Une guerre ridicule conduite par des dirigeants grotesques

Nous vivons la sinistre parodie d’une histoire de guerre.
« Des dirigeants, ineptes, incompétents, menteurs, manipulateurs et pour tout dire minables et dangereux » pour reprendre les termes de Charles Sannat, nous ont précipités dans une crise sanitaire, économique, morale, civilisationnelle dont nous aurons bien du mal à nous remettre.

Agnès Buzyn, ex belle-fille de Simone Veil, découvre le courage de parler après sa déroute aux municipales parisiennes. Elle avoue tout, parle de « mascarade » en ce qui concerne le premier tour des municipales. Mais surtout, elle dit avoir prévenu dès le 11 janvier les deux blaireaux qui croient diriger la France sur le tsunami Coronavirus qui arrivait de Chine. Les deux têtes bien peu pensantes de l’Élysée et de Matignon auraient préféré ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire. Tristes singes. Tristes sires pathétiques. Et de sortir au théâtre avec Brizitte et encourager les Français à le faire. Et d’accueillir les supporters de la Juventus de Turin à Lyon. Et d’envoyer des masques protecteurs à Wuhan. Et surtout ne pas fermer les frontières en se servant d’arguments débiles, comparant le virus à la radioactivité nuageuse de Tchernobyl.

Et soudain, le président qui aiment tant les corps en sueur de jeunes canailles à Saint-Martin, les travelos en bas résille sur le perron du palais présidentiel nous la joue chef de guerre.
« C’est la guerre », dit-il avec moins de ferveur qu’un participant à la guerre des boutons. Il déblatère un galimatias à donner un mal de tête coronavirien. Et il envoie ses soldats – nos soignants dont les effectifs ont été saignés à blanc par les réformes successives de l’hôpital, n’oublions pas qu’Olivier Véran, défenseur de l’austérité, a retiré en trois ans 3,1 milliards d’euros à l’hôpital public – sans masque, sans combinaisons protectrices, sans matériel de soins intensifs, sans gel hydro-alcoolique. Sans armes.
Le beau chef de guère (Charles Sannat encore) que voici.

Une guerre où le canapé remplace la tranchée, et les taxis d’aujourd’hui ceux de la Marne pour emmener le personnel médical vers les hôpitaux, où nos Verdun de ce mois de mars 2020 sont les services de réanimation.

Une guerre où les Parigots qui aiment tant ricaner sur les ploucs, nous la font exode de 1940 en SUV. Fuite vers les résidences secondaires de Saint-Malo et de Belle-Île. Ces Parigots qui ont été si cools samedi soir aux terrasses des cafés – un dernier verre avant l’apocalypse, faisaient-ils, bravaches – et dimanche sur le marché de la rue d’Aligre et dans les parcs, n’ont pas voulu que les racistes, les islamophobes, les homophobes de la France périphérique soient oubliés par le virus chinois. Merci à eux.

Une guerre où l’on mime l’occupation avec un Ausweis journalier à imprimer soi-même (ou à recopier à la main) pour chacune de nos sorties. Le préfet Lallement surveille les manœuvres à Paris. L’homme qui a fait éborgner plusieurs dizaines de manifestants couve d’un œil bienveillant la répression de ceux qui ne présentent pas cet Ausweis ridicule.

On a même un parfum de grippe espagnole. « Des milliers de morts », a prédit la lamentable Agnès dans les colonnes du Monde. Et les images de services de réanimation débordés, d’hôpital de campagne, de convois militaires, d’apparaître sur les écrans.

Une guerre où la propagande n’est pas absente. Les médecins cathodiques de revenir sur leurs paroles d’hier en prétendant qu’ils ne les ont jamais prononcées. Et de déclarer les larmes aux yeux « le temps est à l’union nationale. Pas à la polémique. ».

Le Kéké de Forcalquier est même sorti de sa boîte de nuit pour prendre un peu de lumière.
Une guerre de pacotille.
Une guerre conduite par des dirigeants grotesques.
Une guerre qui va pourtant tuer.
Une guerre qui n’aurait jamais dû avoir lieu si les frontières avaient été fermées, si nous avions pu tester des dizaines de milliers de personnes, si nous avions tous des masques dans les rues, si ces politicards ne nous avaient pas rendus aussi méfiants envers leurs décisions dont le symbole restera le « en même temps » dont la stupidité rayonnante est notre couronnement viral.

Marcus Graven

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12 Commentaires

  1. La fin de votre article est le réquisitoire qui sera prononcé contre ces criminels. L’exécutif dans son ensemble, les ministres médecins, buzin incluse, sont tous coupables.
    Frontière béantes depuis janvier, 2 mois et demis sans masques pour TOUTE la population, des masques DEPUIS HIER pour le personnel soignant, la posture théâtrale de chef de guerre d’opérette pour annoncer un « confinement » -sauf dans les banlieues nord, APRÈS les municipales qu’il a imposées….
    Comme dit ailleurs, l’Histoire jugera ce crime d’état imprescriptible.

