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UNEF : Sonia Mabrouk a démasqué le racialisme de Mélanie Luce

C’est vraiment une interview à ne pas manquer, à savourer… Un délice pur.

La racisée de service s’étonne que depuis plus d’un siècle il n’y ait eu que des Blancs à la tête de l’UNEF. Elle sait qu’on est en France, « pays de race blanche et de culture chrétienne » selon le mot de De Gaulle ?

Comme elle s’emmêle les pinceaux pour justifier de se présenter comme racisée et donc participe au racisme qu’elle prétend dénoncer… Excellente Sonia Mabrouk (SM, ci-dessous) qui met le doigt sur ce qui fâche, sur les contradictions de la donzelle ! Et c’est une femme d’origine tunisienne qui mène l’interview, j’allais dire l’hallali. Médaille d’or pour Sonia Mabrouk, excellente, implacable, chaque question est une banderille  plantée dans la bête.

Olé !

Extraits de l’interview à visionner dans son intégralité dans la vidéo en fin d’article.

SM : Vous considérez donc la couleur de peau comme une identité, une construction sociale ?

ML : Je considère, ce n’est même pas moi, c’est la société qui me fait comprendre au quotidien qu’effectivement, à ma couleur de peau on rattache des stéréotypes. C’est ça le mot racisé. S’il n’existe pas de races biologiques, il existe des races sociales.

SM : Mais en vous présentant ainsi, vous actez l’existence de races et d’une assignation radicalisante.

ML : Non,  pas du tout, en me présentant ainsi je fais le constat... et elle te mélange l’exemple de Mohamed qui aurait 10 fois plus de mal à trouver un emploi qu’un autre (qui ne fait pas la prière, qui ne demande pas de repas halal, qui serre la main des femmes, qui ne fait pas ramadan, qui ne demande pas le port du voile pour les femmes… mais elle continue de faire l’imbécile et de parler de racisme) et l’exemple du prétendu sexisme qui ferait que les femmes gagneraient moins que les hommes… Quel bordel dans sa tête ! Et c’est présidente de l’UNEF, un engin pareil : ne vous étonnez pas de ce qui s’est passé à Grenoble ! Elle ne sait que se plaindre, dénoncer… Pour le reste, on peut en effet considérer qu’elle est là… parce qu’elle n’est pas blanche (même si ça ne se voit pas à l’œil nu) et non pas pour ses qualités intellectuelles !

SM : J’imagine que vous dénoncez toute forme de racisme.

ML : Bien sûr.

SM : Y compris le racisme anti-blanc.

ML : Attention, est-ce que vous considérez qu’il y a un racisme anti-Blanc, est-ce que vous considérez que quand on est blanc, aujourd’hui, on ne peut pas accéder à un emploi, à un logement…

SM : Je ne sais pas, je vais vous citer quelques exemples vous allez me dire si c’est du racisme ou du mépris anti-blanc . Plusieurs membres de l’UNEF  ont prononcé des paroles très dures lors de l’incendie de Notre-Dame : « des gens qui pleurent des bouts de bois, délire de petits Blancs, ces Blancs qui font pitié » ; n’est-ce pas là du mépris anti-Blanc ou du racisme ?

ML : Attention, quand vous parlez de mépris ce n’est pas pareil que du racisme, des discriminations qui seraient subies par des personnes blanches ; dans ce cas-là, oui, ce serait inacceptable.

SM : Est-ce que vous dénoncez ces propos ?

ML : Bien sûr.

SM : Donc vous n’avez jamais tenu des réunions en non-mixité raciale au sein de l’UNEF ?

ML : Excusez-moi, mais ça n’a rien à voir, laissez-moi expliquer. Des réunions qui se tiennent en non- mixité au sein de l’UNEF et bien, oui, il y en a... Et elle bégaye, elle tourne en rond, elle s’enfonce.

Pendant ce temps, SM implacable, ne lâche pas le morceau, c’est jouissif : « Donc il y a bien des réunions de l’UNEF où les Blancs ne sont pas admis… c’est ça ? Oui ou non ? »

L’autre est verte, elle bégaye, elle fait des périphrases pour ne pas répondre, prise à son propre piège. « On n’est pas là pour parler de la manière dont l’UNEF s’organiserait »…, la question est « pourquoi ».

SM : La non-mixité n’est donc pas une discrimination à vos yeux, on l’entend ce matin ?

(…)

SM : Grenoble : votre syndicat a-t-il participé à la mise en danger de votre professeur ?

Ce matin, vous apportez un soutien entier et franc à ces 2 professeurs dont les noms ont été placardés sur les murs ?

ML : Mon soutien face aux menaces qu’ils peuvent subir, oui, mais…

SM : Il y a un mais ?

ML : Non, il y a 2 sujets

SM : Est-ce que vous pensez que l’islamophobie tue dans notre pays ?

Comme d’habitude la Luce ne répond pas et essaie de noyer le poisson «alors je pense qu’il faut revenir sur…» et elle sort une définition du dictionnaire (lequel ?)  de l’islamophobie : « hostilité envers l’islam et les musulmans », c’est ce qui a amené des terroristes à faire une tuerie sur la mosquée de Christchurch.

SM : (implacable) : après avoir été accusés d’être islamophobes, Charb et ses amis ont été tués ; après avoir été accusé d’être islamophobe, Samuel Paty a été décapité dans notre pays. Je vous pose une nouvelle fois la question : qu’est-ce qui tue dans notre pays, l’islamophobie ou l’islamisme ? 

ML : Il y a les 2, tout simplement.

SM : Les deux ? Donnez-moi le nom de quelqu’un qui a été tué dans notre pays à cause de l’islamophobie ? Pourquoi est-ce que vous avez du mal à répondre ? Est-ce que c’est parce ce que l’UNEF a des accointances avec des associations ayant des liens avec l’islam politique ? 

Et la ML accuse « votre définition de l’islamophobie n’a aucune cohérence scientifique » . Là, on se roule par terre. Apparemment, cette ignare ignore le sens étymologique du mot et ne sait pas que l’islam n’est pas une personne… L’islamophobie est l’hostilité envers les musulmans et l’islam (définition du CCIF, non validée jusqu’à présent…), je ne pense pas qu’il faille l’accepter.

SM : Il est où l’universalisme de l’UNEF d’autrefois ? Je vous pose la question, et pas en écriture inclusive.

ML : L’UNEF est toujours universaliste.

J’adore la réponse de SM : « bien sûr, ouais... »

ML : Pour être universaliste, il faut avoir pour objectif que la couleur ne compte pas. Pour le moment, ce n’est pas le cas, être un homme noir ou arabe c’est avoir plus de chance de se faire tuer par la police... (Elle sait que Floyd et Adama étaient des racailles  et qu’on est en France, pas aux États-Unis ?)

Encore un immense bravo à Sonia Mabrouk, une des meilleures journalistes qui soient, avec Christine Kelly.

Christine Tasin