Une histoire vraie, pour vous aider à mieux comprendre les Russes


J’ai pour habitude de conter des histoires à mes lecteurs. Des histoires dans lesquelles j’incorpore toujours des réalités que je leur laisse le soin de découvrir et d’apprécier en fonction de leurs propres motivations.

Aujourd’hui, c’est une histoire vraie que j’aimerais vous narrer ; celle d’une jeune fille juive, russe, qui vivait avant la Seconde Guerre mondiale dans un village rural loin de Saint-Pétersbourg, en direction de Moscou. Un village où il faisait bon vivre et où, lorsqu’on était juif, malgré le poids de l’URSS, on pouvait malgré tout fêter discrètement les moissons ou Hanoukka.

A l’époque, les Russes n’avaient pas imaginé un seul instant que l’Allemagne leur déclarerait la guerre. Dans leur grande naïveté, ils ne pouvaient pas croire à une telle ignominie, et pourtant…

Lorsque l’Allemagne envahit ce qui est alors l’Union soviétique, le village se retrouve en plein sur la route des chars allemands. Un groupe d’une quarantaine d’habitants, tous juifs, décide de partir en direction de la France où ils ont entendu dire par des Moscovites qu’ils seraient plus en sécurité. Elen est avec eux. Elle a 17 ans et elle ne veut pas mourir.

Le groupe va traverser, la plupart du temps à pied, une grande partie de la Russie, pour descendre jusqu’à la Hongrie et va finir par arriver en France après des mois et des milliers de kilomètres de détours éreintants. Du groupe d’origine, à leur arrivée en France, ils ne sont plus que quatre, dont Elen. La majorité d’entre eux sont décédés en route d’épuisement, de malnutrition ou sous les balles des Allemands qui avancent inexorablement.

Ses trois compagnons descendent vers le Sud de la France ; Elen, elle, veut « monter » à Paris. Il lui semble que là elle sera en sécurité, du moins le croit-elle. Et à l’époque, l’aura de Paris fait encore rêver les jeunes filles du monde entier… Bien qu’habitant un village, Elen a reçu une bonne éducation et elle est cultivée. C’est donc seule qu’elle fera les derniers kilomètres, bien peu par rapport à ce qu’elle a déjà parcouru, se cachant dans les granges, n’hésitant pas à traire, de nuit, une vache restée au pré pour se nourrir. À son arrivée, elle n’a plus que ses frusques sur le dos. Du peu qu’elle avait pu emporter à son départ, elle a tout perdu.

Les Français d’alors sont encore généreux. Ils ont vécu 14-18 et « savent ». La nuit Elen dort dans les caves ou dans les abris, un restaurateur lui fait faire la plonge le midi, en échange de quoi elle est nourrie, mais pas question qu’elle montre le bout de son nez dans la salle où les Allemands déjeunent, il l’aide mais il a peur. Alors elle change de quartier, essaie de se faire oublier.

Pourtant Elen a une bonne étoile et celle-ci va mettre sur sa route un homme qui va la prendre en pitié. C’est un industriel. Avant-guerre, il avait une entreprise de haute précision qui fabriquait des pièces pour l’aviation militaire française. Les Allemands lui ont tout pris et il ne les porte pas dans son cœur. Il l’aide, il la cache, seulement voilà les rafles ont commencé ici aussi. Deux fois divorcé (ce qui le rend infréquentable à l’époque), il a plus du double de son âge mais n’hésite pas et épouse en catastrophe la jeune fille pour lui donner un nom bien français. Il s’arrange pour faire effacer toutes traces de sa nationalité et de son nom d’origine, ce qui lui permettra de passer la guerre en sécurité. De cela, Elen lui sera toujours reconnaissante et ils finiront tous deux leur vie ensemble.

