Valls : un criminel à l’encontre des générations futures

Publié le 6 avril 2016 - par - 12 commentaires - 1 888 vues
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Manuel-Valls-et-les-salafistes
Au royaume de la tyrannie de la bien-pensance, « une minorité salafiste est en train de gagner la bataille ». Ce pavé jeté dans la mare par Manuel Valls en est-il vraiment un, ou est-il la tentative d’aveu d’une double impuissance face à un Islam déjà au pouvoir en France ?

S’il est vrai que le Premier ministre avait reconnu dès après les attentats du mois de janvier 2015 « qu’il existe un problème de l’Islam sur notre territoire » et « qu’une grande réforme des Institutions de la religion musulmane, respectueuse de la laïcité chère aux valeurs de notre République (…) doit être engagée », que vaut cette récente déclaration ?

N’est-elle pas précisément l’aveu déguisé d’un Coran irréformable ? D’abord, par manque de volonté réelle des Institutions musulmanes. Ensuite, parce que le concept « d’Islam de France » inventé à la hâte par le pouvoir pour tenter l’apaisement du pays et masquer les décennies d’évidentes pratiques de clientélisme communautaire est une entreprise aussi vaine que celle qui s’attacherait à vouloir unir ce qui se révèle incompatible.

À tout le moins, aussi longtemps que l’héritage mitterrandien avait pu imposer le diktat de la bien-pensance aux Français en brandissant la menace d’être taxé d’horrible raciste, les gouvernements successifs avaient-ils eu le loisir et l’avantage d’entretenir le déni, en tirant tout le bénéfice qu’un électorat musulman pouvait représenter.

Or, depuis que le terrorisme djihadiste islamiste n’est plus dissimulable, la parade actuelle semble celle qui consiste à vouloir blâmer la seule faction salafiste, que le Premier ministre estime à 1%, lorsque celui-ci sait pertinemment que ce chiffre lancé est une imposture autant qu’une insupportable sous-estimation du danger réel. Saluons au moins son courage, même s’il s’agit plus là du dernier piège tendu par notre Président, désespérément soucieux de conserver ce vote communautaire grandissant.

Sur la seule région lyonnaise, les services du renseignement ont déjà recensé plus de 20 mosquées salafistes, et si l’on veut bien admettre que cette frange radicale entend professer la stricte application de la parole de son prophète comme norme indépassable, que valent les prêches des autres organisations musulmanes, le plus souvent dispensés par des Imams autoproclamés ? Pire. Que valent les dénonciations amicales de certaines autorités religieuses musulmanes, à commencer par celle de Dalil Boubakeur, recteur de la grande de Mosquée de Paris, accusant le gouvernement de ne pas offrir de soutien plus actif à la construction d’un Islam de France ? Y verrons-nous une tentative d’user les patiences, d’ajouter de la confusion à la perplexité du débat dans le but d’aboutir à une démission des pouvoirs publics, dont on avait pu saisir l’étendue au moment de l’affaire du port du voile à l’école à la fin des années 80 ou encore aujourd’hui, dans le renoncement à l’exercice de l’application de l’interdiction de la burqa en France ?

Il faudra décidément, en France, que l’on cesse d’agiter ou brandir des mythes aussi vides de sens que ne l’était celui de l’homme universel. Le gouvernement n’a pas de volonté d’action concrète. Et la vérité est crue et glaçante : Il n’existe pas de déclinaison de l’Islam, tel qu’il existe des déclinaisons latines. S’il on peut concevoir un Islam intégriste dont le terrorisme djihadiste soit le symptôme, et un Islam plus modéré, ne nous fourvoyons pas. L’Islam est un projet politique d’ordre sur le monde. La solidarité entre les musulmans, y compris entre sunnites et chiites, se constate dès l’instant que leurs intérêts rencontrent cette ambition ultime.

