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Une meute de barbouzes d’extrême droite prêts à tout contre Zemmour

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Personne n’ignore l’acharnement de l’extrême gauche et de ses relais médiatiques contre la candidature du Z. Cette virulence est selon toute vraisemblance amenée à gagner en intensité les prochains mois. Notons au passage que les médias relaient à l’unisson le spectre d’un Anders Breivik à la française dont on suggère lourdement qu’il surgirait parmi les soutiens d’Éric Zemmour. Un Breivik ou un Tarrant français ? Rien ne ferait davantage plaisir au système politico-médiatique dont la pérennisation, sinon la survie, dépend du fantôme sans cesse renaissant de la « menace fasciste ». De là le rôle trouble joué, ou dévolu, à la mouvance « antifa ». Que tous les « excités », voire les provocateurs plus ou moins manipulés, l’entendent : qu’un seul d’entre eux passe sérieusement à l’acte et c’est toute une famille politique qui est condamnée à une nouvelle marginalisation et ce pour plusieurs décennies au moins.

Mais revenons à Zemmour. Au-delà de l’extrême gauche, une frange de l’extrême droite se distingue aussi par son acharnement contre lui. Certains le font avec une réelle sincérité politique. C’est le cas d’Égalité et Réconciliation fidèle à son logiciel judéophobe. Ils se trompent, certes, mais demeurent fidèles à leur ligne, aussi critiquable soit-elle. En revanche existe à côté de cela un cloaque ordurier dans lequel un véritable concours de coups bas fait office de ligne politique. Nous quittons ici la sphère politique pour entrer de plain-pied dans celle de la barbouzerie. Le modèle du genre est certainement Jean-François Touzé, il y a peu cadre dirigeant du Parti de la France dont il a été en bonne et due forme exclu. Passé dans le giron mariniste (après l’avoir trahi en 2009 au Conseil régional d’Île-de-France puis l’avoir traîné dans la boue des années durant), Touzé a visiblement aujourd’hui une mission bien précise : cracher quotidiennement sur Zemmour au moyen des réseaux sociaux et entretenir de la sorte la haine des milieux nationaux contre lui. Il s’y emploie avec un rare degré de bassesse, n’hésitant pas à laisser passer des propos antisémites parmi les commentaires qu’il suscite. Un florilège de la prose de M. Touzé ? « Z et O (Omicron) sont les deux variables d’ajustement de la campagne de Macron contre Marine Le Pen » (19 décembre 2021). Zemmour est « le seul à rouler les nationaux français » (18 décembre). Zemmour ou le Judas des nationaux ? « Politiquement, ce type est un imposteur. Humainement un faquin » (15 décembre). « Tout est faux chez Z, et rien ne vaut » (10 décembre 2021). « Je doute qu’il y ait des sassafras à Villepinte, mais il y avait beaucoup de vent » (6 décembre 2021). Zemmour explique qu’il n’est plus journaliste ou essayiste mais candidat ? « Oui oui, monsieur Zemmour. Très bien ! Mais là c’est l’heure de prendre gentiment vos médicaments. » (1er décembre). « 20h raté pour un Zemmour crépusculaire et coincé. La névrose d’échec qui l’habite est-elle la conséquence ou la cause de son inconduite nationale ? » (30 novembre 2021). « Z n’a ni projet ni équipes, bredouille dès qu’il sort de sa zone de confort historico-littéraire, a le charisme d’une moule de bouchot et son expérience politique est inversement proportionnelle à l’enflure de son melon. » (27 novembre). « Résultat: 0+0=la tête à Zozo! » (26 novembre). « Ce qui se conçoit bien s’exprime clairement. Zemmour, lui, dès qu’il s’agit d’évoquer des mesures concrètes bafouille, bredouille, cafouille, et, au final, s’embrouille. On comprend mieux pourquoi il a loupé par deux fois le grand oral de l’ENA » (22 novembre). Zemmour se recueille au Bataclan ? « Pour paraphraser Lamartine chez Z « rien n’est vrai tout est faux, tout est songe et mensonge ». » (13 novembre) On pourrait continuer ainsi ad nauseam… Son acharnement, son caractère monomaniaque, finissent par mettre mal à l’aise jusqu’à l’intérieur du RN, Axel Loustau (guère suspect de sympathie pour le « Juif berbère ») s’en étant même ouvert sur Facebook. Mais tout cela est-il bien surprenant au regard du parcours de M. Touzé ?

