Varsovie : J’ai interpellé la France à l’OSCE sur les manifs interdites et les procès de Pierre et Pascal

Publié le 18 octobre 2013 - par - 1 618 vues
Share

L’International Civil Liberties Alliance cette année encore s’est rendue à Varsovie pour la plus grande rencontre de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe). Cette réunion annuelle au nom barbare « Human Dimension Implementation Meeting » est la plus grande rencontre mondiale dédiée aux droits de l’Homme, elle a lieu chaque année et dure dix jours.
Elle rassemble non seulement les pays d’Europe mais aussi la plupart des pays de l’hémisphère nord (y compris Canada, USA, Russie et tous les pays anciennement membres du Pacte de Varsovie) qui viennent discuter et prendre des engagements politiques afin d’essayer d’améliorer la situation des droits de l’Homme et de la Démocratie parmi les états membres.

Ça, c’est ce qu’il y a écrit sur les sites officiels.
La vérité est malheureusement beaucoup moins reluisante…
Ce que j’ai vu à l’OSCE depuis que je participe a ses débats, c’est une formidable machine à détruire les états-nation et l’utilisation systématique des droits de l’Homme comme méthode d’ingérence dans les affaires internes des états européens. L’OSCE est un endroit dans lequel une société multiculturelle et multi-communautaire est constamment présenté comme une perspective non-négociable pour tous les états membres ; un endroit dans lequel toute politique d’assimilation est condamnée en tant que viol des droits des minorités ; un endroit enfin, où le droit de vote des étranger est présenté comme une évidence.

L’OSCE est un des endroits, totalement méconnu du grand public, dans lesquels se décide le futur de nos pays. Les décisions politiques qui sont prises au sein de l’OSCE décident d’orientations qui après un lent parcours de maturation passant par Bruxelles et les parlements des états, finissent par devenir des lois qui modifient de manière parfaitement concrète la manière dont fonctionnent nos sociétés. C’est pour cela que les travaux de l’OSCE sont le théâtre d’âpres manœuvres d’influence politiques et diplomatiques de la part des grands acteurs internationaux, USA, Russie, Organisation de la Coopération Islamique (par l’intermédiaire de la Turquie).

wagner2C’est dans ce grand aquarium, empli à raz bord de politiquement correct et d’hypocrisie diplomatique de bon aloi dans lequel nagent ONG et grands requins blancs de la géopolitique, que l’ICLA et un groupe d’organisation alliées venant de différents pays sont venus une fois encore dire leur fait à des pays très contents d’eux-mêmes (la France en tête de liste), aborder des sujets tabous – comme le racisme anti-blancs – ainsi que dénoncer ouvertement les manœuvres de subversion de l’OCI, ce qui avant notre arrivée en ces lieux, ne se faisait jamais.

wagner3L’ICLA et (une partie de) ses alliés, Varsovie 2013

Durant les cinq jours consacrés au sujet qui nous concernaient, racisme et crimes de haine, protection des minorités, xénophobie, éducation, protection des femmes, liberté religieuse, liberté d’expression et de réunion. Nous avons pu prendre la parole 31 fois au cours de la séance plénière qui rassemblait tous les pays membres et nous avons organisé deux « conférences parallèles » (des « side events » selon la terminologie officielle).

wagner1Le « side event » de l’ICLA, Elisabeth Sabaditsch-Wolff à ma droite.

Parmi les sujets abordés dans les débats de l’OSCE une de mes interventions appelait à la reconnaissance et à la prise en compte du racisme anti-blancs qui frappe les populations européennes devenues minoritaires dans certaines zones de leurs propres pays. Ceci était, à ma connaissance, la première fois qu’un tel concept était évoqué à l’OSCE.

J’ai aussi interpellé la France à propos de la dégradation de la liberté d’expression et des persécutions juridiques que subissent ceux qui critiquent l’islam en citant le cas de Pierre Cassen et Pascal Hilout comme exemple.

Le lendemain de cette intervention le sujet de la réunion était la liberté de rassemblement. J’en ai donc profité pour à nouveau prendre à partie la France sur le cas des manifestations de Riposte Laïque interdites pour des motifs grotesques, en lui demandant de s’expliquer devant les autres pays présents. Un moment très embarrassant pour le représentant français qui venait juste de faire un discours sur l’importance de la protection du droit à manifester.

La suite de nos interventions fera l’objet d’un prochain article. Ceux qui désirent voir l’ensemble de nos interventions – beaucoup en anglais et allemand – peuvent se rendre sur le site de l’ICLA :

http://www.libertiesalliance.org/

Alain Wagner

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.