Valérie Pécresse, l’apostate repentie et perfide !

« L’hypocrisie est un vice à la mode et comme tous les phénomènes à la mode elle passe pour une vertu ». Voilà un propos qui semble bien approprié à l’analyse des comportements actuels, tout particulièrement à ceux du monde politique ou tout au moins à la posture de quelques-uns de ses acteurs les plus emblématiques.

Faire profession de ruse et de mensonges offre bien des avantages qui vous mettent en position privilégié d’orateur révélateur puisque rien ne parait plus vrai que le travestissement sournois des réalités.

Le temps fait toujours de ses témoins des témoins oublieux, par mémoire défaillante mais surtout par hypocrisie.

Molière, dont nous commémorons, ce mois, le 400e anniversaire de la naissance, est celui qui a, sans doute, le mieux montré jusqu’où la duplicité pouvait pousser ses influences au travers de l’un de ses personnages les plus allusifs en la matière, à savoir Tartuffe.

L’hypocrisie est un art dont l’imposture est ignorée ce qui favorisent grandement l’armée de tous les tartuffes qui agissent de nos jours sans la moindre vergogne ni crainte du moindre risque pour leur honneur, faisant fi du réel au profit des idéologies dont on voit bien aujourd’hui qu’elles sont dictatoriales, qu’ils s’agissent du Wokisme, de l’antiracisme ou de toutes les théories de la déconstruction.

Alors que tous les autres vices sont blâmés, l’hypocrisie est privilégiée d’une impunité souveraine, tant que les bonnes grâces de la providence la protègent du mal absolu que représente la réalité que l’on voudrait cacher.

Un exemple ? Valérie Pécresse, la candidate de la droite parlementaire, la droite institutionnelle, la droite « bien comme il faut », la vraie droite quoi ! En tous cas la candidate de la seule droite qui vaille, celle dont la vertu principale est justement la perfidie avérée par 40 ans de compromission, battait campagne. Elle était récemment reçue dans une émission phare, sur une chaîne majeure du jeu de miroirs trompeurs des joutes politiciennes, par un journaliste lui-même acteur de ce vaste divertissement de dupes dont nous sommes en qualité d’auditeurs les victimes souvent contemplatives. Qui donc ? Jean-Jacques Bourdin en personne. Cet homme ordinairement paré du même « habit vertueux » à la mode que son invité du jour, s’est pour une fois retrouvé pris au piège de la fausse bonne conduite.

Supposément avec l’accord du diffuseur, la candidate LR s’est fendue d’une déclaration liminaire sensée la prémunir du moindre soupçon d’indulgence à l’égard d’un crime supposément commis par son interrogateur. MeToo a réellement fait des ravages pas toujours à l’avantage des intérêts de celles qu’il prétendait défendre.  Or, en fait de déclaration, il s’est plutôt s’agit d’une charge et la charge fut telle et tellement procureuse qu’il n’est pas possible de croire que ce marché puisse avoir été celui accepté par Bourdin et sa direction. Valérie Pécresse a donc sans le moindre doute été déloyale. Elle a manqué de parole, nul ne peut en douter sauf à mettre la naïveté des uns ou des autres au plus haut niveau de leur prétention…A vrai dire, nul ne peut non plus être surpris.

Rappelons que le journaliste Bourdin est accusé, par la supposée victime, d’une agression sexuelle sur sa personne, consœur appartenant au même organe de presse que lui. Ce crime supposé aurait été commis en Corse, il y a 10 ans la prescription empêchera donc que Valérie Pécresse soit démentie. Cette opération est donc, quoi qu’il arrive et même si on ne sait à quel point, tout bénéfice pour elle espèce de « chevalier » blanc d’une cause réelle et sérieuse mais bien mal défendue au regard de l’équité.

Se demander pourquoi l’accusatrice a attendu si longtemps pour déposer une plainte est une question pertinente mais qui est une autre histoire.

En revanche, il parait légitime de s’interroger sur les réelles motivations de la candidate en campagne, Valérie Pécresse, dans cette démarche qui pour le moins ne paraissait pas incontournable. L’affaire étant en cours d’instruction, aucune preuve matérielle indéniable n’ayant encore permis la mise en examen du citoyen Bourdin, chacun devrait s’en tenir à la présomption d’innocence, celle-ci demeurant l’un des principes les plus intangibles du système judiciaire français, en théorie. Mais, comme cela est souvent le cas et en dépits de sa qualité de représentante du peuple français, laquelle qualité eut dû lui dicter une attitude de réserve, Valérie Pécresse a bafoué ce principe majeur et se vante éhontément de da déclaration.

