Valls-Badinter : mort aux cathos et bonne route à l’islam

DUPONT ET PONDU SATISFAITS CaptureLes numéros d’acrobatie que l’on voit sur les chaînes de télévision sont devenus, au fil du temps, de plus en plus hardis, de plus en plus risqués, techniquement réglés au millimètre. L’invention y est reine, créant la surprise, l’émerveillement, et le frisson aussi.

Pour la séquence du spectacle politique français qui mêle clowns et équilibristes, dompteurs et épandeurs de sciure, nous avons, chez nous, formatés à la virgule près comme un certain Livre intangible depuis sa création il y quatorze siècles, des artistes incomparables. Au premier rang desquels, ouvrant la piste à la vitesse de ses ambitions personnelles, un Ministre des Cultes nommé Manuel Valls. Les histoires de cultes sur un fil sont ainsi la substance vive de ses très aériens numéros. Celle-ci, par exemple :

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/peu-importe-la-religion-valls-appelle-au-combat-contre-tous-les-integrismes_1316566.html

Une constatation s’impose d’emblée, qui nous tient en haleine d’un bout à l’autre du numéro : la religion importe peu nous dit-on, mais il en est une immédiatement repérée, visée, et exécutée à la manière d’un Buffalo Bill éteignant des bougies à coups de carabine, dans les années 1900. Catholicisme est son nom. On aurait pu penser à autre chose mais il est de notoriété publique que les pires assassins de notre temps sont sortis, sortent et sortiront du ventre immonde de la Bête recluse dimanche après dimanche dans les sombres temples où elle se gorge, en un cauchemar pérenne, du sang des innocents sommés de la repaître.

C’est elle, la gueuse, qui déglingue quotidiennement du civil dans une cinquantaine de pays, au nom d’un dogme résumé dans les sanglantes annales nommées Évangiles, oeuvre de désespérance, de mépris et de mort dont il serait grand temps que la hiérarchie dont elle inspire la pensée et l’action corrige et le corps et l’esprit.

C’est elle qui règle chaque minute de chaque heure de chaque jour accordés par le Maître à la chiourme imbécile et consentante qui lui sert docilement d’essuie-pieds, de torche-cul, de crachoir et de tissu pour suaires.

C’est elle qui pend l’homosexuel, qui excise la fillette, qui empale l’adultérin tandis que la femme coupable est décapitée au bord d’un trottoir de la capitale du Paradis. C’est elle qui marie de force l’enfant de dix ans, qui met l’épouse sous grillage, la fille sous voile, le nourrisson sous scalpel. C’est elle encore, insatiable et cruelle, jouissant sous l’ignoble psalmodie du Salut, qui égorge « comme il faut » l’apostat. C’est elle, au bout de tout cela, qui règle son compte dans le sang à tout ce qui ne lui ressemble pas ou, plus grave encore, prétend lui échapper.

Nous sommes, Français longtemps baignés par les Lumières, sous la menace directe de ce catholicisme tueur. C’est un ministre qui nous en avertit, et pas n’importe lequel. L’oeil dur, le slip tendu à craquer, rotant son hostie trop vite dégueulée, Manuel Valls prévient : on n’ira pas plus loin dans l’abjection chrétienne, je suis là pour l’occire et gare ta gueule à la récré.

Face à cette abomination capable de jeter des Boeings sur des tours hautes de 200 mètres, « le fait religieux » des faubourgs et périphéries : un fantasme doucement bercé par ces sirops parfumés à la rose que Monsieur Badinter, siégeant aux côtés du petit barcelonais baptisé au Brie de Melun, apprécie particulièrement. Ah, le preux gentilhomme, au pouvoir durant près de quinze années, le Maréchal des Logis Gratuits au service de son patron Mitterrand pour ce qui constituera à jamais la plus parfaite besogne de démolition d’un peuple, d’une nation, d’un pays ! Le voilà qui glapit : « Non au fait religieux de la banlieue, non à tous les communautarismes, non à tout ce qui trouble ma tranquille retraite loin des merdiers où se noie la France ! »  En gros, mort aux cathos et bonne route à l’Islam. Car ne pas nommer ce pendant très pratique du pire revient très clairement à en accepter la règle.

« Le fait religieux ! » Et quoi encore ? C’est une sacrée bande de tordus qui annonce au public l’arrivée des baladins. Hauts-parleurs et calicots ! Sauf que là, il est clairement proclamé, urbi et orbi, que deux mille ans d’Histoire se diluent désormais dans la Vérité, exactement comme un sucre dans une tasse de thé à la menthe.

Jean Sobieski

 

 

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