Une semaine d'actualité en vrac : Obama connection

« Les Bourses s’envolent à l’issue du G20 » selon l’AFP. Voilà sans doute l’enseignement majeur de cette semaine marquée par l’omnipotence dans l’actualité du Président américain, spécialement à travers sa tournée européenne. Effectivement, les Bourses du monde entier ont accueilli très favorablement les conclusions du G20 de Londres. A Paris, le CAC 40 a terminé la séance à +5,37%, à 2.992,06 points. Soit tout près de la barre des 3.000 points, à son plus haut niveau depuis le 13 février. Dans le reste de l’Europe, à Londres, le Footsie-100 a gagné 4,82%. A Francfort, le Dax a bondi de 6,07%. A la Bourse de Milan, le seul titre Fiat a explosé de 27,12%. Même tendance à New York. L’indice Dow Jones a gagné 2,73% et le Nasdaq 2,82%.

Les Bourses s’envolent à l’issue du G20… ou comment Obama rassure les riches en soumettant l’Europe !

Voilà la réaction de ceux qui ont mis l’économie mondiale à genoux au lendemain de ce qui a été présenté comme un tournant pour un nouveau capitalisme plus moral, voire plus juste ! Mais que nous vaut cet optimisme des milieux financiers ? Il se décline en quelques mots d’Obama : « L’Amérique est prête à assumer son leadership », ce qu’ont entériné les dirigeants européens. Il s’agirait d’avancées historiques : pour la relance, il est question d’injecter via le FMI et la Banque mondiale, deux organismes neutres comme on le sait, mille milliards de dollars ; une liste de paradis fiscaux serait établie par l’OCDE censée participer à moraliser par plus de transparence le système ; les salaires et les bonus des banquiers ou des traders devraient répondre à des règles internationales ; la régulation financière serait renforcée…
Ce sommet dit « anti-crise », présenté sous le signe de la satisfaction générale se serait, contre toutes attentes, engagé à réguler le système financier et à accroitre la relance. Les dividendes, les profits seront-ils donc redistribués ? Les profiteurs se verront-ils invités à partager ce que créent ceux qui travaillent et sur le travail desquels ils s’enrichissent ? Pas du tout ! « Sommet anticrise », la belle affaire, rien ne changera sur le fond à la fracture des inégalités qui est nourrie par cette logique fameuse qui divise les hommes entre richesses et pauvreté !
Pour les européens et spécialement pour la France qui vient de rejoindre fraichement l’OTAN, c’est un nouvel alignement sur les exigences américaines propre à son leadership du capitalisme mondial. Ce qu’a demandé aux européens Obama, c’est qu’ils fassent plus pour relancer « l’activité », et selon ses propres termes, il entend obtenir des partenaires européens des « efforts robustes et soutenus jusqu’à ce que la demande soit restaurée.» Ce dont il s’agit, c’est de faire payer la débâcle d’une économie fondée sur la spéculation et le crédit dont l’organe centrale est l’Amérique au monde entier et spécialement aux contribuables européens. C’est de faire payer le coût aux peuples des profits qui ont fait cette crise et grâce auxquels certains se sont sur-enrichis avant de tout mettre dans le rouge.

A vous de jugez ! DSK avait tout anticipé, y compris le mépris du petit peuple…

Préfigurant le G20, Dominique Strauss-Kahn, président du FMI était l’invité d’honneur de l’émission « A vous de juger », le 26 mars dernier, qui était consacrée à la crise : il avait déjà tout prévu, le capitalisme allait être réformé, bien évidemment en tenant compte de l’expérience. Une enquête sur ce que les Français pensent sur ce sujet présentait que 55% d’entre eux considéraient que le capitalisme ne va être réformé qu’en surface, 31 % pas réformé et seulement 9 % qu’une réforme en profondeur pourrait avoir lieu. Ce qui faisait dire à l’invité, « vous voyez que les gens croient dans la capacité à réformer le système », additionnant ceux qui disent qu’il ne sera réformé qu’en surface avec ceux qui y croit vraiment et font confiance aux DSK et consort !
Ce digne représentant des intérêts des puissants était à la manœuvre pour phagocyter l’opinion, telle que la pratique en est coutumière dès qu’elle ne va pas dans le « bon sens ». Il en ressortait une fois de plus un mépris du peuple qui avait bien éclaté au grand jour au lendemain du référendum de 2005 sur la Constitution européenne et définissait les Français qui l’avaient rejetés comme n’ayant rien compris !
Le très libéral Aznar invité à dire son mot nous confiait ce que pensent les européistes convaincus tout bas : toujours et encore plus de libéralisme, seule la concurrence sans entrave pouvant soi-disant nous sauver, en acceptant bien sur des restrictions nouvelles et la remise en cause d’acquis.
S’il fallait en croire DSK, on allait moraliser tout ça et ne plus laisser faire le marché sans entrave, tel qu’il avait été jusque-là prôné par l’Union Européenne. L’UE qui a encore pourtant mis récemment en procès la France pour avoir défendu que Renault puisse ramener 400 emplois de ses délocalisations dans notre pays. En réalité, l’ordre de la concurrence libérale continu de plus belle, il suffit de regarder du côté de Natixis, banque française d’investissement qui n’hésite pas à licencier 1200 salariés en toute impunité, après avoir été recapitalisée par l’Etat français et dont les gestionnaires se versent à eux–mêmes dans ce contexte des primes de dizaines pour un montant de 70 millions d’euros, de quoi avoir la nausée.

