Venezuela : Mélenchon persiste et signe

Publié le 25 janvier 2019 - par - 14 commentaires - 959 vues
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La preuve de l’émiettement actuel de ladite « France Insoumise » et du démantèlement progressif de son élite (sans parler de l’écroulement de leur organe de presse Le Média devenu un gouffre financier) s’observe dans les propos récents de leur « leader Maximo » sur le Venezuela, parlant de « tentative de coup d’État » mais montrant par la même occasion son aveuglement total en matière politique et son incompétence absolue question économique (il n’est pas le seul à lire le Monde Diplomatique) d’où l’effondrement de sa notoriété en France car les gens ne sont pas dupes : ils voient bien que l’alter ego de Mélenchon, Maduro, tient uniquement grâce à l’armée et au « carnet de la patrie » qui sert à la fois de carte électorale et de carte d’accès à divers biens et services (santé, consommation).

La clique au pouvoir est peuplée de mafieux, de corrompus, tant et si bien que même les partisans bolivariens de la première heure sont partis. Le pays vend quasiment son pétrole à l’état brut  (tout en en important une partie pour le mélange) car peu de raffineries sont en état de marche, et l’essence qui en est tirée (et pour une part également importée!) sert à tenir les partisans dans le giron d’un pouvoir de plus en plus tyrannique.

Certes, au tout départ, la redistribution des gains pétroliers a permis quelques avancées non quelconques en matière de pouvoir d’achat et de santé, cela a été d’ailleurs la vitrine du régime, comme à Cuba ; sauf que l’étatisation progressive de l’économie a fait qu’il était de plus en plus pertinent de toucher les aides sociales, liées peu à peu au clientélisme mis ensuite en place avec le « Carnet de la patrie », qu’aller travailler ; surtout que rien n’a été pensé ni réalisé pour créer un système d’organisation du travail et de la formation capable de ne pas se voir cantonné dans un même emploi lorsqu’il est pénible ou ennuyeux ; c’est d’ailleurs le même problème qui a fait également capoter la révolution bolchevique : pourquoi travailler, au fond, si l’on arrive à toucher le minimum et si en séduisant les détenteurs de pouvoir on peut avoir ce que l’on veut ?…

Ce qui fait que peu à peu le pouvoir « bolivarien » a utilisé les devises pétrolières pour importer ce qui n’était plus produit localement (même le Monde diplomatique, en milieu d’article dans le lien ci-dessus en convient), sauf qu’il est impossible de tenir durablement dans l’importation, d’où la pénurie actuelle (et son taux d’inflation faramineux puisqu’il ne sert à rien de faire marcher la planche à billets s’il n’y a rien à acheter) y compris l’essence et les produits de première nécessité (idem pour l’Algérie d’ailleurs, d’où une catastrophe à venir…).

Mais cette complexité- (comment faire tourner une économie, surtout hors du marché capitaliste, en particulier mondial, et avec plusieurs milliards d’habitants) peu de théoriciens dits « anticapitalistes », encore moins de praticiens du même nom tentent de la penser à fond (sinon dans des élucubrations) ; encore moins Mélenchon et ses sbires toujours abonnés au raisonnement marxiste stipulant faussement que le bénéfice serait uniquement lié à l’exploitation éhontée du salariat (ce qui peut cependant exister ici et là) alors qu’il est surtout corrélé à l’innovation et à la meilleure organisation du travail, comme l’a démontré Max Weber (dans L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme) et non pas au « seul appât du gain » (qui a existé bien avant le capitalisme) alors que Marx a vu sa théorie de la paupérisation absolue due à la mécanisation de la production être démentie par les faits (volume 2 et 3 du Capital, c’est le même débat aujourd’hui à propos des robots et de la numérisation actuelle).

Ce qui fait qu’il soit nécessaire de réfléchir, d’abord, à ce que veut dire « produire » et qui doit récolter les fruits de cette création et dans quelles proportions, en sachant que la notion de compétence peut être considérée comme prioritaire à celle de propriété ; c’est d’ailleurs ce que Milton Friedman, économiste libéral s’il en est (et très injustement controversé) disait en défiant ses contradicteurs que l’on pouvait fort bien distribuer toutes les actions à tous les salariés mais que rien n’avancerait d’un iota si ces derniers ne sont pas à même de s’organiser, librement, pour produire

Voilà le hic qui ne semble pas émouvoir Mélenchon et tous ceux (Besancenot, Autain, Duflot et ses 26 méchants milliardaires) qui parlent tous et à qui mieux mieux de « partage des richesses » sans se demander comment les produire ; ou alors refusent de participer à leur organisation et gestion (comme la CGT et Sud) comme le font pourtant les salariés allemands (et aussi en France dans les secteurs coopératifs et à économie mixte mais si peu) ; ce qui ne veut pas dire que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, mais que le combat en vu d’améliorer les choses reste permanent ; il ne peut être cantonné au seul moment du renversement de régime ; parce qu’il ne suffira pas de supprimer les riches pour faire émerger de la prospérité, même labellisée « écolo » ; nombre de régimes ont essayé, ils n’ont réussi qu’à faire pire avec la trique et la corruption démultipliées en sus, le Venezuela par exemple étant devenu un « narco-État ».

