Valls veut aider l’islam à grandir : ah bon, y’a un problème ?

Publié le 24 juin 2015 - par
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Manuel-Valls-et-les-salafistes

L’ensemble de la classe politique socialiste l’a enfin clamé haut et fort et d’une même voix au sein de l’Assemblée Nationale, sans précautions oratoires ni pincettes : l’islam est totalement incompatible avec nos valeurs gréco-chrétiennes et démocratiques !

« Nous avons bien conscience ici qu’il y a un problème », a admis Jean Glavany, député socialiste des Hautes-Pyrénées et lanceur de l’appel à la réforme, qui a évoqué la nécessité du monde musulman à « se prendre en main », malgré un bémol de Claude Bartolone qui, lui, a estimé tièdement, sans doute par crainte de représailles, qu’il n’y aurait aucun « problème entre l’islam et la République ».

Manuel Valls, pour sa part, a tenu un discours digne d’un colonisateur de bédouins usant de la condescendance que l’on a généralement envers les êtres qu’on juge inférieurs : « Il faut aider l’islam à grandir »…

Désireux de suivre le sillon tracé par Riposte Laïque et de s’y associer enfin avec bonheur et enthousiasme sur la question de l’islam, le gouvernement socialiste a donc décidé de réclamer une réforme profonde de l’idéologie islamique, idéologie vue comme « un défi » à relever afin de rendre l’islam plus compatible avec nos mœurs occidentales éprises d’une liberté non négociable. Il a été préconisé pour l’ensemble des musulmans n’ayant « pas encore collectivement fait un effort d’adaptation à la société française » que ceux-ci seraient bien avisés de le faire urgemment, de préférence avant mai 2017, en renonçant à leur « islam stéréotypé et standardisé » qui enquiquine tout le monde pour parvenir à créer un « islam moderne et tolérant », afin de trouver une « expression pleinement compatible avec le contexte culturel français », ce qui, à les entendre, n’est manifestement pas le cas aujourd’hui.

Mince alors, et dire qu’on nous répète à longueur de temps que l’islam ne serait qu’amour, paix et tolérance et que les musulmans seraient parfaitement adaptés, que ce sont les méchants islamophobes qui ne le seraient pas ! Les politiques brandissant à tout va l’étendard des grandioses et belles valeurs républicaines nous auraient-ils menti ?

D’ailleurs c’est bien de cela qu’il a été question, d’un islam « pleinement compatible avec la République », pas avec les mœurs, la culture et l’histoire de la France et des Français, non, avec la République.

On serait tenté de s’intriguer : la Corée du Nord n’est-elle pas une république ? Et l’Iran des ayatollahs n’est-il pas une république dans laquelle s’épanouit la charia ?

 

Une magnifique faute d'orthographe au mot "République"….

Document du CCIF « la laïcité pour les Nuls », avec une magnifique faute d’orthographe au mot « République »….

La compatibilité devrait donc bien plus se jouer sur un plan strictement national, français, mais pour cela il faudrait que les millions de musulmans renoncent à leur idéologie toxique, à leurs égorgements, à leur interdiction d’apostasier et de faire œuvre de prosélytisme, à faire porter le chapeau de toutes les mauvaises actions à leur dieu au lieu d’en porter eux-mêmes la responsabilité, à interdire de se poser des questions sur certains aspects de leur dogme, à obéir aveuglément en apprenant par cœur des versets entiers sans rien y comprendre, à donner même après plusieurs générations des prénoms musulmans à leurs enfants en les empêchant de s’assimiler complètement, à leur volonté de s’isoler dans un carré communautaire dans les cimetières pour cause d’impureté de leurs défunts voisins mécréants, etc.

Mais cela les musulmans ne le peuvent pas, sinon l’islam cesserait d’être, et eux avec. L’islam de France que chacun fait mine d’appeler de ses vœux n’est donc qu’un vaste leurre juste destiné à enfumer les Français qui n’y connaissent rien et qui pensent encore que le coran est un beau livre de paix…

Manuel-le-teigneux a fustigé les deux communautés religieuses pratiquant un peu trop à son goût la course victimaire, alors qu’en réalité les sempiternels lésés sont ceux qui n’en font précisément pas partie, comme il l’a, une fois encore, souligné : « En France, je ne veux pas qu’on ait peur parce qu’on est juif, je ne veux pas qu’on ait peur parce qu’on est musulman ». Les chrétiens et athées majoritaires, allez donc vous faire cuire un œuf et continuez d’avoir peur de vous faire agresser en silence, s’il vous plaît, vous ennuyez monsieur Valls. Quand même…

Peu enclin à lâcher l’affaire électorale, Valls a également été demandé aux musulmans de la mettre un peu en sourdine question visibilité, en renonçant à l’ostentation pavoisante des « signes extérieurs de leur foi sous une forme de provocation intransigeante et radicale », comme par exemple le refus de serrer la main d’une femme au prétexte de l’impureté de sa condition de femme, comme on a pu le voir avec notamment certains membres du personnel de la RATP. Cela fait mauvais effet…

