Véronique Genest l’islamo-résistante, Claude Askolovitch l’islamo-collabo…

Publié le 8 octobre 2012 - par - 2 263 vues
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Sur son blog, Madame Genest, qui a jeté un pavé dans la mare, invite les jeunes musulmans à la discussion. Elle est prête à expliciter l’inquiétude qu’elle ressent, comme des millions de Français, devant l’expansion d’un mouvement politique d’ampleur mondiale, nommé Islam. Elle est prête aussi à entendre.

https://www.facebook.com/pages/V%C3%A9ronique-Genest/137281739539

Sidérée, elle comptabilise les milliers de réponses hostiles voire insultantes à sa proposition. En vérité, elle est face à un mur de refus dont elle mesure, et nous avec, l’épaisseur.

Ceci me semble parfaitement explicable, par un simple retour aux fondamentaux, à leur mise en œuvre et à leurs conséquences prévisibles.

1- Le Coran est un Livre incréé. Cela veut dire qu’à travers le scribe commis au recueil en direct de ses paroles, c’est Dieu Lui-Même qui parle, ordonne et régit. Et puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu et qu’un seul Prophète, cette parole-là s’applique à l’humanité toute entière. Par une chose extrêmement simple : la conquête des esprits et la maîtrise des corps.

2- Il en découle clairement qu’à la différence du christiannisme, où c’est un homme de chair et d’os qui s’exprime et délivre un message global par la voix de ses apôtres, le Livre des musulmans, complété par les hadiths du Prophète (additifs à la Constitution), en réglant au détail près l’existence du croyant, ne peut en aucune manière se voir contesté par quiconque. Son intangibilité absolue interdit par avance toute tentation de réforme. Il ne peut y avoir de Luther dans cette religion-là ; le cas échéant, l’espérance de vie de l’audacieux s’évaluerait en minutes. L’ » Islam des Lumières », supposée adaptation d’un texte sacré aux contraintes du modernisme, est par là un pur argument de propagande.

3- Les guerres internes à l’Islam ne sont, rappelons-le, nullement fondées comme elles le furent chez nous sur le dogme, mais, plus prosaïquement, sur des histoires de filiation, d’héritages, de territoires, toutes affaires bassement humaines dans lesquelles Dieu, en fait, n’intervient pas dès lors que les uns comme les autres ne touchent pas une virgule de sa Très-Sainte Parole. Ce pacte avec Lui autorise que l’on s’entre-tue librement pour des détails qui ne le concernent pas.

Ce constat clôt à lui seul toute discussion sur la supposée modération de l’Islam. En résumé, on applique ou on triche, et si l’on triche, il y a grand intérêt à ce que cela ne se sache pas. Le pur silence de l’oumma le prouve d’une manière éclatante : en Islam, c’est la peur qui conduit le peuple vers sa destinée.

Une armée d’un milliard et demi d’êtres humains est ainsi constituée, avec certes ses querelles intérieures volontiers sanglantes, ses chicaneries financières, ses divergences sur la tactique comme sur la stratégie. Elle est dotée cependant d’une diplomatie unitaire transcendant ces broutilles comme elle le fait des frontières étatiques, d’un Trésor considérable, suffisant pour acheter suffisamment de complicités chez l’adversaire, de soldats de première ligne plus ou moins contrôlables et d’une masse de piétons conduits à la bataille sous une bannière quoi qu’il en soit unique.

Si l’on n’a pas compris cela, toute discussion sur la solubilité de l’Islam dans les sociétés démocratiques fait pénétrer le candide sur le terrain miné des grandes illusions.

Il convient maintenant de s’intéresser à la stratégie d’ensemble et à ses appuis tactiques. Pouvant de plus en plus difficilement vendre au monde libre sa vision d’une société idéale à vrai dire terrifiante, l’Islam s’appuie, pour démolir l’ennemi, sur une vieille méthode expertisée par ses devanciers de l’Est, la désinformation doublée de son corollaire, la démoralisation. À défaut d’imposer son modèle par la force, il s’attache à déstructurer celui d’en face.

