Val d’Oise : ils faisaient tapiner des jeunes filles placées dans des foyers

Décidément il me faut chaque jour reprendre la même entrée en matière pour mon article de ce jour que celle d’hier et d’avant-hier sur « Riposte Laïque » : « Nous vivons une drôle d’époque et, hélas, elle n’est pas très « marrante », surtout lorsqu’on est confronté à de pareilles situations « ubuesques » qui nous laissent totalement ahuris ! »

Je me vois contraint de le recopier aujourd’hui sur une nouvelle situation non plus « ubuesque » mais bien plus gravissime, qui se présente à nous.

Avant-hier, il s’agissait de deux enfants de 6 et 7 ans qui obligeaient un groupe scolaire à fermer. Hier un professeur homme qui souhaitait s’habiller en femme et se faire appeler « Madame » par ses élèves, mais tous les jours nous sommes confrontés à des évènements autrement plus graves et inquiétants : assassinats, règlements de comptes à la Kalachnikov, trafic de drogue, agressions, viols, terrorisme et, aujourd’hui, prostitution, mais pas celle que nous avons l’habitude de « croiser », une bien plus affligeante puisqu’elle concerne de jeunes filles à peine sorties de l’enfance et implique la responsabilité de l’Etat.

Inès, une adolescente de 16 ans, et son petit ami, Walid, 24 ans, sont mis en examen pour « proxénétisme aggravé ».

Ils facilitaient la mise « au tapin » de jeunes filles placées dans des foyers du Val d’Oise.

Inès avait à peine 13 ans, en 2015, lorsqu’elle fait une tentative de suicide. C’est alors qu’une autre adolescente du même foyer de Cergy lui propose de « gagner de l’argent » facilement. Elle met à sa disposition un studio à Paris et se charge de lui procurer une clientèle contre le versement d’une commission de 50 %.

Bien entendu, Inès a « laissé tomber l’école » et, quelques mois plus tard, passe sous la coupe d’un jeune « mac » de 22 ans, Walid (le prénom a été changé). Ils se mettent à leur compte, en quelque sorte « auto-entrepreneur », s’occupant personnellement de la « formation accélérée » de plusieurs jeunes filles toujours recrutées dans ces foyers d’aide sociale à l’enfance.

Le « couple » de proxénètes publie des annonces sur Internet, via des sites comme « Vivastreet » ou « Wannonce ». Ils reçoivent près de 1000 appels en quatre jours. Inès verse la moitié de ses 50 % à Walid. Il cherche à minimiser son rôle mais c’est lui le véritable « mac » qui force Inès à produire davantage, comme le prouvent les messages qu’il lui adresse.

En mars 2017, Inès n’a que 15 ans quand elle est mise en examen et placée dans un centre éducatif renforcé. Walid, son « mac », alors âgé de 22 ans à la même époque, a comparu vendredi devant le Tribunal Correctionnel de Pontoise. Il risque jusqu’à dix ans de prison et 1,5 million d’amende.

Ce ne pourrait être qu’un fait divers banal mais là où il nous interpelle, c’est que toutes ces jeunes filles, quelques-unes à peine sortie de l’enfance, puisque l’une d’elles n’a que 12 ans, furent recrutées dans ces « Foyers d’aide sociale à l’enfance », justement où sont placées ces jeunes filles « pour être protégées » et non pour « être prostituées » !

On est en droit de se demander à quoi sont rémunérés les responsables de ces « foyers » pour ne pas voir ce qui se passe sous leurs yeux quotidiennement ?

C’est justement la responsable du foyer d’Ermont, dans le Val d’Oise, qui a reçu les confidences de l’une de ses pensionnaires, prostituée, qui a fait l’effort de le signaler aux autorités compétentes.

La police a alors découvert l’ampleur de ce réseau, bien plus structuré qu’il n’y paraissait, puisqu’il « couvrait » plusieurs établissements d’accueil du Val d’Oise et que les jeunes adolescentes se prostituaient, régulièrement ou occasionnellement, jusque dans des hôtels de Rouen ou Orléans.

On espère que l’enquête sera diligentée vers d’autres horizons et permettra de savoir qui, en dehors d’Inès et de Walid, profitait de la détresse de ces jeunes filles, d’une part, mais également de la grave défaillance de l’Etat et de l’aveuglement de ces « fonctionnaires » chargés de diriger et de contrôler ces « foyers » et qui n’ont pas rempli leur mission, c’est le moins que l’on puisse dire, puisqu’ils sont destinés à recevoir tout mineur en difficulté ou en danger, d’assurer sa sécurité, sa santé, son éducation, son développement social et culturel et son épanouissement personnel, en coopération avec les parents, détenteurs de l’autorité parentale, ou avec les services de placement judiciaire.

L’objectif de ces foyers est de proposer une orientation vers une structure spécialisée afin de préparer leur avenir socio-professionnel.

Est-ce que ce contrat, passé avec l’Etat, a été rempli ? Rien n’indique que l’objectif était de former et de diriger ces jeunes filles vers une structure spécialisée telle que la prostitution, ni de leur préparer un avenir socio-professionnel de « péripatéticienne » !

Manuel Gomez

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9 Commentaires

  1. 10 ans c’est à la fois peu et beaucoup. Le proxénétisme est de l’esclavage et doit être considéré comme tel, Faire le tapin doit rester le libre choix de la personne. Mais se prostitue-t-on comme l’on choisit sa voie professionnelle ou par facilité? Enfin, bienvenue dans les lieux sordides de France.

    • je suis toujours dubitatif quand je lis les peines encourues dans différentes situations contraires à la loi, ici dans notre exemple: »Il risque jusqu’à dix ans de prison et 1,5 million d’amende » c’est de la rigolade ces peines jamais appliquées sur les voyous, surtout ceux de la diversité, je serai curieux de connaitre le verdict des juges.

  2. Et Walid s’en sortira avec 2 mois de prison avec sursis et 10 € d’amende mais aura les frais de justice remboursés par le syndicat de la magistrature.

  3. Rien de très nouveau, dans le 95, il y a 40 ans un de mes élèves bien connu des services de police (plusieurs interpellations) et des services sociaux (aide à l’enfance, planning familial, CAF, etc…) était le proxénète de 6 gamines de 16 à 18 ans élèves du même lycée. Cela permettait aux familles de mieux vivre, aux gamines de se pavaner au lycée en manteau de vison, sac Vuitton, chaussures Louboutin en cours de BEP dactylo.

  4. (suite). Et à Momo, jeune black, âgé de seulement 17 ans, de parcourir la ville dans une magnifique DS21, le top à l’époque. Le tout avec permis, carte grise et assurance en bonne et dû forme. Rien n’a donc changé depuis.Vive les politiques de tous bords, des saprophytes inutiles.

  5. tout le monde s offusque a juste titre mais la prostitution est présenté présente sous toute ses formes dans notre pays malheureusement.

  6. C’est typique des maghrébique, l’esclavage sexuel et l’exploitation de femmes non musulmane, l’Occident et plus particulièrement l’Europe est en train de subir la conquête de l’Occident par les Arabes islamiques.

  7. Ah ! Les « Putes » ! Quel beau sujet….
    Esclavagisme moderne importé dans nos banlieues, hélas… Poursuivi au nom de la Morale, du Commerce, de la Drogue et j’en passe…
    Mais les « Putes médiatiques » ? Pipolisées, déversant leur venin Korrect, protégées !
    Qui transmet la Vérole ?

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