Il faut comprendre derrière cet implorant appel à la discrétion visuelle une inquiétude des politiques à voir se crisper de plus en plus les Français rétifs à l’enrichissement mahométan. En pleine campagne électorale, cela risquerait en effet d’avoir un effet repoussoir. Le message aux musulmans est donc : soyez discrets, ne provoquez pas par votre attitude, les kouffars ne sont pas encore prêts…

Le document "la laïcité pour les Nuls" du CCIF explique que l'interdiction du voile est contraire à la laïcité et passible de la loi

Le document du CCIF explique que l’interdiction du voile est contraire à la laïcité et passible de la loi

« La peur et le rejet jaillissent de la méconnaissance mais aussi de la manipulation des intégristes, des extrémistes religieux ou politiques, ceux-là mêmes qui n’ont aucun intérêt à laisser s’épanouir un islam vivant et moderne en terme de liberté, d’égalité et de laïcité », a indiqué Valls. On a un peu de mal à suivre, Valls déclare d’un côté que l’islam serait dévoyé par des ignorants et des extrémistes, et de l’autre appelle à le réformer de l’intérieur en raison de ses mœurs un petit peu arriérées et antinomiques avec les nôtres. Il faudrait savoir !

Comment diable l’islam pourrait-il se moderniser, être libertaire, égalitaire et laïque puisque sa loi a été édictée par Allah en personne ? Valls et ses amis pensent-ils sérieusement nous faire croire qu’ils seraient aptes à lutter contre un dieu totalitaire vénéré par un milliard d’individus prêts à tuer pour lui car le coran révélé doit être suivi à la lettre en tout lieu et en tout temps, et que comme le reconnaît si bien Boubakeur c’est « une idéologie d’agression », indiquant par là que le bon musulman serait celui qui fait le plus preuve de violence ? Boubakeur emploie d’ailleurs le mot « idéologie » et non le mot « religion ». Croient-ils que nous allons gober le coup de la compatibilité de l’islam avec la laïcité quand le musulman a une obligation de prosélytisme et qu’il lui est strictement interdit d’apostasier ? Envisagent-ils que nous allons avaler ce ronflant concept d’égalité quand le coran énonce noir sur blanc que les femmes valent moitié moins que les hommes ?

« Valls est-il seulement compatible avec la France ? », s’interroge à juste titre un internaute perplexe.

La psychologue Wafa Sultan avait parfaitement résumé il y a quelques années sur Al-Jazeera que nous vivons « un choc entre une mentalité qui appartient aux temps médiévaux et une autre mentalité qui appartient au 21e siècle. C’est un choc entre la civilisation et l’arriération, entre le civilisé et le primitif, entre la barbarie et la rationalité. C’est un choc entre la liberté et l’oppression, entre la démocratie et la dictature. C’est un choc entre les droits de l’Homme d’une part et la violation de ces droits d’autre part. C’est un choc entre ceux qui traitent les femmes comme des bêtes et ceux qui les traitent comme des êtres humains ».

D’après Valls, l’islam aurait vocation à rester en France, ajoutant que le « rôle et la place de l’islam dans le monde » se jouerait davantage même en France et en Europe que dans le monde arabo-musulman, car « nous en avons la capacité ». On ne sait trop ce qu’il entend par « capacité », peut-être est-ce l’avenir radieux de la conversion pour tous, mais compte tenu de ce qu’est la charia et du zèle de ses millions de défenseurs, nous nous en réjouissons d’avance.

Afin de favoriser au mieux cet avenir islamique dans une perspective républicaine d’enrichissement orientalo-bédouin dépouillé de la dangerosité de sa moelle actuellement incompatible, Manolito a prophétisé de donner les clés de notre pays « à la jeunesse » qu’il a dédouanée de la nécessité de s’intégrer et qu’il a appelé « à exercer pleinement leur citoyenneté ». C’est vrai que quand on voit les jeunes faire du quad en pétaradant dans les rues des banlieues juste avant d’aller à la prière du soir à la mosquée vêtu de leur blanc kami, on se dit qu’en effet, on ne voit pas trop comment ils pourraient être mieux intégrés que ça et on se réjouit d’avance de leur filer la clé de chez nous et qu’il leur soit permis d’accomplir leur devoir citoyen en allant voter…

Mais la conclusion est tout de même dans ce curieux et aventureux amalgame visant à mettre sur un même pied de « complicité » les salafistes et « l’extrême droite », alliés tous deux, selon lui, dans le but de susciter le « rejet et la peur », comme si le coran n’y suffisait pas à lui seul.

Même Tariq Ramadan n’aurait pas osé.

Caroline Alamachère

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