Vingt ans après la chute du Mur, au bout d’une courte période de latence vécue comme le soulagement d’une chape de plomb enfin levée, l’Occident fatigué par soixante quinze ans de sourde lutte, redécouvre le vertige de l’affrontement idéologique. Seuls les moyens diffèrent. Les Soviétiques braquaient sur nous leurs SS-20. Les Musulmans massivement installés dans la place voilent leurs femmes, enseignent à part leurs enfants et imposent leur Constitution sur des territoires peu à peu confisqués à la République. Avec pour principe de base la culpabilisation à marche forcée de ceux qui les regardent faire sans intervenir. « Nous sommes les damnés de la Terre et vous, leurs vils exploiteurs jamais rassasiés par leur misère ». J’en connais qui approuvent.

La Charia n’est pourtant pas une vue de l’esprit niée par les crétins utiles. Elle s’applique d’ores et déjà en France comme ailleurs en Europe. Les Frères Musulmans, tolérés in situ par nos gouvernants, sont le fer de lance de cette offensive visant à imposer un contre-pouvoir capable à terme de s’ériger en égal puis en maître sur les terres du djihad. Leur but est avoué, depuis un siècle : sortir l’Islam du sommeil et le relancer à la conquête du monde impie. Ils sont en passe de réussir, avec des armes que pourtant nous connaissons parfaitement.

La démoralisation ? Mohamed Merah n’était pas un petit soldat du djihad mais avant tout une victime de son pays d’accueil. Pour faire passer le message sans même avoir besoin de se mouiller, l’attaquant dispose ici même d’une phalange franco-française aguerrie dont la philosophie se résume en une phrase : « il faut payer de toute façon ». Pour quoi ? Elle seule le sait. Partant, on obéit et on ferme sa gueule.

La désinformation ? Patent exemple, parmi cent autres, utilisé comme arme d’appoint des conquérants : dans la Grande Édition d’I-Télé, Monsieur Askolovitch débat sur l’exode des sous-chiens chassés de leurs quartiers par l’ordre nouveau. D’après lui, ce sont quelques têtes-chaudes fanatisées et/ou délinquantes qui les poussent ainsi à fuir leurs maisons, leurs rues, leurs quartiers. En gros, une poignée de furieux réussit à débarrasser des villes de citoyens installés là depuis toujours. Mais devenus hélas pour eux minoritaires. C’est regrettable, mais bon, on ne va pas en faire un fromage…

Monsieur Askolovitch se garde bien de poser cette question pourtant essentielle : comment quelques dizaines d’exaltés peuvent-ils entreprendre une telle besogne sans savoir qu’ils sont en vérité soutenus par une majorité de gens désireuse de vivre entre-soi, selon ses codes, dans l’aura de sa croyance et sur une terre nettoyée de son cloaque originel ?

Monsieur Askolovitch sous-entend que les fuyards, des petites gens le plus souvent, ont quelque part ce qu’ils méritent. S’ils s’en vont, c’est qu’ils se sentent coupables et comme ils sont trop faibles pour constituer un groupe de pression, ils disparaîtront d’eux-mêmes sans polluer les pages « Société » de l’Obs. Salauds de pauvres !

Non content de désinformer ses compatriotes, Monsieur Askolovitch les démoralise. Pourquoi résister puis que les choses doivent aller ainsi ? C’est la méthode KGB revue par la finance qatarie. Bravo l’artiste !

C’est pour toutes ces raisons, et avec en fond de décor quelques tragédies à venir, que les quatre mille messages reçus par Madame Genest sont le reflet unanime d’un refus, non pas de discuter, mais seulement de concéder en amont la moindre parcelle de ce qui a été acquis en terre de conquête, en attendant mieux.

Si l’on n’a pas compris cela, si l’on continue de penser que des Ramadan, des Moussaoui, des Bouteldja et tant d’autres, demeurent des interlocuteurs valables pour régler le problème, il vaut mieux rentrer chez soi, s’enfermer et attendre que ça passe.

Et, plus légèrement quoique…, si l’on pense que Monsieur Askolovitch est un parangon de l’honnêteté intellectuelle en matière de journalisme, alors, il faut s’abonner d’urgence à son périodique.

Alain Dubos

Une information, cette semaine : loin d’ici, aux Philippines, pays très majoritairement chrétien, le Gouvernement a décidé semble-t-il, de concéder un statut d’autonomie, sur un territoire délimité, aux Musulmans de l’île de Mindanao (où bien des Américains tombèrent contre le fascisme japonais). La culture et la religion font partie des concessions accordées à la minorité. Vous avez dit charia? Monsieur Askolovitch a peut-être une idée du futur des chrétiens demeurés sur place?

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