Unesco : Audrey Azoulay ne fera rien, car elle ne sait rien faire

L’UNESCO – Organisation des Nations Unis pour l’éducation, la science, et la culture – fut créée en 1945, dans la ferveur du « plus jamais ça ! » L’initiative s’inscrivait dans l’élan qui voulait pacifier le monde. Il a donc semblé aux femmes et aux hommes de ce temps, que seule la culture fût le lien idéal, car rassembleur ; et surtout, dégagé de la prégnance politique. Un monde pur en quelque sorte. La tribune de l’O.N.U. était le lieu réservé aux affrontements. Si, durant les années qui suivirent, la préservation du patrimoine servit de socle à la concorde entre les États, le virage s’opéra durant la décennie des années 1970 ; et l’on vit l’Institution servir de tribunes bellicistes entre les membres ; des philippiques certes, que l’on pourrait qualifier de doucereuses. Néanmoins, fut utilisé sans vergogne le bien commun, laissé en héritage par les civilisations anciennes. Et comme l’objectif inavoué était la réécriture de l’histoire, dès lors, on entendit clamer les pires mensonges, et asséner toutes les contre-vérités possibles. S’il fallait n’en citer qu’une seule, nous la trouverions dans les livres d’histoire qui sont distribués aux enfants palestiniens, et dont le financement est assumé par l’Union européenne ; ainsi, apprenons-nous que les Juifs n’ont aucun droit sur la terre sur laquelle ils vivent. À ce pathos, qui nous est devenu familier, s’ajoutent la diabolisation, et l’endoctrinement à la lutte violente. Les ouvrages, selon la Charte de l’Institut, devraient préparer à la paix, mais comme il nous est loisible de le constater, ils s’éloignent durablement, et depuis des années, sans espoir de retour, du rêve formulé par les fondateurs en 1945.

Quand fut annoncée l’ouverture du vote pour la succession de la Bulgare Irina Bokova au poste de directeur général, les délégués et les ambassadeurs des États membres se mirent en place pour le combat à venir ; et l’on entendit le chuintement singulier, et désormais bien connu : du bruit, que font les poignards, lorsqu’ils sont sortis soudainement de leur fourreau.

L’usage et le règlement prévoient que le pays où se trouve le siège de l’Institut ne doit pas présenter un candidat. Les présidences doivent tourner entre les continents. L’Afrique subsaharienne avait occupé le poste durant treize ans ; le continent américain n’avait pas de postulant disponible. L’Europe venait d’avoir son tour avec la Bulgarie, l’Asie l’avait précédée, il revenait donc à une personnalité issue du monde arabe de briguer le poste. L’Égypte proposa une femme, ancienne ministre de l’ère Moubarak. Il se chuchotait dans les couloirs qu’elle avait toutes les chances d’être élue. Et voilà que deux jours avant la clôture, le président Hollande – à deux mois de son départ de l’Élysée et tournant le dos à l’usage et au règlement -, fit déposer le nom d’Audrey Azoulay, la dernière ministre de la Culture de son quinquennat. Colère que l’on imagine sans peine des pays arabes, devant la désinvolture du Français. Quel dessein poursuivait-il ? Placer une Française de plus à la tête d’une organisation internationale ? Il n’y avait pas pénurie de ce côté-là. Un seul objectif en fait l’animait : trouver un bon poste à une ancienne de l’ENA. En sa qualité de président de l’Institut du monde arabe, Jack Lang – lequel a parfois des éclairs de lucidité -, avait prévenu l’Élysée de la grossière et impudente erreur qui venait d’être commise. à son tour, Macron aurait pu agir et retirer le nom de l’ex-ministre ; non, il fit pire encore. Il l’emmena au G7 et au G20 et, sur place, fit campagne avec la fougue et la détermination que nous lui connaissons.

Nous imaginons aisément ce que fut la suite. Les fonctionnaires du Quai d’Orsay se sont déployés tous azimuts, avec comme mot d’ordre de convaincre les récalcitrants de porter leur vote sur la candidature d’Audrey Azoulay. Ce ne fut pas facile, les derniers résultats en ont apporté la preuve. Finalement, l’ancienne ministre l’a emporté à deux voix d’écart ; on ne peut pas prétendre que ce fut un score brillant.
Le premier choc fut le départ des États-Unis et à la suite celui d’Israël. Ce n’est pas la première fois que les Américains quittent l’Institut. Ronald Reagan en fit autant en 1984, accusant l’UNESCO d’être prosoviétique. Il n’empêche que le départ de l’administration Trump ainsi que celui d’Israël fragilise financièrement l’entreprise. Cela dit, les fonctionnaires dans les couloirs ne semblent pas trop inquiets, et proposent l’analyse suivante : « Les États-Unis reviendront au cas pas cas. »

