Avec Obama-Biden, aggravation du péril iranien

Ce siège a commencé à tituber lors de l’ère d’Obama. On sentait déjà que les USA cherchaient à se débarrasser de ce rôle onéreux en argent liquide et en vies humaines. Barack Obama donnait déjà des signes de relâchement surtout envers Israël qui subissait ses coups de griffes, nourrissant le vain espoir de voir cet interlude quitter la scène avec le départ d’Obama.

Lui succéda Donald Trump qui s’attela sans tergiverser à la réparation des dégâts hérités de son prédécesseur, surtout envers Israël. Malheureusement, l’empreinte de l’antisémitisme qui émanait des actions d’Obama a trouvé refuge dans une Europe en voie d’islamisation. L’Iran a été le plus grand gagnant de toute cette affaire. Les accords ambigus signés par les USA et le G7 sur le nucléaire iranien ne laissaient aucun doute sur l’objectif réel de la république islamique iranienne qui n’est autre que l’arme atomique. La cible convoitée par l’Iran n’est pas seulement Israël, mais bien la reconstitution de l’ancien empire perse. Il n’est guère difficile de prévoir le programme iranien avec son installation en Syrie, en Irak, au Liban, au Yémen… et son progrès ne cesse de se définir. À moins d’être aveugle, ce programme se profile avec chaque jour qui passe.

L’Iran et le Moyen-Orient : vers la suprématie régionale 

Premièrement, les sièges d’influence et de puissance arabes se sont fortement affaiblis : d’une certaine manière, les États-Unis ont fait le travail de l’Iran en éliminant son principal compétiteur : l’Irak. Il n’est pas sûr que les stratèges du Pentagone aient pesé les conséquences collatérales de leur décision en lançant l’invasion. L’Égypte, autre pôle majeur de la puissance arabe et pivot de la politique américaine avec Israël, est très affaiblie. Le modèle du leader charismatique touche ici ses limites. Dans une certaine mesure, à cause des atteintes de l’âge, on peut considérer que la transition égyptienne a déjà commencé, mais cela veut dire qu’il faudra du temps pour que ce pays retrouve sa capacité d’influence régionale. Qui plus est, les renseignements récents sur les liens entre le Hezbollah et une partie des Frères musulmans (notamment après la guerre des Trente jours au Liban) demeurent particulièrement inquiétants.

Deuxièmement, ailleurs les relations se sont stabilisées ou approfondies. Avec la Syrie, les liens se maintiennent, et ce même si l’offensive diplomatique américaine cherche à modifier la balance au profit des États-Unis. Tout va dépendre du choix que fera Bachar el-Assad pour l’avenir de son pays : un scénario à la libyenne assorti de garanties sur le Liban ou celui de l’axe du mal, mais ce dernier est-il encore tenable ? C’est bien sûr dans le Liban que l’influence iranienne joue à plein. Faute d’avoir été définitivement détruit, le Hezbollah est ressorti « vainqueur moral » de la confrontation contre Israël – valant à Hassan Nasrallah une notoriété à la Nasser ou à la Saddam Hussein dans les opinions publiques arabes (notamment en Égypte).

Un rapprochement modeste mais réel s’est effectué avec la Turquie. Le Cairn.

On comprend mieux alors les enjeux de l’Iran et son nucléaire. Israël est menacé d’anéantissement et cela suit pas à pas le programme machiavélique des mollahs d’Iran.

En réalité la politique laxiste d’Obama a encouragé à son insu ou intentionnellement l’élan iranien. Avait-il l’intention de compenser le monde islamique dans une contrebalance style Klaus Fuchs…

«  Il a livré aux Soviétiques les secrets dont il disposait sur la fabrication de la bombe atomique. Et il les connaissait tous, puisqu’il avait fait partie du team de physiciens de haut niveau, directement responsables de la conception de l’arme ultime. Le fameux « projet Manhattan », au laboratoire de Los Alamos. Il faisait même partie du groupe de savants ayant assisté au premier essai, grandeur nature, de l’arme nucléaire, le 16 juillet 1945, dans le désert du Nouveau-Mexique ».

La devise de Klaus Fuchs : La possession de tels secrets ne devait pas rester entre les mains d’une seule nation. 

Que l’Iran devienne une puissance nucléaire additionnée à son ambition de « suprématie régionale ou globale » devient en fait un danger pour tout le monde, particulièrement pour l’Occident.

Le récent abandon de l’Afghanistan est une autre erreur qui contribuera sans doute au raffermissement de l’islam de par le monde, de l’Iran, de la Confrérie musulmane et tant d’autres régimes/pays qui appréhendaient le fameux gendarme universel américain. Serait-ce donc la fin du parapluie bienfaiteur des USA sous lequel Israël réussissait à prospérer ?

Est-ce que le président américain, Joe Biden a bien calculé les effets secondaires et tertiaires de son initiative ? J’en doute.

Thérèse Zrihen-Dvir

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8 Commentaires

  1. raffermissement de l islam bof des pays ruines dont les populations iran revant de les quitter bien sur les isr aeliens preferant les musulmans aux autres religions aucun probleme entre freres joli documentaire exoplanete genre wolf 1061 zone crepusculaire habitee des gouvernements essayant de faire des photos 14 UA depuis2015 vos pr oblemes sont en cours de resolution

  2. Thérèse…l’iran dangereux pour l’occident ? Allons donc.
    Ils ne sont pas tous frappés d’abrutissement congénital (sourire)
    Plus vite ils auront la bombinette plus vite les parties adverses seront « obligés » de se supporter un minimum. De là à penser qu’on ne fait rien contre le Pakistan à cause de leur bombinette…il n’y a qu’un pas.
    on en crève de ces pays qui veulent intervenir chez les autres et qui interdisent qu’on intervienne chez eux. L’arme de l’échange / commerce / l’industrie / technologie est largement suffisante….
    c’est à eux de relever leurs propres défis.

  3. Et avec les talibans maîtres de l’Afghanistan, un Iran sunnite se profile…

    • Même pas certain…la rébellion s’organise déjà au Pandjchir :avec quelles armes, payées par qui ? Quels appuis logistiques et humains ?
      c’est reparti pour un tour semble-t-il….

  4. Obama n’a pas seulement détruit le leadership militaire américain et le parapluie que les USA représentaient pour leurs alliés, il a financé, et c’est évidemment volontaire, le développement de la bombe par l’Iran. Car l’accord comportait des contreparties financières ( en centaines de milliards ) que l’Iran a naturellement utilisées pour faire ses recherches. Aujourd’hui, il n’y a pas qu’un rapprochement Hezbollah-FM qui peut inquiéter, mais il y a également rapprochement entre l’Iran et la Turquie, très officieusement, qui fait de celle-ci un véritable ennemi de l’OTAN. Enfin, si on peut dire, car pour moi, Biden est un pion de la Chine, il n’est pas incompétent, il exécute les ordres que lui donne Pékin. On ne va pas avoir le temps de comprendre car la bombe sera prête dans deux mois.

    • Obama a été, et est encore puisqu’il privilégie biden de ses « conseils » le plus grand ennemi de la démocratie occidentale.

    • Rappelons qu’Obama a osé faire enlever du bureau ovale le buste de Churchill parce qu’il avait vaincu la révolte des mau-mau au Kenya dans les années 60. Quelle honte ! Un type plein de vide soutenu pour sa couleur et non pour ses qualités. Une épouse vindicative et arrogante qui « l’a poussé ».

  5. Joe Biden est le pépé de la politique. C’est le pépère qui dort dans une réunion, assis dans un siège confortable. Il doit souvent faire la sieste dans les temps morts.

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