Vers des régimes autoritaires en France et en Europe ? (3)

Publié le 23 août 2019 - par - 7 commentaires - 584 vues
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Irnerio Seminatore, président de l’IERI (Institut Européen des Relations Internationales), nous a proposé une passionnante contribution sur la possible dérive des démocraties européennes vers des régimes autoritaires. Vue la longueur de son texte, nous avons choisi de le passer en trois fois. Voici donc, après la table des matières, les première partie. 

TABLE DES MATIÈRES

Introduction. Corruption et changement des régimes politiques

La crise des fondements, le déclin français et la tentation autoritaire

Régimes égalitaristes et régimes hiérarchiques

La souveraineté et ses interprètes, Tocqueville, Rousseau et C.Schmitt

Macron, la France et l’Europe

La démocratie est elle en danger?

La dérive autoritaire de la démocratie

L’affaiblissement de l’esprit de liberté et la transformation de l’État démocratique en l’État

bureaucratique.Sur le rôle de la « Formule politique »

Guerre et liberté

Sur la crise des démocratie et l’évolution vers des régimes autoritaires

États et violence politique

Les menaces portées contre la démocratie: un tabou de la communication politique

La recherche d’un ordre alternatif

Essor et évolution des régimes autoritaires en Europe

La « Nouvelle Frontière » de l’Europe, le Souverainisme

Souverainisme et populisme. Stratégie et tactique

La révolution numérique et le contrôle social

Phénomènes de normalisation, de violence et de sanction du XXIeme siècle.

Michel Foucault et sa « notion d’homme »

La folie et la mort. Le suicide d’Hamlet à Elsinor

Deux premières parties :

https://ripostelaique.com/vers-des-regimes-autoritaires-en-france-et-en-europe-1.html

https://ripostelaique.com/vers-des-regimes-autoritaires-en-france-et-en-europe-2.html

La recherche d’un ordre alternatif

De surcroît, si la désillusion de la démocratie et le retour du réalisme sont évidents, un autre facteur puissant vers des formules politiques autoritaires est représenté par la révolution de l’intelligence et par l’intelligence artificielle dans la vie politique et sociale contemporaines.

D’où viennent-elles la post-démocratie, la contestation du Leadership occidental dans le monde et la recherche d’un ordre alternatif qui s’oppose au progressisme sociétal et au néo- libéralisme de la France et de certains pays européens ?

Sous couvert de « raison », dira-t-on, les démocraties de l’Ouest se sont nourries d’une logique de « déraison » qui a théorisé et pratiqué le sens de la démesure et l’extension continue des droits sans devoirs. Cet outrage du « bon sens » a conduit au dépassement des  » limites » de l’État, de la Nation, de la famille et de l’anthropologie, et à l’égarement de « l’affectio sociétatis », propres des sociétés homogènes, aboutissant à la « société liquide » de Zigmunt Bauman.

Cette dernière s’opposerait à la société moderne, guidée par un projet commun et par un univers de « sens » partagé, car dans la société liquide les relations sociales sont impalpables, précaires et presque impossibles. Par ailleurs l’individu doit s’adapter à une liberté incertaine et la ville devient une montagne de zones de pauvreté et de récupération. La vulnérabilité de ce monde aliéné serait mise en lumière par la métaphore du monde global, où la télé-réalité apparaît comme la mise en scène de la « jetabilité, de l’interchangeabilité et l’exclusion », bref, comme la précarisation de toutes les conditions de vie.

 

Essor et évolution des régimes autoritaires en Europe

L’évolution actuelle vers des régimes autoritaires en Europe est imputable plus à une transformation interne des démocraties qu’à un retournement violent de la conjoncture politique.Elle peut être liée, en ses origines, à l’essor des espoirs de renouveau des années 1990, caractérisés par l’inclusion dans la vie publique des groupes dissidents ou minoritaires (ethniques, religieux et sexuels), et quant à la situation actuelle, à la tentative de consolidation des majorités menacées et à la décomposition des partis traditionnels. Cette évolution impose la recherche d’institutions adaptées et d’un nouvel ordre politique. A la lumière du présent, l’opinion publique devient conservatrice, la radicalisation des forces modérées et des classes moyennes, un phénomène étendu et l’essor du populisme, inquiétant. En réalité nous assistons à une intensification des stratégies conservatrices plus que populistes, puisque les clivages qui se dessinent sont tracés par trois vulnérabilités immanentes, celles de la sécurité, de l’invasion migratoire et de la démographie déclinante. Ces vulnérabilités, en dessous des slogans électoraux, imposent une polarisation idéologique inédite et un renouveau des droites européennes, qui ont pour base le cadre de la lutte antiterroriste, la critique des élites urbaines et l’hostilité à la bureaucratisation autoritaire de l’Union européenne, qui ne représente plus l’union des États, ni la défense des peuples du continent . Face à cette levée des boucliers, sommes nous en présence d’une révolte passagère et sans doctrine, ou à une véritable « révolution néo-conservatrice »? Pouvons nous comparer cet âge du doute et du bilan historique à la révolution néo-conservatrice américaine et à la pensée allemande des années 1920/30?