A juger sans preuve nous nous condamnons à ne rien savoir du réel.

Cependant, il y a précisément 9 ans, à l’époque du crime supposé de Monsieur Bourdin, Valérie Pécresse prenait la défense de Georges Tron, éminente figure du RPR, puis de l’UMP puis de LR, accusé lui aussi d’agression sexuelle et de viol, et pour lequel elle réclamait à cors et à cris le respect de la présomption d’innocence qu’elle semble refuser au sieur Bourdin. On le voit bien, il y a dans tout cela deux poids et deux mesures qui font apparaitre l’indigente attitude de Valérie Pécresse.

Comme son mentor ou du moins comme son adversaire duplice (peut-être complice), Emmanuel Macron, elle est adepte du « en même temps », c’est-à-dire qu’elle est capable de soutenir tout et son exact contraire au gré de ses intérêts électoraux. Ainsi, elle quitte un jour sa formation politique au motif que celle-ci soit trop « droitiste » et la réintègre au prétexte qu’elle le serait moins, tout cela au seuil d’une échéance face à laquelle elle ne pourrait se passer de l’aide et des finances de ses anciens faux amis fachistes redevenus circonstanciellement fréquentables.

Mais il y a mieux encore. Valérie Pécresse pousse aussi loin l’audace de la déloyauté qu’il soit possible de l’imaginer. Oubliant qu’elle avait lancé avec la dénommée Taubira et la non moins dénommée Rokhaya Diallo un « Appel pour une République multiculturelle et post-raciale », elle a l’aplomb de venir aujourd’hui invoquer la défense de l’identité et celle la Nation. Cela est un rétropédalage odieux, inacceptable qui devrait décrédibiliser son auteur dans sa démarche politique.

Belle image de fidélité ! Beau sentiment d’honnêteté ! Magnifique constance dans les engagements ! Qui pourrait faire confiance à un tel avatar de traitresse…Pécresse ?

Hypocrisie récurrente, hypocrisie éternelle, hypocrisie abjecte…Mitterrand homme de droite profonde qui par opportunisme électoraliste se définit comme un homme de gauche ! Jacques Chirac, distributeur de la feuille « Humanité » sur les marchés dans ses jeunes années devenu « icône » de la droite forte en gueule mais privée de la moindre conviction dans l’action. Il est clair que l’hypocrisie et le mensonge récompensent les audacieux simulateurs.

Même Éric Ciotti qui n’avait pas de mots assez durs pour accabler la déserteuse de son mouvement et qui aujourd’hui fait assauts de compliments et de descriptions flatteuses pour celle qui lui a promis, sans doute, les distinctions auxquelles il aspire. Une espèce de ralliement qui fait fi des principes, des engagements et des professions de foi, un ralliement qui surtout faisant l’ombre sur la réalité ou au moins une grande partie de la réalité ajoute à la confusion hypocrite.

Valérie Pécresse n’est-elle pas l’hypocrite de trop ?

Jean-Jacques Fifre

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9 Commentaires

  1. son intervention chez bourdin a encore une fois montré sa duplicité , imbécile

  2. En retombant , elle risque de faire ventouse sur le plancher !

    elle sera difficile à décoller ?

  3. Cette femme est abjecte; la métamorphose de Chiotti en petit caniche à sa mémère ne peut s’expliquer que par une kinésithérapie intime. Son comportement vis a vis de Bourdin est parfaitement dégueulasse. Se faire malmener par une connasse arriviste posant son cul sur la présomption d’innocence c’est insoutenable, mais ça renseigne sur la camelote qui se présente aux élections.

  4. Le nouveau slogan de pet-crasse c’est « La droite malhonnête » mais à son âge, en voulant trop montrer sa souplesse on risque fort le claquage.

  5. Le préambule non prévu de Pécresse chez Bourdin m’a écœurée. Comme faux jeton opportuniste et minable, je ne trouve pas mieux. Pourtant je n’ai aucune sympathie particulière pour le sieur Bourdin, mais les attaques vicieuses par intérêt personnel de si bas étage, sous couvert de toutes les vertus et en particulier de la franchise…pouah!

  6. Je pense que les FRANCAIS ont fait le tour de la Valérie « traîtresse » et ont très bien compris que sa perfidie et sa forfaiture coutumière ne passe plus inaperçu . Celle là c’est la « pire du pire » ….La mère maquerelle des LR .

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