Il va falloir forcer ce gouvernement à laisser la place

Publié le 29 novembre 2015 - par - 12 commentaires - 1 095 vues
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hollandoshiot

 

 

Nous sommes nombreux à vouloir la démission du gouvernement. Nous avons l’exemple de De Gaulle, qui avait annoncé qu’il partirait si on répondait non au référendum du 27 avril 1969. Le « non » l’a emporté, il a démissionné le lendemain, 28 avril. On peut penser ce qu’on veut du Général, et de ce qu’il a fait ou n’a pas fait pendant qu’il gouvernait, ce n’est pas le lieu d’en discuter aujourd’hui. Mais en partant, il a montré qu’il avait un sens de l’éthique.

L’ennui, c’est que ce gouvernement actuel de gauche n’a pas d’éthique. Cette gauche là s’impose par tout moyen et se cramponne, même lorsque plus personne ne veut d’elle. Cela je le sais depuis des années. Je l’ai vécu quand j’étais étudiante. L’université s’était mise en grève comme presque chaque année, aux beaux jours, sous je ne sais plus quel motif. Tous les ans ou presque, c’était la routine, on faisait grève au printemps.

Il faisait beau, pendant quelques temps nous en avons bien profité : nous sommes allés au cinéma, nous avons fait la fête tard le soir, Paris est spécialement beau en avril. Nous séchions les assemblées générales, ennuyeuses et interminables à souhait, et la grève était donc reconduite tous les deux jours par une petite poignée d’apprentis despotes excités de gauche qui au départ avaient un auditoire consistant mais volage.

Au bout de trois ou quatre semaines, nous nous sommes tous passé le mot : ça suffisait. On commençait presque à s’ennuyer sans cours, et puis les examens auraient lieu de toute façon, est-ce que nous devions sacrifier notre année et notre avenir, franchement ?…Il était temps de se remettre au travail. Beaucoup d’étudiants étaient sans idées politiques très nettes, ils voulaient d’abord valider leur année en juin, pour le reste on verrait plus tard. Beaucoup aussi assuraient leurs études par de petits jobs, ils voulaient en finir et entrer dans la vie professionnelle le plus vite possible. Même ceux qui s’arrangent toujours pour sécher, il y en a partout, ceux qui ne savent pas trop ce qu’ils font là, et vont peut-être aller ailleurs, voulaient la reprise. Nous savions par nos espions que les grévistes commençaient à vaciller et leurs soutiens à se disperser.

Nous avons suscité une nouvelle assemblée générale, nous nous sommes passé le mot et y sommes allés en nombre. Nous étions peut-être huit cent étudiants voulant la reprise des cours, et en face de nous il y avait…au maximum huit excités de la grève. Plus personne ne soutenait les grévistes. Nous avons voté une première fois, à main levée comme c’est l’usage, et largement gagné, mais nos adversaires ont nié le résultat et leur chef reprenait le même discours dont nous ne voulions plus, comme si nous n’avions pas voté. Notre meneur, avec notre soutien, ne l’a pas entendu de cette oreille. Il a dit : puisque vous ne voulez pas reconnaître le résultat du vote, nous allons revoter, mais autrement : tout le monde va sortir de l’amphi, les « contre » rentreront par la porte de droite, les « pour » par celle de gauche…

Evidemment ceux qui étaient pour la continuation de la grève étaient tous rentrés depuis presque le début puisqu’ils n’étaient plus qu’une poignée, alors qu’un nombre impressionnant d’étudiants « contre » était encore dehors. Nous avons attendu que tout le monde soit entré, notre victoire était écrasante, et nous avons scandé « dehors, dehors », mais l’adversaire refusait de céder la place, de reconnaître sa défaite, et tenait toujours le micro, faisant comme si nous ne venions pas de voter deux fois contre la grève, reprenant son discours insipide et répété jusqu’à plus soif !…

Alors tout simplement notre meneur subitement s’est jeté sur l’autre meneur, et en lui assénant quelques coups bien placés, après une courte bagarre a récupéré le micro, et l’a brandi vers nous, puis posément a articulé : « je vous annonce que la grève est finie et que les cours reprendront le plus vite possible ».  Nous avons applaudi vigoureusement. Les agitateurs, hués, ont quitté l’amphi tête basse, jusqu’à la fois suivante…Je n’oublierai jamais cette victoire.

Cet épisode très instructif a fait mon éducation. J’ai appris ainsi que rares sont les gens qui acceptent de céder le pouvoir, et que lorsqu’ils l’ont, ils le gardent contre vents et marées, par tout moyen, avec la plus grande mauvaise foi, même si l’opposition est forte, et ne le rendent qu’à leur corps défendant, lorsqu’ils ne peuvent pas faire autrement, lorsqu’on les y force, lorsqu’on les pousse dans leur dernier retranchement. N’est-ce pas ce qu’enseigne Machiavel dans « Le Prince »  : garder le pouvoir à tout prix.

Je pense donc que notre gouvernement actuel ne va jamais démissionner, il va falloir l’aider à partir. L’équipe Hollande-Valls-Cazeneuve-Taubira est une équipe perdante qui ne va pas rendre le micro. Il va falloir aller le lui prendre. Soit dans les urnes, soit par la force…mais n’imaginons pas un seul instant que ces gens là vont démissionner. Même au plus fort de leur échec sur tous les plans : car ils ont échoué partout, emploi, dette, politique étrangère, politique migratoire, sécurité, et j’en passe. Grâce à cette équipe de bras cassés (et leurs prédécesseurs), nous n’avons plus de frontières, plus de monnaie, plus d’armée, plus le sens de la nation, l’idée de la France est devenue un courant d’air, et les Français sont remplacés car en critiquant, ils pensent mal !

Ce n’est pas seulement le sens de l’éthique qui manque à cette équipe, c’est le sens de l’honneur. Quand on a si lamentablement échoué, on arrête de se dandiner sur le devant de la scène, on démissionne et on va se cacher dans un coin retiré et secret. Quand un gouvernement admet en nombre sur son sol les tenants d’une idéologie conquérante, opposée à toutes nos valeurs, et qui nous fait la guerre, il doit partir. Quand un gouvernement favorise en tout l’ennemi, il doit partir. Quand, pour couronner le tout, par son incurie, sa politique pénale aggravant sans cesse l’insécurité, il permet que le sang de la jeunesse française coule, il doit partir (sans parler de cette cérémonie ignoble du 27 novembre dans laquelle il fait semblant de pleurer cette jeunesse assassinée par sa faute.) Mais rien ne se passe et les mêmes sont toujours là. Nous n’en croyons pas nos yeux, tout en sachant que certains osent tout.

Redonnons-nous un gouvernement qui ait le sens de l’honneur. Poussons celui-ci vers la sortie.

Honneur et trahison sont des manières diamétralement opposées d’exercer le pouvoir. Les traîtres n’ont pas d’honneur. Nous avons de fait un gouvernement qui fait la guerre à la France. Dehors !

 

Sophie Durand

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