Valls, Delanoé et les journaleux essaient de minimiser le viol barbare subi par Paris

Publié le 14 mai 2013 - par - 6 357 vues
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En lieu et place des petits fours traiteur sur une péniche, c’est finalement sur des pizzas que les joueurs du PSG ont dû se rabattre, enfermés au Parc des Princes en raison de ce que la presse unanime a qualifié d’« incidents », avec un unique mot d’ordre depuis hier : ne pas accuser les coupables de ce qu’il faut bien appeler de violentes émeutes.

Ça devait être la Croisière s’Amuse, c’est devenu la Croisière s’Annule.

En regardant BFMTV juste après la remise du trophée, j’ai vu tourner en boucle des images de joueurs sautillants accompagnées d’une voix off au ton d’oraison funèbre expliquant qu’il restait « 5-6h à faire la fête ». Un Delanoë frémissant nous racontait son impatience à dîner avec les joueurs, tandis que quelque part au Trocadéro un cannibale congolais commençait à dévorer le bras d’un journaliste.

L’ambiance festive n’a pas duré hélas et des échauffourées (et non pas des échafauds, monsieur le journaliste) ont démarré, tétanisant littéralement tout le petit microcosme médiatique, obligé de naviguer à vue et de faire le grand écart entre les propos dénonçant les « hooligans » interdits de stade et les images concrètes des wesh-wesh des cités. Hum… Cela commençait à devenir diablement intéressant.

Si quelques crânes rasés ont bien balancé une ou deux barrières et quelques bouteilles de bière, on a pu constater que de toute évidence ils ne formaient pas le gros de la troupe des casseurs, mais qu’importe pour nos petits propagandistes, c’était bien sur eux qu’il fallait monopoliser l’indignation. Nous avons donc eu droit un long moment à une vue en gros plan d’une quinzaine de skins agités alors que le meilleur se passait ailleurs, mais là étrangement la fonction zoom ne marchait plus…

Dépassés et à court d’arguments, les journaleux en studio et sur place continuaient leur litanie alors que les images des casseurs montraient des encapuchonnés allogènes. Ambiance raclements de gorge et désespoir sur BFM, à tel point que ce lapsus est lâché : « On a du mal à dissimuler, euh… à distinguer ce qui se passe ».

Casseur 1Casseur 2

Par moments on sentait bien tout de même quelques étranges messages subliminaux : « des types cagoulés, camouflés, qui ne ressemblaient pas vraiment à des supporters », « on ne peut pas dire que les fauteurs de troubles sont des anciens supporters refoulés, on peut le penser mais ce n’est pas forcément ça », ou encore cet échange avec un reporter :

– « Ah, la place s’est vidée ?

– Euh non, c’est nous qui avons dû changer de place »

Le reporter sur place respirant d’être encore en vie « tout va mieux, le mouvement s’est déplacé vers les Champs-Elysées ». Ouf.

Au Trocadéro et du côté des Champs les hordes sauvages cassaient, brûlaient, pillaient, ce que résumait en langage inconnu un certain Mohamed sur Twitter « mdr wllah slma merde o trocadero tou er kassé cafe kasse,magasin, tsaa MDR ke des arabe er noire les koeuf i on peuve puu » (en gros, tout est cassé au Trocadéro, c’est trop marrant, les vitrines et les cafés sont tout cassés, les flics sont dépassés par tous ces noirs et ces arabes).

http://www.wat.tv/video/psg-22h30-journaliste-bfm-69lc7_2exyv_.html

Rue d’Eylau toutes les voitures ont été cassées et de très nombreuses vitrines brisées, des vieilles dames agressées. Un car de tourisme a été littéralement pillé de ses bagages alors même que leurs propriétaires se trouvaient à l’intérieur et les CRS à proximité. Mais heureusement le Fouquet’s, lui, était bien protégé…

J’ai bien cherché la police sur les images mais j’ai eu du mal à la repérer. Pourtant dernièrement elle était partout, matraques et lacrymos à la main, efficace et menaçante, et là, alors que la capitale était attaquée par des bandes guerrières elle était devenue totalement impuissante, absente ou presque. Epuisée, nous a-t-on dit. C’est sûr qu’à force de jouer les nounous aux Invalides… A moins que la raison soit autre, qu’elle ait reçu des ordres de Manu-le-Chimique de laisser faire les pillards pour ne pas les exciter encore plus. Manu était d’ailleurs très absent hier soir et ça s’est vu. Ceci dit, pour lui il ne s’agissait que de « bousculades » !

