Valls utilise les souffrances de 14-18 pour calomnier la Nation

Publié le 12 novembre 2014 - par - 2 223 vues
Share

vallscaricatureCe 11 novembre 2014, la télévision française questionnait le Premier ministre Manuel Valls, dans le cadre de la commémoration du 11 novembre 1918.

Son propos peut se résumer en ces termes : distinguons le patriotisme du nationalisme cause ou facteur de guerre et donc cause d’affrontements armés entre les peuples. C’est une cause de malheurs qui rôde encore en 2014 le nationalisme. Attention, suivez mon regard…

Le but politique, de cette approche de la «grande guerre», est clair: il faut dissoudre la nation qui secrèterait, par définition, le nationalisme qui engendre la guerre.

En conséquence et en d’autres termes :

1° Il serait vital de dissoudre les nations, la nation française en particulier. Il faudrait la dissoudre et accepter, comme un moindre mal, la domination de la bureaucratie bruxelloise; une bureaucratie dont les dogmes et les délires sont des ordres implacables devant faire force de loi dans tous les domaines.

2° On doit, impérativement, remplacer par autre chose la nation physique et politique ainsi que le Peuple de France devenu nation souveraine structurée par une culture, la culture judéo-chrétienne; une culture, incarnée dans une population; une culture qui l’a amenée a être capable de se constituer en corps politique, ce «Tiers Etat qui est tout! Tandis que le roi, la monarchie ne sont rien!», comme le déclarera Sieyès parlant en 1789 devant les Etats généraux constitués en Assemblée nationale souveraine.

Allons plus loin

Au nom de l’égalité des gens et des populations, le peuple de France, la nation cristallisée en culture et conceptions politiques par plus de onze siècles de vie sociale, morale et politique, doivent accepter de ne plus être qu’une partie d’un tout pluriculturel. Ils doivent renoncer à rester eux-mêmes et accepter de réduire cette culture à ce qui est acceptable par et pour la culture arrivante, essentiellement marquée par les dogmes moraux, politiques et sociaux de la charia.

Selon ce point de vue: cette nouvelle mosaïque ne deviendra pas une nation, une nouvelle nation, mais un nouveau peuple, un peuple hétérogène, -composite et non-majeur-, un peuple «français» parce que vivant sur l’aire de la France et non-souverain, puisque seule la bureaucratie europoïde doit incarner la souveraineté.

La «Patrie», et le «patriotisme», selon Manuel Valls et les siens, n’ont pas plus de sens véritable que n’en avaient le «socialisme s’édifiant», l’égalité politique, la liberté personnelle et collective, dans le système de gouvernement et dans le contenu effectif des discours du satrape sanguinaire, Joseph Vissarionovitch Djougachvili Staline.

Cette loghorrée «patriotique» commémorative, cette gymnastique verbale masquant les choses, on la retrouve aussi au proche-orient. C’est ainsi, que les mêmes jouent avec la vie et le destin des Kurdes.

On veut bien les Kurdes comme «peuple», dont une première partie vit en Iran, une seconde partie en Turquie-Anatolie, et deux autres segments en Syrie et en Irak où elles affrontent, les armes à la main -avec une grande bravoure- les coupeurs de tête, les assassins de masse du djihad islamique de l’EI renouant et empirant la tradition des Komandos de tueurs mobiles des einsatzgruppen des années 41-42 de l’hitlérisme.

Il est de bon ton d’admirer les Kurdes, le peuple kurde, et de verser à son sujet une ou plusieurs larmes, voire de prononcer un discours indigné, à la façon du chef de ce qu’il reste du PCF. Par contre, reconnaître le droit à la nation des descendants physiques et moraux des Mèdes, ça c’est de trop. Constituer une nation kurde, restaurant les Mèdes: impossible, puisque les nations doivent disparaître (même Israël, mais pas la «nation palestinienne» arabe crée en 1967, mais cela, c’est une autre histoire…).

Le contenu hypocrite du «patriotisme» officiel de ce onze novembre 2014, on en retrouve une déclinaison en Anatolie-Turquie, dans les discours de la clique antikémaliste de l’islamiste Erdogan et de sa clique gouvernementale.

On sait qu’Erdogan et les siens ne permettent pas la venue de renforts kurdes à Kobané. On doit savoir aussi que les champions de la renaissance du califat islamique- d’un Califat sunnite non-arabe- ont entrepris une campagne de calomnie contre les Arméniens.

Le grotesque de la clique islamiste, -que d’aucuns veulent intégrer à la prétendue union européenne-, va, pour nier les malheurs arméniens et appeler à un futur djihad contre la nation arménienne reconstituée sur une parcelle de son ancien territoire, jusqu’à inventer un génocide des Ottomans par les Arméniens en 1915. Les Arméniens auraient tué plus d’un demi-million d’Ottomans et chassé de leurs demeures un autre demi-million. Ainsi, une nation détruite, dhimmisée, désarmée, objet de tueries à répétition depuis 1864, aurait tué ou chassé de leurs villages anatoliens plus d’un million d’Ottomans?

Le djihadiste, candidat au califat, Erdogan, renoue avec la tradition du djihadiste chef du califat gazaouite. Il accuse avec l’assurance d’un Goebbels, -même si le propos est invraisemblable et purement imaginaire-: ses ennemis sont également des génocidaires!

Sans vergogne, il invente des événements dont personne n’avait jamais entendu parler avant lui, et pour cause… Ce sont effectivement des événements, mais des événements comme le «génocide» des arabes «palestiniens» par les affreux sionistes, les Juifs de l’Israël reconstitué.

Pour revenir à ce matin, – et à la conclusion que Manuel Valls veut que nous tirions des quatre années de guerre de 1914-1918-, la langue de bois a coulé à flot.

La commémoration de ce onze novembre a ressemblé aux hypocrites commémorations staliniennes saluant la Commune de Paris, pour mieux étrangler ce qui en faisait l’importance.

Aujourd’hui, en France, on veut utiliser la souffrance de quatre années de guerre, pour calomnier la nation; la Nation qui reste encore, en 2014, le seul support humain déclinant la substance de la démocratie politique en tant que moyen pour avancer vers la solution positive des problèmes de l’humanité.

Alon Gilad

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.