause d’une communauté il ne s’y risquera point. Il s’est tout de même risqué à appeler au passage de la justice puisque parmi les habitants mécontents venus l’accueillir à Amiens, nombreux sont ceux qui le huaient, comme ce riverain : « C’est la population qui est en otage. On va pas payer les dégâts ! C’est inadmissible et révoltant. Ca va repartir ce soir, ils sont déjà prêts à en découdre, déjà regroupés par dix ou quinze ». Il lui fallait donc calmer ces riverains insolents qui osaient se plaindre, et pour cela quoi de mieux qu’un discours sédatif ?

Selon certains donneurs de leçons qui tentent de faire croire qu’ils connaissent mieux que personne les mentalités des quartiers où ils n’ont pourtant jamais posé un orteil, le problème viendrait de la police perçue comme « un corps étranger »… Un comble ! Les politiques, eux, sont ceux qui mettent « de l’huile sur le feu ».

Et il paraitrait aussi que « les gens » auraient le sentiment que les institutions se sont éloignées d’eux. Mais il s’agirait de savoir de quels gens on parle : si ce sont des honnêtes citoyens, ils sont au contraire très demandeurs de proximité institutionnelle, si ce sont les racailles, ce sont bien elles qui détruisent les institutions. On voit que les poncifs creux font les beaux jours de diseurs de discours.

On ose nous dire aussi que ces violences seraient dues à la chaleur, à l’ennui… Bref, tous les prétextes sont bons pour dédouaner les coupables.

Or ce qu’on ne lit nulle part dans la presse, c’est que ces racailles n’ont que faire de la France, que ces racailles ne s’assimileront jamais à ce pays, tout simplement parce que c’est la dernière chose qu’elles souhaitent.

Ces djeuns ont été élevés dans la haine de l’autre, dans la haine de la France qui leur a payé leur cartable, qui leur a offert un minimum de savoir, certes dégradé par une Education Nationale déliquescente, mais dont ils auraient pu tirer tout de même le profit d’apprendre quelques rudiments de savoir-vivre, ne serait-ce que les bienfaits du vivre ensemble qui semble n’être appliqué avec allégresse que par les seuls « souchiens ». Mais le vivre ensemble, l’assimilation et la fraternité leur sont tellement odieux qu’ils en détruisent tous les symboles, l’école, le centre de loisirs, les bus, les éléments de la voirie.

Et comme cela ne leur suffit pas, il faut aussi qu’ils détruisent les biens des riverains qui ont la malchance de vivre à leurs côtés, ces riverains qui souffrent parce que des inconscients boboïsés réclament à cor et à cris qu’ils ouvrent grands les bras et cèdent leur place et leur ville à des gens qui les détestent. Les peoples, les politiques, les journalistes, et les bobos trop heureux de payer au black et à bas prix une Ivoirienne pour garder leurs rejetons pendant qu’ils vont à leur cours de zumba, tous ces garants de la morale autoproclamés qui vivent dans des lieux préservés et font leur fortune sur la souffrance des Français abandonnés des cités, et qui ont  encore le culot et l’indécence de se prétendre de gauche.

A Bourtzwiller en Alsace, dans les quartiers des Coteaux, Drouot et Wolf-Wagner, ce sont des scènes identiques de guerre urbaine qui ont eu lieu ces derniers jours avec leur lot de voitures incendiées. Mardi soir encore la police intervenait dans une fête foraine dont les manèges ont dû être arrêtés avec un ballet d’hélicoptères tournoyant au-dessus. On arrête plus facilement les manèges que les délinquants dans ce pays…

Des voitures, des scooters, une pelle de chantier et un camping-car ont subi l’assaut d’émeutiers à Bordeaux, les flammes ravageant au passage des façades d’immeubles alors que les feux partaient simultanément de quatre foyers différents.

À Ozanam du côté de Carcassonne, ce n’est pas encore la guerre mais la vie au quotidien y est insupportable. Une habitante vivant là depuis 30 ans témoigne : « Vous savez, je suis persuadé que tous ces voyous n’ont qu’une envie, c’est que l’on s’en aille. […] Dès que le soir arrive et jusqu’à deux ou trois heures du matin, c’est invivable ! Il y a le bruit, les cris, les enfants, les voitures et les scooters qui font des courses poursuites. Mes petits enfants ont peur et ne dorment plus. Ils n’osent même pas aller au parc de jeu par crainte d’une agression. Je vous assure, il faut le voir et l’entendre pour le croire. On est pas en France à Ozanam, on est dans une zone de non droit ».

A Nice, où accessoirement les murs de l’école Thérèse Roméo se sont vus redécorés d’un gracieux « Nique la France, nique la police, nique les juifs », la méthode utilisée reste la traditionnelle lapidation dont la technique bien maîtrisée semble se transmettre d’une génération à l’autre. Contre les policiers les canettes sont parfois utilisées en guise de variante, comme quoi la modernité finit tout de même par pénétrer peu à peu certaines couches de la population.

Le voisinage de ces racailles est à bout et la police contrainte de répliquer aux agressions multiples et d’interpeler les tapageurs nocturnes qui épuisent les travailleurs qui n’ont que la nuit pour dormir, n’ayant pas, eux, la chance d’être grassement entretenus par l’Etat, les trafics et les razzias.

Hier, ce sont deux individus qui ont été interpelés et mis en garde à vue pour quelques heures seulement avant d’être évidemment relâchés. L’un d’eux, âgé de 16 ans, a écopé d’une bien curieuse condamnation  : un cahier de vacances à remplir « consciencieusement » en lieu et place des poursuites judiciaires. Sans doute une lumineuse initiative de la Taubira. L’histoire ne précise pas si ce « jeune » sait lire ni s’il est prévu une autre sanction au cas où il ferait mal ses exercices, mais a priori si c’est un niveau de CP ça ne devrait pas trop poser trop de problème. Du moins on l’espère.

Caroline Alamachère

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