Une messe bretonne pour la retraite de Vincent Bolloré

« Je laisserai ma place (…) lorsque nous fêterons le bicentenaire du groupe », avait annoncé Vincent Bolloré, le 19 janvier, devant une commission d’enquête sénatoriale sur la concentration des médias, ajoutant « aujourd’hui, je finis de laisser ma place de conseiller, après avoir été dirigeant jusqu’il y a trois ans. Ma famille a accepté de poursuivre cette saga industrielle. Elle va représenter la septième génération ».

Du point de vue des titres, le patriarche s’est déjà mis en retrait au profit de deux de ses enfants : Yannick, 42 ans, PDG de Havas depuis 2013, est devenu président du conseil de surveillance de Vivendi en 2018, et Cyrille, 36 ans, a pris les rênes du groupe Bolloré en mars 2019.

C’est ainsi que le  jeudi 17 février, à la chapelle de Kerdevot, à Ergué-Gabéric, Vincent Bolloré et ses deux fils Yannick et Cyrille, en costume glazik, ont été accueillis au son de la cornemuse et de la bombarde avant une cérémonie religieuse. La tradition familiale était respectée, ce qui a été l’occasion pour Cyrille Bolloré de rappeler son attachement personnel au berceau familial où la dynastie est ancrée depuis 1822.

Une fois les invités rentrés dans la chapelle, la famille Bolloré s’est mise en ordre de marche sur le tapis bleu (glazik), pour fermer solennellement le cortège. C’est Cyrille qui portait la croix, entouré par son frère Yannick et sa sœur Marie ; Vincent Bolloré fermait la marche.

À la sortie un comité d’accueil resté à l’écart jusqu’au dernier moment s’est manifesté avec chants et banderoles. « Merci pour l’Afrique. Merci patron. Merci pour Zemmour », ou encore « L’argent est une drogue dure » : les slogans étaient criés au nez des participants à la cérémonie, ce qui n’a pas empêché Cyrille Bolloré de saluer, dos tourné à la petite troupe, les invités.

Le discours de passation de pouvoir de Vincent Bolloré a ensuite eu lieu à Lestonan. Une fête, devant accueillir un millier d’invités, est prévue le 7 juillet au Chalet des Îles à Paris.

Le patriarche  aime à rappeler qu’au début des années 1980, quand il s’est attelé au redressement de la papeterie familiale, celle-ci « employait un peu moins de 800 personnes ». Désormais la Compagnie de l’Odet, holding à la tête de l’empire Bolloré, façonnée en quarante ans à coups d’acquisitions, totalise désormais 80 000 salariés et 24 milliards d’euros de revenus annuels.

Un empire ancré d’une part dans l’industrie (groupe Bolloré, dans le transport et la logistique) et de l’autre dans les médias (Vivendi), dont il est un géant.

Il  se murmure qu’il s’agit d’une retraite fictive : « il n’a pas de titre mais on sait qu’il influence les grandes décisions stratégiques », souligne une source proche, pour qui l’homme d’affaires tiendra le rôle de conseiller informel du groupe « pendant un temps indéfini », qui dépendra de « l’évolution des problèmes ».

Car plusieurs dossiers brûlants restent à boucler : acquérir la totalité du capital du groupe Lagardère, empêcher le fonds d’investissement américain KKR de prendre pied dans Telecom Italia – dont Vivendi est premier actionnaire – et convaincre le gouvernement espagnol de laisser Vivendi prendre près de 30 % du capital du groupe de médias Prisa, propriétaire du quotidien El Pais, contre 9,9 % actuellement.

Sans compter la cession planifiée de la branche logistique du groupe en Afrique, que Vincent Bolloré entend mener à bien.

Le groupe a acquis un poids colossal dans les médias : audiovisuel (groupe Canal+ et ses chaînes C8 et CNews, radio Europe 1), presse (Prisma Media, premier groupe de magazines en France, JDD, Paris-Match, Prisa en Espagne), publicité et communication (Havas), édition (Editis) ou télécoms (Telecom Italia).

« Derrière ces logiques de concentration, de prédation économique, il y a une logique de domination politique », a déclaré Edwy Plenel, cofondateur de Mediapart, visant en particulier CNews, accusée de nourrir « une obsession pour les thèmes d’extrême droite ». Et pire encore : de 2019 à 2021, cette chaîne accueillait Éric Zemmour, désormais candidat “d’extrême droite” à la présidentielle.

Quand la plupart des milliardaires français ont fait et soutiennent probablement encore Macron le mondialiste pro-islam, l’on a envie de répondre qu’enfin un grand patron, catholique et fier de ses racines, aide la cause nationale et ne peut être que bénéfique pour notre pays.

Le départ en retraite de Vincent Bolloré est un joli moment qui nous rappelle que la France n’a pas dit son dernier mot !

Mitrophane Crapoussin

https://www.youtube.com/watch?v=EcKaYqhJM5E

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7 Commentaires

  1. un gars qui veut développer les industries en france ne peut être qu’à éliminer ; signé un wokiste macronien

    • Ah, tu es macronien ? Arrivé à ce niveau de connerie, ton post tient la route….

  2. Catho intégriste, famille membre de l’opus dei…le premier soutien d’E Zemmour est aussi son premier ennemi, la macronie ne manquera pas de le souligner.
    Macron, lui, est soutenu par la finance mondialisée, mille fois plus riche et puissante que les Bolloré. Mais ces « patrons du monde », les Bilderberg et tous ces soros qui se réunissent en Gx, restent invisibles, quasi anonymes.
    Car ils ont avec eux LEURS médias aux ordres, qui mentent aux petits peuples et le manipulent! Et ça fonctionne mieux que prévu.
    Trump, le Bolloré US, qui jurait sur la bible lui aussi, a tenté de s’opposer à cette dollarocratie, SEUL contre les 50 multimilliardaires qui décident de notre avenir d’esclave.
    Trump a eu le Peuple avec lui, mais les mondialistes de biden l’ont vite détourné… en trichant!
    La France laïque et Citoyenne votera Zemmour, mais elle a du mouron à se faire!

  3. Merci monsieur Bolloré. C’est votre intelligence et l’amour vrai de la France qui ont fait de votre groupe l’un des tous premiers dans le pays. merci de venir nous sauver, nous les français quand les autres grands chefs d’entreprises comme Dassault restent à la traîne de tous ces énarques prétentieux qui ont accompagné Mitterrand puis Hollande dans les allées du pouvoir

  4. On m’expliquera pourquoi un patron catholique breton soutiendrait un juif athée et non une croyante catholique bretonne. Avouez que c’est difficile à encaisser.

    • Parce que dans les dédales de sa généalogie , il aurait pu aussi aller faire une prière a la synagogue du coin , il en a le droit en tout bien tout honneur , rien de malsain qu’un petit lien avec zemmour .
      Çà arrive a tout le monde ce n’est pas une tare loin de la ….
      A l’église il peut demander une intercession par un Saint ou Notre Dame ,A la Synagogue il s’adresse directement au Grand Patron ..C’est tout simple ..

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