Donc Audrey Azoulay se trouve confrontée à deux problèmes majeurs. Le premier, essayer de faire revenir l’Administration américaine sur sa décision ; le second, tenter de mettre un terme aux attaques sournoises et obscènes des pays arabes envers les lieux historiques juifs. La nouvelle directrice générale n’a ni l’envergure, ni les moyens, et surtout, ni l’envie de lutter en face de Trump. Elle fera des déclarations, prendra la pose, et ce sera tout. Quant à essayer de mettre un terme aux attaques incessantes et abjectes des Arabes sur les lieux historiques d’Israël, elle ne fera rien non plus. On se souviendra de ses silences lorsque l’UNESCO déposséda l’État hébreu de Jérusalem. Nul n’ignore que Audrey Azoulay est née juive, dans une famille de gauche, dont le père milliardaire est conseiller du roi du Maroc, et un fervent défenseur de la cause palestinienne et cela jusqu’à l’aveuglement. De quelque côté se tourne-t-elle, des murs s’élèvent. Enfin, en dernier lieu, Audrey Azoulay ne fera rien, simplement parce qu’elle ne sait rien faire. Nous avons pu juger de son inefficacité en tant que conseillère Culture et Communication de François Hollande à l’Élysée, puis en qualité de ministre de la Culture. Elle est en cela le pur produit fabriqué par l’ENA. Ce qui reste plaisant dans cette affaire est le fait que Hollande, avec son sens pachydermique de l’analyse, voulant trouver à son ancien ministre un pantouflage confortable pendant quatre ans, tout compte fait, l’a précipitée dans un chausse-trappe. Mais personne ne sort grandi de cette triste aventure.

Raphaël Delpart

 

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21 Commentaires

  1. Certes je partage l’opinion de l’auteur sur les compétences à peu près nulles de Mme Azoulay. Mais son élection est un moindre mal. Si elle n’avait pas été élue, c’est le représentant du Qatar, pays terroriste et esclavagiste qui l’aurait été. Je vous laisse imaginer ce qu’aurait été l’Unesco avec un tel président !

    • Meme la candidate de l’EGYPTE a du se désister en dernière minute, (surement sur les ordres du Président SISSI)
      dommage, le Liban espérait gagner également, il avait une candidate. bref…

  2. N’est-ce pas cette dame épinglée pour ces notes pharamineuses de taxi …pour son fils, alors qu’elle disposait d’une voiture de fonction et peut-être d’un chauffeur. Tous les parasites et profiteurs du système sont recasés dans des placards dorés. Médiocratie.

  3. c’est quand même rarissime, si c’est avéré, de pouvoir devenir milliardaire grâce à des fonctions subordonnées (conseiller du roi en l’occurrence, sous-directeur d’une banque…).
    Qu’y a-t-il derrière cela si vraiment c’est la vérité ?

  4. Si les juifs vous donnent des aigreurs d’estomac, prenez donc de l’Alka-Seltzer !

  5. Article mauvais, car tendancieux et mentant par omission.

    Pourquoi ainsi passer sous silence qu’en face d’elle, c’était le candidat qatari qui allait l’emporter selon les pointages, avant qu’elle ne soit présentée par la France in extremis?

    Que ce candidat qatari était extrêmement dangereux, un révisionniste islamiste qui aurait fait tomber l’UNESCO sous la coupe de la falsification musulmane de l’Histoire?

    Que la candidate égyptienne, a appelé à voter pour Azoulay au dernier tour, et que c’est d’ailleurs la voix de l’Egypte qui a fait basculer le vote?

    Par ailleurs, votre formulation insinue que son élection a provoqué le départ d’Israël et des USA, alors qu’ils étaient partis avant, favorisant sans doute la candidate française! Un quasi mensonge, donc.

    • Je trouve que vous êtes trop féroce par rapport à l’article !
      L’auteur met l’accent sur la falsification qui veut que les Juifs n’aient aucune antériorité par rapport aux lieux saints ! N’est-ce pas suffisant pour le considérer, sinon comme un ami d’Israël, au moins comme quelqu’un d’objectif ?
      Quant au fait de se dire qu’on a évité le pire avec l’élection d’un Qatari, cela n’empêche pas de penser que l’élection de A.Azoulay n’était peut-être pas la meilleure des choses pour Israël ce dont vous conviendrez aisément, je pense !

    • Même si elle n’est pas de mes idées, je trouve qu’elle a beaucoup de classe. C’est important dans sa nouvelle fonction.

  6. La vérité est que de toute façon l’UNESCO est sur de mauvais rails – ceux de l’islamophilie – depuis déjà un certain temps, 20 ans au moins. Elle n’agit plus de façon neutre, pour promouvoir la culture et le patrimoine, mais en fonction d’agendas politiques, participant à une certaine falsification idéologique de l’Histoire.

  7. Pourquoi ne pas écrire que son adversaire final fut Qatarien et non Egyptien ?
    Le savez-vous, au moins ?
    ONU, UNESCO et autres, sont soumis à la Loi du Monde et à la Dictature des minorités.
    L’islam est présent partout… Les « Démocraties » combattues !
    Trump ne veut plus payer pour se faire insulter ! Bravo !
    Que fait la France ? Elle se livre à ce Jeu sordide !

  8. Remarquez que ne rien savoir faire au sein d’un bidule qui ne sert plus à rien c’est un moindre mal…non ?

  9. Bel exemple de la pseudo gauche: inepte, inapte, dispendieuse, insipide, inadaptée la potiche à grelots ,quoi! En fait si elle était plus à gauche que la gauche caviar, elle serai de la gauche cazoulay!

  10. Elle est plus futée qu’on le croit. Elle se fait passer pour une gourde mais en dessous, elle palpe de beaux paquets de fric. C’est la seule chose qui l’intéresse et puis, on n’a pas besoin de gens intelligents dans ces sphères. On a besoin de gens qui savent piquer le fric sans se faire prendre.

  11. Elle ne sait rien faire mais elle a du savoir s’occuper de Hollande de belle façon!!
    Ah la reconnaissance du slip

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