C’est qu’en matière de coups tordus, de trahisons, l’individu est hors concours, une sommité à bien des égards. L’homme qui commence sa carrière au FN vers 1982-1983 claque la porte du parti lepéniste une première fois en 1989. Entre-temps, il est « secrétaire national aux adhésions, à la communication interne et à l’administration » (sic) sous la direction de Jean-Pierre Stirbois. Après son départ, notre homme joue la carte du nationalisme-révolutionnaire avec les comités Espace Nouveau. Écrit dans le premier numéro de la très anti-juive revue Nationalisme et République. Et se lie avec le jeune Arnaud Hautbois (connu aujourd’hui sous le nom d’Arnaud Stephan sur le plateau de LCI) alors chargé de la communication du GRECE (Groupement de recherches et d’études sur la civilisation européenne). Puis vient le temps de l’Alliance populaire. Officiellement, un mouvement de droite nationale. Officieusement, il s’agit de présenter des candidats partout où le FN est présent. De lui barrer la route. Touzé est alors en contact régulier avec Patrick Stefanini et plus généralement avec toute la mouvance qui gravite autour de l’ex-SAC. Aux élections législatives de 1993, le directeur de campagne de J-F Touzé est un certain Patrice Lalouette. C’est lui qui découvre que le groupuscule de Touzé est financé en sous-main par le RPR et n’a d’autre fonction que de parasiter un FN alors en pleine ascension. Et c’est d’ailleurs très officiellement que Touzé apporte son soutien à Chirac pour les présidentielles de 1995. Le bulletin éponyme du mouvement, conservé à la BNF, en porte témoignage. Après la victoire de Chirac, dont Stefanini est la cheville ouvrière, l’Alliance populaire se transforme en Parti national républicain. Doté de locaux dans le très chic 17e arrondissement, l’argent semble couler à flots. Les permanents sont, dit-on, payés en liquide. Les fameuses « caisses noires » du RPR ? Toujours est-il qu’aux législatives de 1997, le PNR investit des candidats partout où il peut gêner le FN, certaines de ses têtes de liste sont d’ailleurs, à l’instar de Frédéric Cranet (Fréréric Cranet-Pontois sur les réseaux sociaux), officiellement soutenus par le RPR, cette maison-mère qui ne dit pas son nom. Las… les résultats ne sont pas à la hauteur, c’est le moins que l’on puisse dire. Exit donc le PNR. Une politique de semi-errance s’ouvre pour Touzé qui le voit naviguer entre le CNIP [1] et La Droite, ce parti que tente de mettre sur pied Charles Millon. Rien n’y fait, l’échec est à chaque fois au rendez-vous. Touzé n’a plus d’autre choix que de tenter de rejoindre un FN alors sous le coup de la scission de Bruno Mégret. Au regard du contexte, le Menhir ne peut se permettre de faire la fine bouche. Touzé est donc réintégré et est élu conseiller régional en Île-de-France. Mais la nature étant ce qu’elle est, Touzé finit par claquer la porte en 2007 tout en promettant à Marine Le Pen de ne jamais rejoindre un autre groupe au Conseil régional. Une promesse qu’il s’empresse de trahir puisque c’est lui qui permet au nouveau-né politique qu’est alors le Parti de la France d’avoir un groupe régional en IDF. Une nouvelle période s’ouvre dans cette « saga » celle de groupuscules que Touzé fabrique les uns après les autres, parfois en utilisant les noms de gens qu’il a à peine rencontrés et qui surtout ne