  2. Il y a qq années on abattait un lot de 577 canards quand l’un était atteint !
    Pire encore, on incinérait un lot de 36 oies lorsque 2 étaient atteintes….
    Si vous voyez le rapport????

  3. Si je vous disais que le site E MAIL LAPOSTE bloque systématiquement les e mails en nombre portant comme titre « info CORONAVIRUS » ? vous ne me croyez pas ? alors regardez , lien ci joint , ce que m’affiche le site « erreur 504 », c’est a dire REFUS DE SERVEUR RESEAU , j’ai ré essayé a 5 reprises ,je précise que si j’envoie autre chose ça passe mais pas le message en nombre avec le titre « CORONAVIRUS »
    https://image.noelshack.com/fichiers/2020/12/4/1584628673-blocage-par-deni-de-reseau.jpg

  4. On est en guerre… Tout ce qu’il sait de la guerre, c’est quand on dit de lui qu’il n’est GUÈRE intelligent.

  5. J’ajouterais que l’on a probablement pas de masque et autres car on a décidé de dépenser des sommes colossales sur les cas les plus désespérés: cancer, alzeihmer, etc…
    Ceci ajouté aux 35h, voir 28 pour les privilégiés. Les fonctionnaires sont aussi des cas désespérés…
    Oui, gouverner c’est être dans le réel, pas sur DisneyChannel. Il faut faire des choix rationnels, alors que notre système médiatique actuel nous dirige droit vers l’irrationnel. Les clowns sont au pouvoir, cf Foresti and co.
    Les ingénieurs sont moqués, sauf ceux allant dans leur sens, et qui sont alors subventionnés : GIEC. Sauf que leur crédibilité médiatique est infinitésimale face à une gamine de 16 ans qui a décidé de faire l’école buissonière, encouragée par des parents au summum de la boboitude. Oui c’est ‘nous’.

  6. Rien à ajouter à la magistrale synthèse de Marcus G@.Je me rappelle très bien pour ma part de la déclaration publique de la buze,fin janvier, (c’était au moment de la mort de mon vieux chat); déclaration selon laquelle il n’y avait pas lieu de s’inquiéter.Et la cré….ne de se porter candidate à Paris, quasiment dans la foulée après avoir excipé de sa charge de travail! Mais qui donc a les moyens de faire pression?? Cherchons bien. N’étant pas de caractère complotiste, j’ai quand même évoqué tout de suite- en pensée- les lectures anticipatrices de mon adolescence (Huxley et Orwell) et je me pose des questions sur l’état d’urgence (laissant frontières françaises ouvertes, pas de tests systématiques, et pas de matériel de protection…) où le castagner aura tout pouvoir par « ordonnance »

  7. Il y a quelques contre vérités mais je suis d’accord pour le titre. Pas exactement pour les mêmes raisons.
    Si on reprend l’analogie de la guerre. On est en guerre, mais on a pas de munitions… On les a sous traitées à notre ennemi et on a pas de stock car on était en paix éternelle…
    Les soldats, habitués à la paix, la trivialité ne pensent qu’à une chose: éviter leur devoir, très confusément décrit par le ‘chef’.
    J’ai entendu on sauvera tout le monde, quel que soit le prix. Deux folies dans une même phrase… Et tous ceux qui y croient sont gravement atteints, pas par un virus…

  8. Il fallait un détonateur pour enfin mettre en pleine lumière, les disfonctionnements de nos sociétés progressistes-marxistes.
    Le grain de sable qui va tout remettre en question est arrivé. Va-t-il suffire à remodeler en profondeur toutes les erreurs passées ?

    • Oui mais ,il paraît (c’est fort possible) que + de 75% des français sont convaincus par message de Macron ,alors ou est le problème?

      • @ l’alien
        Ça dépend quelle question a été posée ? Pour ma part, par exemple, si la question a été ; « Êtes-vous convaincus que l’exécutif va prendre les mesures ad hoc ? » Je répondrais peut-être « oui » parce que je voudrais y croire et non pas parce-que je serais intimement convaincue (ce qui ne serait absolument pas le cas, pour des raisons évidentes). Pour info je n’ai pas participé à ce sondage que je viens d’apprendre par vous.

  9. Nous sommes en guerre contre les populations occidentales, disent les zélites. « Nous les riches sommes en guerre contre les pauvres, et cette guerre nous sommes entrain de la gagner (Warren Buffet)…

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