Elen était un exemple de courage et de force mais également de tendresse et d’humanité. Mais ce qu’elle ne savait pas alors, c’est qu’en sauvant sa vie elle a aussi sauvé celle d’une petite fille oubliée, différente… trop différente pour que son sort, face à un monde qui ne pouvait l’accepter, ne soit scellé. Une petite fille à qui elle a appris à survivre, à se battre. À qui elle a fait découvrir les traditions russes, la musique, les grands auteurs, l’Histoire… Un monde dans lequel elle plongera avec délice et qui lui apportera une ouverture d’esprit que bien peu de nos contemporains possèdent désormais. Une petite fille qu’on avait laissée s’éteindre jusqu’à ce qu’Elen lui fasse comprendre à travers le récit de son calvaire et de son long périple qu’elle pouvait elle aussi être un vélociraptor, se montrer forte et incorruptible, et à qui elle transmettra l’amour de cette Russie, inconnue pour elle sinon à travers les livres, où Elen ne retournera pourtant jamais.

Pourquoi cette histoire, diront certains ? Tout simplement pour vous faire comprendre que la situation actuelle entre la Russie et l’Ukraine est le fait d’événements bien antérieurs. Si les Russes de l’époque ont eu l’inconscience de croire que « les autres » ne leur voulaient pas de mal, ceux d’aujourd’hui ont compris que la confiance est une erreur. Vladimir Poutine, contrairement à notre Foutriquet, connaît bien l’Histoire de notre continent et il sait d’expérience que « qui veut la paix prépare la guerre ».

Ne nous y trompons pas, les Russes ne veulent pas plus que nous de la guerre. Ils ne veulent à aucun prix d’une troisième guerre mondiale avec son lot de morts, de blessés, de famine et de destructions ; en cela ils ont déjà largement donné, mais ils savent aussi que dans un monde impitoyable, seuls les plus forts survivent. Or, « certains » ne veulent pas leur laisser le choix !

Si nous voulons la paix, il nous faut préparer la guerre en éliminant à la racine du mal ceux qui parmi nous attisent les braises, et pour obtenir quoi ? Toujours plus de pouvoir et d’argent sur le dos de leur peuple.

Aussi, lorsque vous irez glisser un bulletin dans l’urne aux prochaines présidentielles, ou lorsque vous déciderez de vous en abstenir pensant – à juste titre sans doute – que les élections seront de fait « truquées » et qu’il ne sert à rien de perdre votre temps, posez-vous ces questions essentielles : dois-je voter pour celui qui veut m’emmener à la guerre, m’exterminer et me remplacer, ou pour celui qui tendra la main à la Russie et m’apportera la paix ?
Voulez-vous vous trouver un jour dans la situation d’Elen, être obligé de quitter la France pour sauver votre vie, où vivre en liberté sur vos terres ?

Sachant ce que l’Europe a déjà prévu pour nous juste après, je vous conseille humblement de faire le bon choix !

Valérie Bérenger

image_pdfimage_print
23
2

17 Commentaires

  1. Il y a une finesse que je ne saisis pas. Qui était cette petite fille sauvée par Elen? Elen elle-même ?

      • Merci. Je redoutais une « finesse » encore plus fine.
        Merci pour cette émouvante histoire, inimaginable même pour des adultes aujourd’hui; Quels géants marchent sur la Terre, même s’ils ont aussi grands que le petit Poucet…

  2. l’important c’est de haïr les russes qui sont contre les lgbt, la pma, les traditions, et surtout pour l’islamophobie !

    • Dans les années 60, lorsque je suis retourné dans le pays de mes aieux , ma cousine Natacha me demandait souvent : « MAIS POURQUOI ESTCE QUE VOUS NOUS VOULEZ TANT DE MAL? »….Dans son histoire , et cette histoire se répète , à chaque fois que les russes ont voulu se rapprocher de l’occident , en particulier de la France , ils ont été repoussés avec mépris .

      • Ce ne sont pas les Français qui méprisent les Russes, mais plutôt les gouvernements successifs après De Gaulle; lesquels étaient déjà contaminés par l’idéologie mondialiste.