lui ont rien demandé. C’est d’abord le cas d’une militante du Bloc identitaire, ce qui vaut à Touzé les menaces de Fabrice Robert. Puis c’est au tour de feu Guillaume Faye d’être bombardé responsable d’une énième coquille vide montée par ce pitre, notre écrivain démentant immédiatement le bidonnage dans un droit de réponse adressé à Rivarol et publié par ses soins. En 2017, Touzé soutient François Fillon dont le chef de cabinet est un certain… Patrick Stefanini. Puis, tout en cohérence avec lui-même, il adhère au Parti de la France, dont il finit par claquer la porte (en même temps qu’il reçoit un courrier l’excluant le plus officiellement du monde) pour aller déclamer sa flamme renouvelée à Marine Le Pen. « Zemmour qui sait le poids des symboles choisit pour son premier « vrai meeting » de campagne, au Zénith, la date du 5 décembre, jour anniversaire de la création de son cher RPR en 1976. Le RPR, c’était Chirac, Chirac et encore Chirac. Chacun ses modèles » ose écrire aujourd’hui ce clown triste (tweet du 19 novembre 2021). A-t-il songé à s’allonger sur un divan ? Du côté de Marine Le Pen, cette dernière est-elle à ce point démunie d’intelligences depuis le départ de Florian Philippot pour qu’elle accepte de pareils boulets qui, in fine, trahiront de nouveau ? Sans compter l’inénarrable Arnaud Hautbois/Arnaud Stephan, bras-droit du sieur Touzé, chroniqueur sur LCI, en campagne pas plus tard qu’hier pour Rachida Dati (pour les élections municipales parisiennes) de par ses fonctions au CNIP, et qui à l’heure où nous écrivons ces lignes vend ses services de « communiquant » (un vendeur de vent pour dire les choses crûment) à Mme Le Pen [2]. On ne peut que partager l’inquiétude d’Axel Loustau (dont l’orientation judéophobe n’est pas la nôtre, précisons-le) sur le devenir politique de Marine Le Pen entourée de pareils énergumènes. Axel Loustau est ce qu’on appelle poliment un « antisioniste radical ». Au moins est-il cohérent avec lui-même. Quand Touzé fut exclu de la Nouvelle Droite populaire (cofondée avec Roland Hélie et Robert Spieler), il se positionna comme le plus grand des « sionistes ». Au point de prendre la parole dans les rassemblements organisés par Europe-Israël. Mais aujourd’hui que les « amis juifs » de cet homme de conviction ont fait le choix de soutenir Éric Zemmour, la « carte sioniste » entre en porte-à-faux avec ses intérêts bien compris. On le sent gêné aux entournures quand ses « amis juifs » viennent commenter sur sa page. L’ex-ami d’Europe-Israël et de la Ligue de défense juive n’hésite d’ailleurs pas à « liker » un commentaire en hommage au très « antisioniste » Pierre Sidos. Ou un message de Martin Peltier (du journal Rivarol aujourd’hui) dégoulinant de fiel anti-juif contre Zemmour. Après tout Zemmour qui, d’après Touzé, est l’homme qui cherche à « rouler les nationaux » (non pas un concurrent, mais un Judas en d’autres termes) est, à l’instar du capitaine Dreyfus avant lui, un Juif… On le sait, mais cela va mieux en le disant. Mais en matière de vilenie contre Zemmour, Touzé n’est pas le seul. Loin de là. Dans les bas-fonds d’Internet, d’autres, moins connus, s’acharnent à faire de la délation un art de vivre, particulièrement quand il s’agit de désigner auprès des journalistes « de gauche » les soutiens un tantinet « radicaux » d’Éric Zemmour.

