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Une question si simple à résoudre : levez le voile, Jean-Brichel!

La tradition archaïque et honteuse du lever de voile – les jeunes mariés forcés de présenter le drap tacheté du sang de la mariée pour prouver sa virginité s’est maintenue* jusqu’au XIX e siècle. Pascal Dibie, en 1987 professeur d‘ethnologie à la Sorbonne -médaille du prix de sociologie d’Henri Dumarest de l’Académie française pour son « Ethnologie de la chambre à coucher » confirme cette habitude dans la France du XVII e siècle.

ON N’EN DEMANDE PAS TANT A JEAN-BRICHEL, la bourgeoise à manu !

Les reines – femmes de grande noblesse – étaient contraintes de donner la preuve du coit matrimonialen exhibant leur drap de lit le lendemain des noces et on ne peut même pas demander à JB de nous filer son ADN ? 

Un cheveu, ça ne marche pas, elle porte perruque.  Un mouchoir ? Ses kleenex et ceux de tout le personnel filent-ils systématiquement à l’incinérateur afin de « protéger sa vie privée » ?

Qui n’a par ailleurs plus rien de privé lorsqu’iel s’offre un budget de 280.000 euros, sans prendre en compte toutes ses dépenses, le salaire de sa maquilleuse-coiffeuse (montant forfaitaire mensuel de 5200 € pour manu et JB), ni encore sa protection, ni les frais liés à son courrier (emploi de sept agents du service de la correspondance présidentielle).

Message personnel adressé aux shampouineuses de toute la France : arrêtez de lui écrire, ça ne sert qu’à vous appauvrir encore plus. Qu’est-ce que vous espérez ? Qu’ielle vienne becqueter les pâtes margarine avec vous comme Giscard ? Mais jamais. Sa grandeur est gourmande, avez-vous seulement 10 fruits et légumes à lui offrir ? (Enfin 5, s’ielle ne vient que pour un repas…)

Où nous verrons que le navrant tétrarque se prend pour un monarque, et en emprunte certaines habitudes, sans en avoir la noblesse.

Louis XVI, roi et impuissant sexuel – Soirmag (lesoir.be)

«Le roi de France ne s’appartenait pas ; il appartenait au Royaume et était surveillé en permanence par la cour qui assistait à tous ses faits et gestes

Notre omnipotent, lui, fait fouiller le personnel à l’entrée et à la sortie.

Poursuivons : « Même l’accouchement était public. C’était un véritable spectacle.

Là, voyez-vous, grâce aux confidences de Jean-Brichel aux échotiers émus aux larmes, nous apprenons que ses deux filles ont souvent joué les premiers rôles pour le Roy.

« Pour celui du premier enfant de Marie-Antoinette, ce fut l’émeute tant il y avait de monde. L’intimité du roi était connue de tous à Versailles. Les ministres cherchaient à tout savoir par les laquais qu’ils n’hésitaient pas à payer.

Aujourd’hui, certains d’entre nous participeraient volontiers à une cagnotte pour payer la « macoiffeuse », les « mézavocats » ou encore le « moncabinet » de la moitié de la demi-portion afin qu’enfin, ils « viennent chercher » les mouchoirs.

« A l’époque, les mêmes politiques ne se gênaient pas pour faire courir des pamphlets s’ils n’appréciaient pas tel ou tel comportement royal. » À partir de Louis XV, les pamphlets circulaient en nombre. Exemple : « la morue sent le hareng » ! Des gravures pornographiques mettant en scène les ébats royaux circulaient aussi, imprimées en Angleterre.

Aujourd’hui, ce serait plutôt du genre : macron tu dégages, macron démission. Ou encore : Je me ferai vacciner quand Jean-Michel reviendra » Tout cela discret, poli, mesuré.

Ce lever de voile est soulevé notamment par Laure Adler dans son livre Secrets d’alcôve, Histoire du couple de 1830 à 1930. Elle y étudie les nuits de noces dans les familles françaises du xixe siècle

L’exhibition de la couche nuptiale maculée de sang est une tradition prenant source dans le livre du Deutéronome (22,13-21) de l’Ancien Testament. On en retrouve manifestation notamment dans le monde rural français jusqu’à l’aube du 20ème siècle.

Ces malheureuses jeunes épouses étaient mises à nu pour satisfaire la curiosité des cuistres et des lourdauds (de notre genre). Et JB, chez qui on ne retrouve pas le moindre sang bleu ni le moindre soupçon de bon goût par ailleurs, fait lea difficile ?

Pas une serviette de table en soie avec monogramme brodé ou un gant de toilette en pur coton d’Egypte à fourrer dans votre ceinture ?

 Aujourd’hui ce manque d’informations est le signe d’un grand embarras, car par les temps qui courent, la moindre féqueniouze est démentie illico. Libération, réquisitionné en premier pour sauver la respectabilité du couple présidentiel, présentait bien une « checknews », qui fut reprise, faute de mieux, dans quelques autres journaux. Elle était d’une vacuité intégrale.

L’entrée de l’épouse du président de la République en exercice au musée Grevin est devenue un passage obligé. La statue de cire de la Première Dame va trôner aux côtés de celle de son mari.

Seule photo que j’aie pu trouver sur Google (juré-craché!):

Levez le voile, Jean-Brichel. On vous le demande avec tout le respect que vous exigez de nous. Même pas la peine de retirer vos divers artifices. Vous qui prenez le temps de téléphoner « quotidiennement » à Line Renaud, pourquoi ne pas give a short call à votre grand frère ? Vous savez, le petit gros venu féliciter sa grandeur le jour de son investiture ?

Anne Schubert