  3. C’est vraiment décidé, je me retire de Riposte Laïque qui m’avait habitué jusqu’à présent à davantage de clairvoyance et à une information plus objective !!

  4. Un petit commentaire de ma part….NON les français ne sont pas tous généreux, ma mère ainsi que mes grands parents ont évacué ( sur l’ordre du gouvernement belge) et se sont retrouvés dans la région d’Abbeville, comme il faisait très chaud, ils se sont adressés à une ferme pour avoir de l’eau pour qu’ils se désaltèrent…les gentils fermiers français, leur ont répondu : « Allez boire au canal Albert »!!!!

    • J’ai à peu près les mêmes informations sur la générosité des gens du sud pour leur compatriotes du nord ,évacuant les abords des frontières et se faisant traiter de sales boches .
      Quand chacun défend sa peau et le peu qui lui reste à manger ,la grandeur d’âme se met aux abonnés absents .Ce n’est décidément pas beau la guerre.

  5. Si Staline ne pensait pas que Hitler allait l’envahir, c’est qu’il croyait que l’Abwehr savait que c’était du suicide; mais cette dernière a sous-estimé l’armement et l’industrie russe, qui avait fait en 30 ans ce que les nations occidentales avaient mis 2 siècles à développé.

    Il y a un témoignage filmé et écrit de Hitler avec Mannerheim (Finlande) pendant Koursk (Hitler a tt fait dactylographier pour l’Histoire, sachant que c’était la bataille décisive, et non pas Stalingrad) où il explique que les russes avaient 4 fois plus de blindés en 41 que ce que ses services lui avait dit. Et qu’ils n’en venaient pas à bout.

    De plus l’Allemagne ne savait pas que le Japon allait attaqué les US, trop tôt pour Hitler, attaquer comme le Horace contre les 3 Curiaces, un après l’autre, les US en dernier, pour la prochaine génération. Staline si et pensait que Hitler savait aussi

    • Mon grand père me racontait une conversation en 1941 avec un français
      qui lui demandait : » dis donc VLADIMIR , dans ton pays , il y a des avions ? »il lui répondit : » PAUVRE CON! dans mon pays , il n’y a pas d’avions , parcequ’ils ne pourraient pas voler , les^poteaux télégraphiques sont trop hauts ! »….Le français moyen n’a pas attendu TF1 et BFMTV pour se laver le cerveau , déjà avec radio Paris ça marchait bien

  6. Les guerres civiles suivent souvent les guerres entre les pays
    On verra bien ce qu’il en sera quand les réfugiés ukrainiens et ceux qui ne sont pas partis règleront leur compte .Car il y en aura ,n’en doutons pas

    • L ukraine est un pays qui n’est ni un etat , ni une Nation , il n’y a pas d’unité , et ça ne date pas de 1991 que l’on nous présente commel’origine du monde ;c’est le résultat d’une histoire séculaire, fait de violences , d’occupations , de soulèvements , entre et contre les russes , les polonais ,les juifs, roumains , hongrois , les khans tatares, les paysans ukrainiens .Depuis un siècle , les cosaques d’UKR se sont divisés, à l’intérieur mème des familles entre tsaristes et bolchéviques, puis entre partisans et pro nazis, aujourd’hui entre ukronazis et russes….Dans ce pays , tout est possible surtout avec l’aide des européens et des USA

  7. urgent Lassalle a déclaré sur sud radio à propos des élections de 2017 : Jean Lassalle : Eh ben c’est Rothschild qui a décidé, c’est Rothschild qui a décidé de son élection, avec monsieur Arnault, avec monsieur Niel son gendre qui était en prison il y a 14 ans, pour des faits très graves, et qui ont choisi effectivement de le pousser, de le porter au pouvoir. il faut ébruiter ça au plus vite. A mettre dans « SUS A MACRON » Appelez au boycott de free

Les commentaires sont fermés.