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Valérie Pécresse : une grande bourgeoise qui ne comprend rien au peuple

Si nous voulions avoir une idée de ce qu’est un représentant du peuple souverain, ce n’est pas à Valérie Pécresse que nous pouvons penser. Elle est si loin de l’idée que nous nous faisons de ce peuple de France.

Ce n’est pas de sa faute si Valérie Anne Émilie Roux née le 14 juillet 1967 à Neuilly-sur-Seine est issue d’une famille de la haute bourgeoisie.

Née avec une cuillère en argent.

Rappelons qu’elle est la fille de Dominique Roux, un universitaire et ancien président de la société Bolloré Telecom, au sein du groupe Bolloré, et de Catherine Bertagna. Ce qui démonte quelque part l’idée que Zemmour est dans la main des Bolloré, à moins d’y mettre aussi Pécresse.

Elle fait partie de cette haute bourgeoisie, tout comme François Hollande, fils d’un George Hollande ex-clinicien et millionnaire, ayant vécu lui aussi dans cette ville peuplée de riches résidents ayant du personnel à leur service. Ce qui fait que cette ville est un condensé de bien-nés, et de domestiques ou servantes de toutes sortes.

Rappelons au passage que l’avocat Nicolas Sarkozy a vécu très jeune dans cette ville et y vit encore. Il était bien moins à l’aise financièrement, mais il en est devenu le maire en poignardant dans le dos Charles Pasqua à la faveur d’une élection des conseillers municipaux à la mort imprévue de l’ancien maire Peretti.

Rappelons que dans la famille des grands bourgeois qui nous gouvernent, il y a aussi Brice Hortefeux, grand ami de Sarkozy. Fils d’un banquier de Neuilly-sur-Seine et d’une professeur d’histoire-géographie.

L’animosité éventuelle de Sarkozy envers la Pécresse née Roux, grande bourgeoise, vient sans doute de sa propre « origine modeste ».  C’est l’histoire très classique de « La belle et du clochard ». Le clochard ne s’est pas marié avec la belle, mais il a goûté au trône et méprise désormais les « gens d’en bas » y compris les Pécresse.

Rappelons que ce sont les habitants de Neuilly-sur-Seine qui ont payé le plus d’ISF en 2011. On se doute qu’en dix ans les habitants ne sont pas devenus des pauvres de la banlieue ouest.

Valérie Pécresse née Roux a fait sa scolarité au lycée de jeunes fille Sainte-Marie. Elle a donc porté l’uniforme obligatoire bleu marine et le col blanc des jeunes filles de bonne famille. Elle a passé son BAC à 16 ans, à une époque où ce diplôme avait de la valeur. Puis a fait brillamment des études couronnées par des diplômes à HEC et l’ENA.

Destin de favorisée sans nul doute, même s’il ne faut pas lui nier sa capacité de bosseuse. Femme d’études, de dossiers, de bureaux, elle n’est pas une femme du peuple. C’est une réalité.

Valérie Pécresse ne connaît pas ce peuple qui travaille, qui n’arrive pas à boucler ses fins de mois, a des enfants abandonnés à une Éducation nationale gauchisée, mal instruits, déculturés, multiculturalisés de force, islamisés de fond, etc.

Valérie Pécresse née Roux ne l’a jamais fréquenté de près, n’a jamais connu les HLM, la froideur des usines, celle des ateliers, des bureaux sans âme, ni la violence de certains RH privilégiant les ressources au détriment de l’humain, ni la violence aveugle de la bureaucratie administrative, et encore moins l’obligation de vivre avec une autre civilisation qui petit à petit cherche à vous remplacer si ce n’est à vous chasser de votre habitat.

Elle a toujours été du côté du manche, de la décision, de ceux qui donnent des ordres et qui se moquent des conséquences sur le terrain des décisions qu’ils ont prises.

Je décris en fait la plupart de ceux qui nous ont gouvernés depuis quarante ans ou qui sont dans les sphères du pouvoir, à tous les niveaux, politique, judiciaire et y compris journalistique, ce quatrième pouvoir.

Mais Valérie Pécresse née Roux n’a rien d’un tribun. Elle est une technicienne, une femme de dossiers, une gestionnaire, une femme de tableaux Excel. Elle ne passe pas à l’image pas plus qu’à la voix. Sa présence sur les plateaux est lénifiante.

J’ai eu l’occasion de la rencontrer en réunion politique et de lui poser des questions sur les AGECIF. J’étais un des membres syndicaux de l’AGECIF de l’entreprise RATP. Celle-ci finançait le congé individuel de formation des salariés.

Valérie Pécresse proposait la fusion de toutes les AGECIF d’entreprises publiques. Ce fut l’UNAGECIF qui est l’union des AGECIF 63, IEG, RATP et SNCF.

Je ne suis pas sûr que les salariés y trouvent leur satisfaction puisque les CIF se basent seulement les revenus, et non sur la validité des dossiers étudiés par les conseils d’administration en interne. Combien de salariés en haut des échelles salariales, des maîtrises et cadres ont dû être déboutés de leurs demandes ? Ils savent qui remercier désormais.

Elle ne passe pas à l’image car ce n’est pas une bête de scène comme Sarkozy, un acteur de théâtre fumeux comme Macron, un tribun fascisant comme Mélenchon. Elle ne remue pas les foules, n’électrise personne. On peut l’écouter sans que  l’électrocardiogramme s’affole. C’est une fonctionnaire d’État qui n’a aucun charisme.

Tout dans sa gestuelle, son visage, sa voix, son ton, démontre qu’elle n’est pas à l’aise.

Son sourire est froid. Son regard n’inspire rien. Sa présence laisse indifférent. Elle parle sans que personne ne retienne quoi que ce soit de son discours. Elle n’a aucun don oratoire. C’est ce qui s’est dit par beaucoup y compris des proches, lors de son passage au Zénith.

Si Éric Ciotti avait encore des cheveux, il se les arracherait. Michel Barnier, le grand benêt, y va de son couplet de soutien, mais Nicolas Sarkozy est, et reste encore le grand absent. Elle n’a pas pu arracher son consentement à sa présence pour son meeting.

C’est une chiraquienne, et elle est prisonnière de son idole radicale-socialiste, de ce traître permanent à la famille gaulliste depuis 1974, ce traître à la Nation. C’est une fidèle à celui qui refusa que l’on inscrive les racines chrétiennes sur les tablettes de l’Union européenne, et qui voulait absolument, comme Sarkozy d’ailleurs, l’entrée de la Turquie musulmane ! Il est mort aujourd’hui, mais il reste bien trop présent chez elle.

Parler l’anglais, le russe ou le japonais ne sera pas suffisant pour exister politiquement. Il lui faudra, si elle veut être plus crédible, renverser son idole qu’est Chirac, se faire plus enragée, plus engagée, plus à droite, plus nationale, montrer les dents, être plus proche du peuple de France, et se foutre des centristes mondialistes comme Lagarde.

Ce n’est pas gagné, car rien dans ses origines, ses études, son histoire politique personnelle, et son mari le Jérôme Pécresse  plus que sulfureux à bien des niveaux, ne la prédispose à faire cette mue.

À mon humble avis, « Les Républicains » se sont encore plantés de candidat. Reste à espérer que les ciottistes comprennent et rejoignent Éric Zemmour.

Gérard Brazon