La crise pas pour tout le monde : le management des opinions publiques au cœur des mensonges du G20 !

Ce discours lénifiant qui nous a été servi lors de ce sommet pour un nouveau monde se décline sous le signe d’une stratégie de management d’une crise où il n’est question en réalité que de sauver les apparences, après que le capitalisme ait démontré son incapacité à répondre aux grands besoins des hommes, une fois de plus.
On fait du management et rien d’autre, où comment on arrange la réalité à la façon d’une campagne de marketing, où le mensonge fait naturellement partie des arguments de vente. Il s’agit de rallier les opinions publiques derrière le « mythe Obama », créé de toute pièce par la légende de cet homme issue d’une minorité et devenue Président des Etats-Unis, présenté sous ce signe comme le nouveau sauveur de la planète, un holdup idéologique de plus.
Tout ceci à l’image du décret Fillon qui épargne les privilèges des patrons en faisant que, seule une poignée de dirigeants d’entreprises aidées par l’Etat verrons leurs rémunérations et bonus encadrés jusqu’en 2010, et d’un certain bouclier fiscale qui fait faire des économies aux plus riches par des crédits d’impôt exorbitants pendant que d’autres se saignent. Avec l’Obama nouveau, on nous a exposé le dernier mode de coaching de la mondialisation, pour donner le sentiment que tout change pendant que rien ne change.
Le changement climatique, argument de la nouvelle gouvernance financière dont la facture sera présentée aux peuples
Selon ce sauveur, traitements de la crise financière et de la crise écologique sont indissociables.
Lors de sa rencontre avec les chefs d’Etat des Vingt-sept, à Prague, il a promis de travailler activement avec eux sur les questions énergétiques et le changement climatique : « Notre santé économique à long terme est directement liée à notre capacité à travailler ensemble sur la question de la sécurité énergétique et du changement climatique », a-t-il dit. Un des arguments les plus sûrs aujourd’hui pour justifier les nouvelles soumissions à venir en jouant sur la peur au lieu de la maitrise collective et citoyenne.
De fait, un alibi à de nouveaux sacrifices pour les peuples et une bonne conscience pour les puissants. Exemple, la nouvelle taxe carbone que concocte Nicolas Sarkozy et est censée remplacer le financement de la taxe professionnelle dont il a fait le cadeau aux entreprises, un de plus. Une taxe carbone qui va être appliquée tous azimuts sur une multiplicité de services et de produits dont le coût sera répercuté d’une façon ou d’une autre sur le consommateur ou sur le contribuable.
Obama, une politique étrangère aussi tordue que le système qu’elle protège.
En matière de politique étrangère, il a remis les pendules à l’heure de ceux qui avaient encore quelques illusions sur ses projets.
Il a fait la leçon aux européens concernant la Turquie dont il soutien l’entrée dans l’Union européenne, montrant comment il entendait respecter l’indépendance des pays européens, en la soumettant aux desiderata de l’administration américaine. Il aurait tort de se gêner alors que la France vient de renforcer l’OTAN en faisant allégeance.
Selon Obama, « les Etats-Unis et l’Europe doivent considérer les musulmans comme des amis, des voisins et des partenaires ». « Aller vers une entrée de la Turquie dans l’Union européenne constituerait un signe important de votre engagement dans cette direction et assurerait que nous continuons à ancrer la Turquie fermement en Europe », a-t-il ajouté.
Au passage, il oublie de nous rappeler que la Turquie vient d’être épinglée pour être le pays où Mein Kampf, d’un certain Adolf Hitler, le best-seller de l’antisémitisme et du racisme, se vend par dizaines de milliers d’exemplaires, ce qui devrait pourtant alerter, comme le fait Anne-Marie Revcolevschi, directrice générale de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. La mondialisation ne relève pas de cette morale-là !
« Les Etats-Unis vont prendre des mesures concrètes en faveur d’un monde sans armes nucléaires », a affirmé le Président américain, devant des milliers de personnes dans le centre de Prague. Il a renouvelé son souhait de négocier un nouvel accord de désarmement avec la Russie, tout en assurant que les Etats-Unis conserveraient un arsenal sûr et efficace pour dissuader tout adversaire éventuel et protéger ses alliés.
Mais derrière une apparence pacifique, Obama applique l’adage selon lequel « si tu veux la paix prépare la guerre », toujours selon les bons vieux réflexes de l’impérialisme américain. Le tir d’une fusée à longue portée nord-coréenne, destinée à lancer un satellite, lui a fourni l’occasion de soutenir le projet vivement critiqué par la Russie de système antimissile en République tchèque et en Pologne qu’il juge nécessaire, tant que la menace nucléaire iranienne persistera, selon lui.
Un argument contre l’Iran qu’il utilise fort à propos ici pendant qu’ailleurs il prône la nécessité de dialoguer avec ce pays, sous l’argument qu’il renonce au programme nucléaire militaire dont il est soupçonné. Le dialogue avec une République islamique qui ignore les libertés individuelles, impose la religion comme seule référence, bafoue la démocratie et les droits les plus élémentaires, particulièrement ceux des femmes.