Croire que l’on pût monter les uns contre les autres en faisant des alliances géostratégiques et économiques aussi instables que ponctuelles relèverait d’un aveuglement volontaire conduisant la civilisation occidentale à sa perte.
Combattre le projet politique de l’Islam avec efficacité sur le territoire national commence par imposer un ultimatum aux autorités musulmanes de procéder à la réforme de leur texte sacré, afin que celui-ci pût être compatible avec la laïcité et les valeurs républicaines. C’est également expulser les organisations salafistes du territoire national et mettre sous surveillance constante les Molenbeeks français, lesquels se comptent bien au-delà de l’euphémisme avoué d’une centaine. Combattre le projet politique de l’Islam en France, c’est placer sous le statut de la résidence surveillée les Français fichés pour terrorisme, non pas dans les quartiers où ils évoluent, mais dans des bâtiments réservés à ce seul effet et à ce type de profils.

Enfin, et la liste des mesures n’est pas exhaustive, loin s’en faut, c’est accepter que la connivence politico-médiatique entende les professeurs des écoles, des classes maternelles et élémentaires de notre pays, sans organiser par avance de sélections orientées ou l’exercice de pressions. En effet, aucun débat n’a lieu, invitant ces personnels du premier degré dont les témoignages seraient pourtant éminemment utiles à rendre compte de la réalité du malaise sociologique ambiant et des mesures à prendre d’urgence.

Si la France porte en son propre sein plus d’une génération de djihadistes, ces enseignants souvent menacés, déconsidérés et brutalisés par des méthodes d’intimidation de la hiérarchie, comme de la part de certains parents d’élèves, sont des acteurs dont l’expertise est devenue aussi précieuse que non-négociable.

Si l’école républicaine doit continuer d’honorer sa mission d’instruction et de socialisation, il est impensable de vouloir persévérer dans les pratiques d’enterrements de rapports éclairants comme celui du rapport Obin de 2004. Nous ne dirons pas « merci pour ce moment » à François Fillon, lequel avait enterré ce dossier sensible. Pas plus que nous ne remercierons Nicolas Sarkozy, lequel avait promis de nettoyer les « territoires perdus de la République ». Et que faudra-t-il penser de François Hollande, dont les interventions hypocrites hésitent perpétuellement entre cynisme électoraliste et vibrant éloge de l’équivoque ?

Si l’on a la société que l’on mérite, toute tentative de dérivation des véritables problèmes est un crime commis à l’endroit des générations futures.
Quant à Manuel Valls, faudra-t-il qu’il convienne enfin d’une limite à l’art de communiquer : celle de la praxis.

Mylene Doublet-O’Kane

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Notifiez de
Clamp

En terre d’islam, dans les pays musulmans donc, la proportion d’islam vrai, c’est-à-dire de salafisme, peut rester à peu près stable car comme l’ont maintenant fois répété Salem Ben Ammar en particulier et quelques uns de ses collègues auteurs sans doute, l’islam vrai est incompatible avec le développement économique et intellectuel d’un pays.

Par contre, en terre de conquête, dans les pays soumis à l’immigration donc, l’islam est en situation parasitoïde ; comme il s’appuie exclusivement sur les ressources du pays qu’il saigne à blanc, il est condamné à se rapprocher de son interprétation la plus strictement exigée par Allah, qui est obligatoire, puisqu’il n’y a pas de frein économique à cette progression tant que le parasité n’est pas à terre, et donc le salafisme y progresse nécessairement.

C’est mathématiquement inévitable parce que ça fonctionne comme un cercle vicieux. On peut y entrer mais pas en sortir, et plus il y en a, plus leur pression est grande sur les autres. CQFD.