En fait, tous ces grands redresseurs du yakafokon restent persuadés qu’il suffirait d’arriver au pouvoir pour que tous les problèmes d’organisation, de lutte contre les tricheurs, de contrôle indépendant, soient résolus une bonne fois pour toutes alors qu’ils sont permanents. Voilà l’idéalisme. Le vrai.

Lucien Samir Oulahbib

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Notifiez de
EORGHIL

Comme l’avait bien vu Marx, le capitalisme détruit toutes les solidarités et , donc , les nations. il s’en réjouissait, certes, mais il avait bien démasqué le projet du capitalisme : un grand marché mondial prospérant sur la destruction des nations et des vieilles solidarités !

Yohann le debattant

EORGHIl, un comique qui a de l’avenir!

Myrddin Wyllt

En somme c’est un peu comme aux États-Unis… l’usurpateur Donald Trump soutenu par les bolcheviques de Moscou a volé l’élection présidentielle alors que la majorité des Américains soutenait plutôt Mme Clinton…? Merci à RL de nous aider à y voir clair… Là où j’ai un petit doute c’est que D. Trump a quand même été le premier à reconnaître le « vrai » président J. Guaidó… il a peut-être agi sur les conseils d’Emmanuel Macron…? Et les GJ… ils en pensent quoi…?

Yohann le debattant

Immonde saloperie, je te souhaite de vivre le calvaire que vit les vénézuéliens. Et Trump, t’en a pas fini, il est là et pour longtemps!

senechal

Le socialo-communisme est une maladie mentale qui mène à la misère des peuple, çà a été prouvé maintes fois!.
Regardez la France et ses 2400 milliards de dettes, ça nous ménera où d’après vous?.
La France emprunte actuellement 200 milliards supplémentaires chaque mois, pour payer son armée, sa police, ses fonctionnaires et ses retraités fonctionnaires, (qui rappelons le ne cotisent pas le moindre centime pour les retraites)!.
Tabler sur sur guerre pour effacer cette lamentable ardoise est une gageure malhonnête!.

EORGHIL

Il est clair que c’est le « socialo-communisme «  qui domine actuellement le monde ! Soyons sérieux ! Depuis 1989, c’est le capitalisme qui règne sans entraves ! Mais les idéologues de votre espèce confondent les ratés ( et c’est peu dire !) du capitalisme avec le socialisme ou le communisme ! Le communisme a suffisamment montré son échec, mais vous me faites penser à ces apparatchiks communistes qui – face à l’essoufflement de leur système – affirmaient qu’il fallait encore plus’de’communisme… Pour vous, il faut encore plus de capitalisme . Le Grand Bond en Avant en somme…

Yohann le debattant

Au marxiste, EORGHIL, oui le capitalisme a gagné lors de la chute du mur de Berlin. Résultat? Des pays autrefois communistes sont sortis de la misère, du sous developpement comme les ex pays de l’Est, l’Inde et bien sur la Chine devenue le 1er PIB mondial. Pendant ce temps les pays restés communistes comme Cuba, la Corée du Nord où neo communistes comme le Venezuela ont sombré dans la misère et le chaos. Oui, vous avez raison, soyons sérieux!

Joël(1)

Je passe plus!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Même ici sur RL…..

Denys

Votre critique s’applique fort bien également aux GJ, quand ils ne s’attaquent qu’aux riches pour s’enrichir eux-mêmes, et accessoirement aux partisans du RN dont le seul raisonnement « économique » porte sur les « coûts » de l’immigration. Car diminuer ces coûts (même s’il faut maîtriser les dépenses), ce n’est pas produire et encore moins créer de la richesse. Mais je ne suis pas un expert du programme économique du RN. Peut être pourriez vous le rappeler dans ses grandes lignes pour qu’on en comprenne toute sa « pertinence » ?

Yohann le debattant

Oui, une partie des GJ a été récupérée par la soit disant « France insoumise »…

Joël(1)

Chacun chez soit et maîtrise de la natalité au prorata des perspectives et le meilleur moyen de vivre en paix. Mais cela reste bien sûr un fantasme de Citoyen vieillissant, ni plus ni moins. Dans l’homme il y a de l’hommisme alors il y aura du chaos « hélas »

François BLANC

« pourquoi travailler, au fond, si l’on arrive à toucher le minimum et si en séduisant les détenteurs de pouvoir on peut avoir ce que l’on veut ?… »
Ce constat s’applique en France ce qui démontre que le pseudo progressisme de macron ressemble fort au marxisme de Merluche

EORGHIL

Analyse primaire de débile mental…

Yohann le debattant

EORGHIL, vous parlez de vous je suppose?