Obama tend la main à l’Iran, République islamique liberticide, qui répond 5/5

Le président américain Barack Obama a pris l’initiative de s’adresser directement aux dirigeants iraniens, à qui il a proposé surmonter trente années de relations hostiles dans un message diffusé pour le nouvel an iranien : »Je voudrais parler directement au peuple et aux dirigeants de la République islamique d’Iran », a dit M. Obama qui a ainsi rompu avec l’ancienne pratique officielle d’adresser des félicitations uniquement au peuple iranien à cette occasion, associant cette fois le régime islamique aux destinataires de son message.
Admettant les « graves divergences » qui « se sont amplifiées avec le temps » entre les deux pays, M. Obama affirme que « les Etats-Unis veulent que la République islamique d’Iran prenne la place qui lui revient dans la communauté des nations ». Rien que cela ! en passant outre la condition des droits de l’homme en Iran, pendant que l’on met en accusation la Chine à la moindre respiration du Dalaï-lama.
Les réactions dans le monde occidental on été plutôt positives, en reflet du nouveau leadership américains et de ses choix stratégiques devant lesquels on se couche comme devant le Veau d’or ! Le président français Nicolas Sarkozy a vu « plutôt une bonne nouvelle » dans l’intervention de son homologue américain, en bon petit soldat.
La Russie a elle aussi « salué » l’initiative de Barack Obama, estimant que « le début d’un dialogue substantiel allait faciliter la renaissance de la confiance dans la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien », selon le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov. Chacun ici tente de tirer profit des déséquilibres selon un jeu dangereux qui méprise toujours les intérêts des peuples à s’émanciper des dictatures, des soumissions religieuses ou idéologiques.
L’Iran a accueilli ce message « favorablement » mais avec prudence, soulignant attendre des Etats-Unis des actes concrets pour réparer leurs « erreurs passées », non sans une certaine arrogance propre à la vision d’un islam d’Etat conquérant tel qu’il préside aux destinées de l’Iran. Les Etats-Unis ont d’autres initiatives en projet pour permettre une reprise du dialogue avec l’Iran, a assuré le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs. Rien qui ne soit rassurant.
Le Président américain s’est dit déterminé à « rechercher un dialogue honnête et fondé sur le respect mutuel ». Il parait rompre avec la politique de son prédécesseur George W. Bush en reconnaissant le régime islamique comme un interlocuteur possible pour le gouvernement américain, après trois décennies de conflit larvé.
En réalité, il passe surtout à une nouvelle étape stratégique de la politique étrangère américaine après le choix fait de la guerre contre l’Irak et de son occupation qui a rayé de la carte le seul régime qui s’opposait, dans la région, aux régimes sous domination islamique. D’autant que l’Iran est aussi une carte à jouer pour les Etats-Unis dans le conflit Afghan, spécialement en regard des difficultés de l’intervention occidentale, face au Pakistan et aux talibans.
Il suffit de suivre l’actualité pour se rendre compte où tout cela nous mène, comme les tendances lourdes qui pèsent sur les orientations de l’ONU en témoignent, vers une défense de la liberté religieuse comme première valeur collective interdisant au passage la critique des religions. Des religions qui font un retour de plus en plus marqué dans le jeu politique dans ce contexte de renouvellement stratégique, en ces temps de crise économique mondiale, de la domination des peuples et de la minoration de leur capacité à décider de leur destin.