L’élément de fond apparaît ici la transformation commune des vieux conservatismes en doctrines révolutionnaires de la société. Ici encore, le caractère schmittien du renouveau européen est dans la redécouverte de la politique comme critique du libéralisme, une doctrine qui ignore l’État, la souveraineté et la sécurité, au profit d’un moralisme individualiste et d’un progressisme social. Qui fait de la « norme juridique » le référent principal des conduites, privées et publiques; normes qui sont toujours politiques et jamais neutres.

La « Nouvelle Frontière » de l’Europe, le Souverainisme

Ainsi la « Nouvelle Frontière » des droites européennes n’est pas le populisme, mais le Souverainisme et, affectivement, le Patriotisme, comme conscience de la tradition, de la permanence et du « nomos »de la terre.

Ce Souverainisme, qui marque un retour à l’État, ne divinise pas la concurrence, point-clé du néo-libéralisme moderne, car aucun État ne peut tolérer en son sein des entités, nationales ou étrangères, qui concurrencent son pouvoir.

En ce sens l’État politique est l’État qui décide et qui gouverne, un État qui vit dans la grande politique et qui assume celle-ci dans son intégralité, car la politique est lutte, lutte pour le pouvoir et la puissance, lutte pour la domination et la survie, lutte implacable pour sa propre affirmation historique et pour la soumission de l’ennemi à sa vision du monde.

Ainsi le Souverainisme n’est pas un populisme, puisqu’il n’est pas une promesse, mais une volonté ; il n’est pas la critique des élites, mais la revendication d’un destin.

Le renouveau intellectuel des droites européennes, à la lumière de la révolution néo-conservatrice américaine et de la pensée allemande de la République de Weimer, revient sans cesse sur l’irréductible dualité du politique, l’antagonisme de l’ami et de l’ennemi, dans l’approche du pouvoir, de sa conquête et de son maintien.

Rien à voir avec le « statu-quo » ou la simple légitimation par le suffrage. Rien à voir avec les compromis et les accommodements.

La lutte pour le pouvoir n’a de sens qu’en elle même et pour la conquête et la conservation du pouvoir en tant que tel, brutalement, avec la force, la violence verbale et l’affrontement physique

Le souverainisme est une idée-force, qui ne craint pas la bataille des idées et il ne redoute nullement l’action, car il s’en nourrit.

S’il comprend l’appétit naturel des hommes pour l’état civil et pour la paix, érigé en postulat moral, le souverainisme ne peut partager l’inversion du concept westphalien d’État.

Le souverainisme privilégie l’État qui gouverne et l’État-stratège et refuse les démocraties désarmées.

Dès lors ,il ne peut être qu’en rupture avec l’Europe du « statu-quo », avec la dépolitisation de la conscience européenne et avec la neutralité culturelle générale, dont « l’État agnostique et laïc », est l’expression emblématique.

Ainsi et à ce stade il s’insurge contre toutes les conceptualisations qui identifient dans l’Europe de l’Union une figure politique de la post-modernité, un État sans État, une politique sans politique, un pouvoir sans autorité, une désacralisation sans légitimité; une forme d’État sans sujets, car l’idée même de citoyen se traduit en un concept vide et totalement désincarné.

La radicalisation européenne, dont l’impact n’est qu’à ses débuts, se fera sur le sentiment de révolte et de vulnérabilité des peuples trahis et découlera logiquement de l’invasion migratoire, du Brexit et des luttes anti-islamiques.

En termes collatéraux, sur les questions de moralité traditionnelle (gendre, mariages homosexuels et IVG).

Quelle est la nature philosophique de cette évolution vers des régimes autoritaires, et leur « nécessité »? Un des facteurs déterminants repose sur le fait que les élites mondialistes sont en posture défensive et soutiennent une démocratie déclinante et corrompue et que l’ascendant des droites radicales compte sur un foisonnement intellectuel cohérent et adapté et sur l’indignation de ses militants qui n’hésitent pas à se battre.

On ajoutera à ces considérations, l’influence de l’école réaliste et de ses grands maîtres à penser, Machiavel, Hobbes, Weber, Schmitt, Strauss, Kissinger et la critique de la conception libérale et humaniste du pouvoir et de la puissance.