Sur le site Bellica, une dénommée Solveig Mineo, jadis associée de Daniel Conversano dans le cadre de l’association Suavelos, vient de se fendre d’un pavé contre Zemmour et la jeune Mila. Son titre : « Affaire Mila : mettons-fin au cirque fascisant » [3] En cause, la simple hypothèse (et non pas le soutien contrairement à ce qui a pu être dit) d’un vote Zemmour, en désespoir de cause de la part d’une jeune fille qui, peu ou prou, est en train de vivre ce qui arriva autrefois à Salman Rushdie. Qu’importe à Solveig Mineo grande « antifa de droite » devant l’éternel : « Je soutiens toujours la Mila victime de harcèlement et de menaces visant à lui interdire de critiquer la religion musulmane. Je me désolidarise formellement et catégoriquement de la Mila qui s’affirme chaque jour de plus en plus clairement comme militante conservatrice galvanisée par une foule de cinglés chrétiens. Il faut distinguer d’une part la victime de violences, qui doit être protégée, et d’autre part la personnalité publique qui utilise ce statut de victime pour servir de femme-sandwich à l’intégrisme chrétien fascisant prôné par Éric Zemmour. »

L’auto-promotion ne tarde pas à arriver : « J’ai consacré plusieurs semaines à organiser bénévolement la campagne de soutien à Mila. J’ai recueilli son témoignage en procédant à une méticuleuse vérification des faits allégués, je l’ai publié sur mon magazine féministe Bellica, j’ai lancé le hashtag Je Suis Mila et j’ai créé une pétition de soutien réclamant une protection policière pour Mila, qui a recueilli 26 000 signatures. Mon travail et ma détermination ont payé, l’affaire est remontée jusqu’à la présidence de la République, et des mesures ont été prises. » Pour finir par enfoncer la jeune femme toujours menacée d’assassinat : « Mais depuis de nombreux mois, la personne que j’avais défendue avec tant d’ardeur montre un nouveau visage à propos duquel je ne peux plus me taire. J’observe chez elle une radicalisation ultra-conservatrice, qui s’est récemment traduite par une promotion explicite du candidat néo-fasciste Éric Zemmour. Je refuse d’être, de quelque manière que ce soit, associée à une personnalité qui utilise sa notoriété acquise via son statut de victime pour promouvoir Éric Zemmour, homme politique fasciste financé par les plus grandes fortunes chrétiennes de France, connu pour : son œuvre de réhabilitation médiatique du régime de Vichy ; son militantisme pour le rétablissement de la charia chrétienne allant jusqu’à la christianisation forcée des prénoms, et donc l’interdiction des prénoms païens européens ; sa gynophobie pathologique se traduisant entre autres par son militantisme pro-agressions sexuelles et son négationnisme de la notion même de viol. »

Rien que ça… Un texte pervers dont les harceleurs de Mila ne manqueront pas de faire leurs choux gras : « Voyez, même ses camarades d’extrême-droite se désolidarisent de Mila, tant cette jeune femme est une raciste fanatique… » Solveig Mineo se présente comme une « amie » de Mila. Avec de pareils amis… Mais au fait, qui est Solveig Mineo ? Compagne de Yannick Mercier, alias Yann Mercado, alias Yann Meridex, elle s’est fait connaître voici quelques années comme la voix du « féminisme » au sein de la droite nationale. Contrairement à ce qu’elle laisse entendre, ses états de service sont dans ce domaine plutôt maigres. Quelques jeunes femmes ont bien adhéré à son groupe mais s’en sont rapidement échappées (pour des raisons que la pudeur nous interdit de divulguer, les principales intéressées le feront si elles le souhaitent) pour finalement fonder le très dynamique et courageux Collectif Nemesis. Folle de rage, notre Mineo s’est fait fort de divulguer le véritable patronyme d’Alice Cordier. Au risque de mettre cette dernière en danger. Elle anime aujourd’hui l’immonde compte Twitter « Astre délateur » et, avec son compagnon, le canal Telegram « Droite antifasciste »(sic)… régulièrement visité par un petit groupe de journalistes de « gauche » qui oublient de citer leurs sources.

Il y a une autre « source » avec laquelle nos enquêteurs en « extrême droite » aiment s’entretenir, c’est Alexis Issaurat, un repris de justice (pour des affaires qui ne relèvent pas que du seul banditisme), ancien du FN qui passe le plus clair de son temps à baver sur Zemmour et plus largement sur la famille nationale. Lui qui n’a que des éloges à faire sur la presse mainstream et ses journalistes, Marianne et StreetPress en tête, se révèle un infâme cafard quand il s’agit de ses « ex-camarades ». Comment qualifier le harcèlement subi par Epona dont il s’est plu à divulguer le patronyme allant jusqu’à menacer de téléphoner à son employeur ? Qu’espérer dans ce cas de l’institution judiciaire ? Peu de chose en l’espèce. Seulement redoubler de vigilance quant à la présence des barbouzes parmi nous. La majorité d’entre elles sont motivées par l’intérêt le plus prosaïque qui soit. Certains prennent plaisir à manipuler pour mieux tourner casaque (cf. Touzé et consorts). Quelques-uns peuvent être dangereux, jouant à dessein la carte de la surenchère. Imagine-t-on les conséquences d’un Brenton Tarrant français, poussé à la faute comme put l’être en son temps Michel Lajoye ? À chacun d’entre nous de faire preuve de vigilance.

Bernard Bayle

[1] Centre national des indépendants et paysans

[2] INFO RTL – Présidentielle 2022 : l’ancien bras droit de Marion Maréchal conseille Marine Le Pen

[3] Affaire Mila : mettons fin au cirque fascisant (bellica.fr)