Obama au forum de l’Alliance des civilisations en Turquie : une légitimation du combat des religions contre les libertés et la démocratie

On apprenait par l’AFP la participation du président américain Barack Obama, du 5 au 7 avril en Turquie, à une réunion de l’Alliance des civilisations dominée par la Conférence Islamique. Un organisme lié aux Nations unies, visant à jeter des ponts entre le monde occidental et les pays arabo-musulmans fondés sur une alliance des religions. Un déplacement qui en dit long sur la démarche actuelle des Etats-Unis quant à la place que l’on entend donner aux religions, par ces temps de crise financière mondiale ou le système se montre moralement à genoux.
Il y a déclaré que les Etats-Unis ne feront jamais la guerre à l’islam et encore plaidé pour l’entrer de la Turquie dans l’UE.
Le Premier ministre turc et son homologue espagnol, ainsi que le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, participaient également à ce forum. La participation à ce forum n’est rien de moins qu’un soutien direct à cet organisme de l’ONU, qui est dénoncé par de nombreux démocrates en France et dans le monde, comme une véritable machine de guerre contre les libertés et la démocratie, la liberté des peuples.

« Détalibaniser » l’Afghanistan qui disaient : les droits des femmes afghanes réduits à néant par Hamid Karzai

Le président Hamid Karzai après avoir applaudi la nouvelle politique américaine d’Obama qui désigne le Pakistan comme responsable de tous les maux, en même temps que la carte iranienne contre ce dernier est mise dans le jeu, vient de signer une loi « punitive » pour les femmes de la communauté chiite en Afghanistan.
Une loi «pire que sous les talibans» pour les femmes, affirme la sénatrice afghane Humaira Namati dans le quotidien britannique The Guardian. Selon le journal anglais, cette loi interdirait aux femmes de sortir de chez elles, de chercher du travail, de s’éduquer ou d’aller chez le médecin sans la permission de leur époux. Mieux, un article de la loi interdirait aux femmes de refuser de faire l’amour avec leur mari. Autrement dit, il s’agit d’une véritable légalisation du viol dans le couple, come l’association Ni putes Ni soumises le dénonce vigoureusement en demandant au Président français d’intervenir!
La loi que vient de signer Karzaï viole la Charte des Nations unies, mais aussi la Constitution afghane. Elle doit se lire à la fois comme une manœuvre électoraliste à quelques mois d’élections difficiles (20 aout 2009) pour s’assurer le soutien des conservateurs et l’usage d’un opportunisme religieux, flattant la nouvelle place de l’Iran chiite dans le jeu internationale pour « résoudre » les difficultés de l’Afghanistan. Si le mal c’est le poids de la religion, comme tout le montre dans cette région, les choses on le voit, ne vont certainement pas dans le bon sens.
Une nouvelle qui ne perturbera pas la concrétisation de la demande de Barack Obama faite en Europe à ses alliés, de renforts de troupes pour le front afghan et où les Etats-Unis se préparent eux-mêmes à y envoyer 4.000 formateurs militaires supplémentaires. Pour quoi y faire et soutenir quel forme de régime exactement ?
Une guerre dont on peut se demander si elle doit bien permettre la « détalibanisation » du pays ! La religion une fois de plus mise au service de la domination d’un peuple, et encore plus particulièrement des femmes ici, toujours premières victimes des concessions faites aux religions vis-à-vis des libertés.
On attend les réactions sérieuses de l’administration américaine qui prétend avoir mis avec Obama le droit des femmes au centre de sa politique étrangère, qui s’est contentée par la voix d’Hillary Clinton, la Secrétaire d’Etat américaine, d’un entretien en tête-à-tête avec le président afghan…

Omar el-Béchir, poursuivi pour crime contre l’humanité, parade au sommet de le Ligue arabe !