Dorylée

Valls était pro palestinien puis il a viré pro israélien. Il déclarait l’islam compatible avec la République et maintenant il laisse entendre le contraire. On ne peut pas se réjouir d’une déclaration de ce mec là puisqu’il est susceptible de dire le contraire demain. Il est socialiste, comme son chef :  » Moi, Président de la République, je ferai…bla bla bla.. » et on voit le résultat. Rien de bon à en attendre.

divine

vous avez que trop raison nous sommes foutu voulu par ce gouvernement actuel qui fait tout pour détruire la religion catholique on leur a rien fait à ces crevures de m,,,,.juger hollande pour haute trahison à son peuple et à la FRANCE QU IL VENT AUX ISLAMISTES CES TERRORISTES ET APRES IL A LE CULOT DE DIRE JE DÉFEND LES FRANÇAIS SA L ÉTOUFFE PAS LES MENSONGES .2017 virer ces traîtres au pays et sur tout les juger

JACOU

La takia islamique c’est comme quand on se fait verbalisé sur la route par deux gendarmes. Il y a le sévère inflexible qui rédige le PV et le sympathique qui vous observe avec un petit sourire attristé. Reste qu’à la fin vous repartez quand même avec votre PV a payer.

Eridan

L’islam de France c’est comme l’huile de France. La seule qui se mélange dans l’eau !
Heu… Cette huile n’existe pas et ne peut pas exister ? En « socialie », c’est sans importance. Nous avons le devoir de croire dans son existence. Sinon…. 9000 euros ( minimum) de moins dans votre portefeuille, déjà, vide.

Crab

Quand le voile brouille les esprits
Question : au lieu de parler  » des droits de l’Homme « , comment se fait-il que, dans notre pays, chaque fois que l’on parle de musulmanes, il n’est jamais fait référence à l’Algérienne Hassiba Boulmerka, mais exclusivement à des « voilées volontaires » ?
Suite : http://laicite-moderne.blogspot.fr/2016/04/quand-le-voile-brouille-les-esprits_7.html
ou sur :
http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2016/04/07/quand-le-voile-brouille-les-esprits-5785292.html

rudi

on peu rêver d’avoir un VRAI premier ministre, ce qui n’est pas le cas actuellement, il préfère s’en prendre aux patriotes plutôt qu’aux ennemis de la patrie ! soit c’est de la complaisance , soit c’est la trouille ! s’ils veulent remonter dans les sondages qu’ils agissent en vrai responsables amoureux de la France, et qu’ils remettent à leur place tous ces islamistes qui veulent prendre le pouvoir et instaurer la charia ! qu’ils rétablissent l’ordre républicain dans toutes les banlieues, dans toutes les zones de non droit !

bithovan

si pour la seule region lyonnaise les services du renseignement ont dejà recense plus de 20 mosquées salafiste; que fait le grand chef de la region venant d’etre elu.

GVANS

La semaine derniere le gouvernement ALGERIEN a fait fermer 900 mosquées salafistes ( la presse)

pauledesbaux

la TUNISIE AUSSI VA T ON ATTENDRE D AVOIR UN GOUVERNEMENT ARABE POUR QU ON PUISSE FERMER CES VERMINES DE MOSQUEES CE SERAIT BIEN UN COMBLE ?

montecristo

On attribue à Ronald Reagan d’avoir dit :  » On dit que la politique est le second métier des hommes. Je remarque qu’il ressemble étrangement au premier  » !
Valls me paraît être l’illustration parfaite de cette expression.
Comment peut-on avoir le culot, l’outrecuidance, de dire que l’ennemi est en train de gagner la bataille quand on fait tout ce qu’il faut pour qu’il la gagne ???
Mylène Doublet-O’Kane, permettez moi de vous dire d’autre part que la réforme de l’Islam que vous préconisez est une mesure totalement irréaliste !

Clamp

@ montecristo

Bien sûr mais ça n’empêche pas qu’en répandre l’exigence ( de la réforme de l’islam ) publiquement soit de la plus haute nécessité tactique dans le cheminement vers la liberté. Car c’est lorsque cette impossibilité sera publiquement constatée et actée qu’on aura la légitimité ( celle qui naît du consensus ) pour en tirer toutes les conclusions qui s’imposent, à savoir dans un premier temps l’exigence d’interdiction de l’islam.

Voire plus si hostilité…..