Les services de police ont été accusés d’avoir mal fait leur travail, l’équipe responsable des festivités a été montrée du doigt pour son incompétence, tout ça c’était aussi de la faute du préfet dont le limogeage était jugé imminent, des hooligans, du changement de supporters depuis 98, de la crise (si, si), de l’échafaudage… Bref de tout le monde, sauf de ceux qui pendant ce temps s’en donnaient à cœur joie en faisant leurs emplettes gratos chez Gap et au Monoprix.
Tweet pillard

Sur son twitter, le journaliste David Abiker rédigeait d’ailleurs déjà la future petite annonce du préfet de Paris : « Préfet de Police cherche menu travaux repassage, jardinage, réparation appareil ménager. Disponible sous peu ».

Sur le plateau la décomposition des visages se voyait de plus en plus. Tous déploraient les conséquences fâcheuses sur l’image du PSG (c’est vrai, c’était sûrement ça le plus important), et surtout, surtout… qu’allait penser le Qatar de tout ça ! Perfidement Georges Malbrunot, le regard fuyant et le fessier s’agitant sur sa chaise s’interrogeait avec inquiétude « On leur a dit au Qatar qu’à Paris ça se passait comme ça ? », « Ils vont se poser des questions sur la société française ». Plus vil c’est tout de même difficile.

La vidéo de Bein Sport a même dû être interrompue pour des raisons « techniques » en raison des propos trop connotés d’un supporter torchonné en faveur du Qatar et de la culture arabe. Ah, les aléas du direct… !

http://www.wat.tv/video/psg-chaine-bein-sport-interrompt-69l7p_2exyv_.html)

torchonné

Au bout de quelques heures d’un malaise très palpable, les allusions sur l’origine des casseurs commençaient à se faire plus précises alors même que les hooligans continuaient malgré tout d’être nommément pointés du doigt : « ça va faire le jeu du Front National »… tiens donc… Après 5h de blablas, d’images de torchonnés, de Qatar et d’allogènes en jogging, le grand mot a enfin été lâché : « on stigmatise deux choses en France : l’argent et la religion musulmane ».

Et malgré tout cela, toutes ces images explicites sur l’origine des vandales, malgré le constat à moitié avoué des journaleux de BFM, le Parisien trouve quand même le moyen de montrer en Une 3 pelés et 1 tondu plutôt que les dizaines de milliers de casseurs que toute la France a pourtant vus de ses yeux.

Une du Parisien

Ce déni de réalité est proprement ahurissant et scandaleux. On ne résout pas un problème en le cachant sous le tapis. La France est en grand danger et ce que nous avons vu hier soir n’en est qu’un aperçu. Les Hooligans n’étaient pas dans la rue hier, ils étaient sur les plateaux de télé et dans les rédactions.

Aujourd’hui le gouvernement doit prendre ses responsabilités. Valls, en tant que Ministre de l’Intérieur, totalement absent durant les longues heures de crise que la France vient de subir, durant le viol barbare et délirant de sa capitale, durant les agressions contre des personnes et des biens, réclamant la plus grande fermeté pour quelques jeunes gens montés sur le chantier d’une mosquée mais coupablement laxiste sur des actes inconcevables dans un pays démocratique comme la France, Valls montrant toute la mesure de son incompétence doit démissionner.

Pour finir, après avoir vu toute la fine fleur de ces populations d’origine étrangère, je vous rappelle qu’un concert, subventionné par vos impôts, sera donné le 23 mai prochain en faveur… du droit de vote des étrangers !!! Elle est pas belle la vie ?

Caroline Alamachère

Avenue Kléber

Avenue Kléber

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Car de tourisme pillé

Car de tourisme pillé

 

Jeunes blacksEchafaudage drapeau algérien

Supérette dans laquelle ont pénétré une quarantaine de pillards

Supérette dans laquelle ont pénétré une quarantaine de pillards

Vitrine d'Arthus Bertrand

Vitrine d’Arthus Bertrand

Voiture brulée

vitrine

 

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