Autre question qui est celle du mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale contre le président soudanais Omar el-Béchir, qui reste sans effet et demeure dans l’ombre de l’actualité dans cette stratégie américaine qui crie au loup vis-à-vis de la Corée du Nord pour amuser la galerie. Omar el-Béchir, ce criminel qui a plusieurs millions de morts sur la conscience, s’est permis cette semaine d’aller assister au 21e sommet de la Ligue arabe, qui lui a donné son plein soutien, dans la même salle où se trouvait le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon !
La CPI qui ne dispose d’aucune force de police, est entièrement dépendante de la coopération des Etats-parties pour l’arrestation d’un inculpé… Sans une pression internationale forte, rien n’est à attendre de ce mandat d’arrêt alors que le régime de Khartoum continue, sous l’autorité d’Omar el-Béchir, de pratiquer sa politique de nettoyage ethnico-religieux, particulièrement par l’entremise de l’arme de la faim qui sert à ce régime inique de moyen d’élimination des populations qui résistent à l’islamisation et à l’arabisation qu’il poursuit.
Les expulsions de treize ONG décidées par Omar el-Béchir au lendemain de l’émission du mandat d’arrêt de la CPI, mettent en péril en ce moment même encore des millions de personnes, interrompant la plus grosse opération humanitaire du monde. Mieux encore, les 80 humanitaires expatriés chargés de fermer les installations dont ils avaient la charge attendent leurs visas, indispensables pour quitter le pays, alors que Khartoum exige des représentants d’ONG présents le paiement d’environ 30 millions d’euros pour solde de tout compte… A vomir !
Que font les grands de ce monde et les Etats-Unis face à ce problème ? Leur regards sont ailleurs, à suivre l’arc décrit par une fusée Nord coréenne plaçant un satellite de communication en orbite, crime de lèse majesté pour ne pas en avoir préalablement référé à Big Brother Obama… On a toujours besoin d’un bouc-émissaire chez soi, quant il n’existe pas, il faut le fabriquer !
Les journalistes pendant la guerre en Yougoslavie avaient beaucoup d’imagination pour inventer des formules chocs pou provoquer l’émotion, les termes adéquats à ce que l’on attendait d’un procès idéologique car le feu vert en avait été donné par « les autorités », pour y justifier la guerre. La poursuite par la Cour pénale internationale de criminels de guerre qui avaient commis des crimes en ex-Yougoslavie, ne rencontraient que des soutiens des pays occidentaux, des crimes qui ne représentaient pas le centième de ceux dont s’est rendu responsable le Président actuel du Soudan qu’on laisse libre.
Le fameux réalisme américain, qui cherche partout des points d’appui à sa domination en fermant les yeux là pendant qu’ailleurs on braque les projecteurs, est prêt à nous faire payer le prix fort de sa politique en recul de libertés, fut-ce au risque de pactiser avec le diable. Il n’y a aucun projet politique porteur d’une conception des libertés et des droits humains universels dans tout cela, orientant le monde tendanciellement vers le progrès, mais une volonté de préservation d’un système dont l’Amérique tient le leadership, celui de l’exploitation sans vergogne de l’homme par l’homme.

Rions un peu : Michelle Obama offre une guitare à Carla Bruni-Sarkozy…

Aller, rions un peu tout de même, malgré ce monde de brutes ! On nous dit d’Obama qu’il a su gagner les européens avec l’assurance d’un grand et sans arrogance, formidable ! Il y a eu, selon les observateurs, une véritable lune de miel entre notre petit Nicolas et le grand Barack Obama (1,93 m…). Mais Carla et Michelle n’étaient pas en reste, côté petite touche de ridicule sans laquelle il aurait maqué quelque chose.
On nous dépeint avec à propos, le Première rencontre entre la première dame de France, Carla Bruni-Sarkozy et la « First lady » américaine, Michelle Obama, comme particulièrement chaleureuse lors du sommet de l’Otan à Strasbourg.  » En signe d’amitié », la femme du président américain lui a offert une guitare de légende, de la marque « Gibson ». Elles ont eu un entretien en tête-à-tête lors d’un déjeuner vendredi, apprend-t-on de sources informées… On rajoute même qu’« Elles se sont montrées proches l’une de l’autre, s’embrassant pour se saluer et se tenant brièvement la main » c’est chaud !
On pourrait se laisser aller à rêver un instant à cette semaine d’actu articulée autour du 1er avril, en songeant à un de ces tubes qui vous font oublier tout… Il paraitrait que ces deux premières dames nous préparent un duo de choc pour l’année prochaine, 61e anniversaire de l’Alliance atlantique, avec un ancien thème remis au goût du jour pour une nouvelle chanson : « Faites l’amour pas la guerre ! ».
Mais réalisme oblige, il est à craindre que ce nouveau tube des « First lady », d’un 1er avril qui pourrait faire sourire, ne puisse nous faire oublier le monde épouvantable que nous préparent leurs époux, si les peuples ne s’en mêlent !
Guylain Chevrier
Historien

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