Une marche républicaine de républicains anti-démocrates

Publié le 15 janvier 2015 - par

Manifestants-11-janv-2015S’il y avait assurément de louables raisons de participer à la Marche républicaine – en chef de file l’émotion suscitée par l’exécution de 17 personnes par 3 fous islamistes, – il en est d’autres, rationnelles, lucides qui incitaient à ne pas se joindre à ce qui fut nommé ici, le bal des hypocrites, là, le bal des charlots. Pour tout dire, le grand bal des anti-démocrates avérés.

«  Marche républicaine « fut le terme choisi pour défendre « les valeurs de démocratie et de liberté « Un mot fourre-tout dont on ne sait plus très bien ce qu’il signifie de plus que son opposition à celui de monarchie. Une chose est sûre, si les personnalités de différents pays présentes dans les rues de France, ce 11 janvier, se sont ipso facto assimilées à des républicains, à combien, parmi elles, attribuerions-nous, sans risque de nous tromper, la qualité de démocrate ?

A François Hollande ? Le passage en force du mariage homosexuel la dément.

A Alain Juppé, qui ne voit pas l’utilité de revenir sur cette question si la droite parvenait au pouvoir en 2017 ?

Malek Boutih est-il démocrate qui menace le Front National si ce dernier gagnait la prochaine présidentielle ?

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A Nicolas Sarkozy ? Sa ratification du traité de Lisbonne – «  maxi traité complexifié «  pour l’Europe – refusé par référendum par les Français en 2005 ne plaide pas en sa faveur.

Nous ne voyons pas davantage de démocratie dans le mouvement idéologique LGBT imposé dans les écoles républicaines.

Côté européen, le président de la Commission, Jean-Claude Junker est un grand démocrate qui décréta à propos dudit référendum « Si c’est ” non “, nous dirons, on poursuit, si c’est “oui “, nous dirons, on continue. «

Guère plus de chance de découvrir un démocrate en Martin Schultz, le président du Parlement européen qui considère que la libre- circulation des peuples est un droit fondamental, ainsi au mépris du droit non moins fondamental des peuples de s’en protéger.

Angela Merkel représente-telle le peuple souverain quand elle affirme l’islam appartenir à l’Allemagne ?

Que peut bien évoquer la «  Liberté «  pour ces marcheurs républicains quand, en 2012, la démocrate Viviane Reding, nommée membre de la Commission européenne depuis 1999 (n’ayant donc jamais été élue), annonce sans ambage à des députés français aux regards de vaincus qu’ » il faut lentement mais sûrement comprendre qu’il n’y a plus de politiques intérieures nationales «  mais « que des politiques européennes « ?

Côté religieux, démocrate l’UOIF, proche des frères musulmans, classée aux côtés d’Al-Qaeda et de l’Etat islamique, parmi les 83 organisations terroristes répertoriées par les Emirats Arabes Unis, en 2014 ?

Ne parlons même pas de la représentation de pays africains comme le Mali, le Niger ou le Tchad qui ont de bien étranges façons de pratiquer la démocratie.

Ce 11 janvier, au nom de toutes les libertés et de la défense de la démocratie, ont donc défilé des élus politiques soumis aux ordres de dirigeants européens jamais élus. Ce 11 janvier, s’est joint à eux une organisation islamique classée terroriste mais qui, chaque année, au Bourget, est l’instigatrice du plus grand rassemblement musulman du monde occidental.

Si cette marche républicaine de tous ces politiques élus et non élus et anti-démocrates doit rester dans les mémoires, cela sera pour les raisons inverses de celles qu’elle a scandées. Alors, soyons LUCIDES !

Caroline Corbières

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