En termes cognitifs, la distinction majeure de la politique et du pouvoir n’est pas la poursuite de la moralité ou de la justice, mais la lutte pour la vie et l’affrontement existentiel, qui constituent les formes les plus intenses des antagonismes nationaux. Sous ce prisme, discriminant, le libéralisme, l’humanisme et les différents juridismes sont trompeurs et en porte à faux par rapport à la réalité effective des relations d’homme à homme et de société à société.

Ce bouleversement cognitif est inacceptable pour les détenteurs des privilèges, les élites bureaucratiques et globalistes, qui ont choisi la ligne de la récusation et du négationnisme et font abus d’autorité dans le conflit civil. C’est dans l’évolution contestée  des démocraties déclinantes, que le pluralisme de la société civile montre son visage illusoire et son rôle concurrent par rapport au Politique et à l’État, dans la transition vers des formes politiques originales.

Souverainisme et populisme. Stratégie et tactique

L’insistance sur le rôle de la société civile de la part de la doctrine officielle, comme pouvoir compensateur, est lié à l’institution de la démocratie, fondée sur la logique des contre-pouvoirs (checks and balances), qui, en théorie, freine et limite l’exécutif dans le but d’éviter l’installation d’un pouvoir despotique ou tyrannique. Une balance qui entrave de toutes ses forces l’émergence de l’État total. L’intensification des stratégies souverainistes et néo-conservatrices en Europe fait évoluer le système vers la droite des hémicycles parlementaires et vers les extrêmes du mécontentement et de la révolte des rues et des carrefours, car la France et les autres pays européens sont taraudés par l’épuisement du « statu quo » et de l’idée-guide de l’Union.

Ainsi, si la critique des élites est une tactique doctrinale qui vise la prise en charge de l’homme ordinaire (populisme), le souverainisme est une stratégie de nature parlementaire et plébiscitaire, qui bouleverse les pratiques et les appareils des échiquiers nationaux. De façon générale, là où les libéraux et les progressistes tendent à modérer les débats,à restreindre les libertés et à manipuler l’information, les souverainistes de tout bord, relancent en permanence les affrontements, pour dénoncer les campagnes adverses, montées de toutes pièces sur la base de fake-news, dont l’objectif déclarée est de dévoiler aux opinions les misères et les turpitudes du « Roy nu » et des pouvoirs oligarchiques. Cependant, l’ombre redoutable portée par le passé sur le présent maintiendra son caractère de menace, plus que de danger imminent, jusqu’au moment où le souverainisme, actuellement sans leadership et sans mythes, sans gardes rouges et sans une avant-garde bolchevique, ne se dotera d’un ascétisme révolutionnaire résolu et sévère, dans le but de servir l’indépendance et la liberté du peuple.

La révolution numérique et le contrôle social

La transformation de la démocratie post-moderne en technocratie et en régimes autoritaires n’est pas un phénomène isolé, mais un des facteurs du processus historique,de plus en plus irréversible, que l’on a désigné comme le déclin de l’Occident, dont les signes manifestes sont par ailleurs, l’immigration destructrice de sous-hommes, le vieillissement des populations et la désagrégation de l’Europe et des États-Nations.

D’autres raisons de cette progression palpable, qui ne s’arrête pas aux frontières du politique et le transcende, préfigurant, selon certains, une révolution politique, ce sont les raisons du contrôle et du numérique, imputables à l’espace du Web et aux réseaux de la toile.

Penser la société en termes de réseaux signifie-t-il encore la penser en termes de complexité et de projet collectif ou la dissoudre dans un ensemble à base individualiste, qui comporte une dispersion de la souveraineté politique et une organisation de sujets démunis, autour d’une communication globalisée, pilotée de l’extérieur et vulnérable aux ruptures stratégiques?

Dans ce questionnement ne sont plus évoqués ni les problèmes d’une communauté à gouverner, ni les ambitions d’un destin à affermir.

Par ailleurs internet est devenu un vecteur d’ idées politiques et un nouvel espace du débat, sans perdre ses caractéristiques de lieu, de moyen et d’englobant systémique et informel et, de ce fait, sans pouvoir éliminer, ni atténuer les différences de société à société et de culture à culture.

Les fondements philosophiques d’Orient et d’Occident confirment la distance des civilisations politiques dans deux pays aussi opposés et aussi significatifs que sont la France et la Chine, en ce qui concerne le fichage informatique et le contrôle numérique des populations: dans la première, pour garantir le maintien des libertés, dans la deuxième pour détourner les finalités de l’échange intellectuel vers des objectifs de contrôle, virtuellement totalitaire.

Un accélérateur de la marche vers des régimes autoritaires est , en particulier, le climat de soupçon et de méfiance institutionnelle, déchaînés par la chasse aux sorcières et par la recherche du boucs émissaires, servant de prétexte aux hystéries accusatoires, dans le cas d’ intrusions informatiques présumées et lors de débats décisifs des campagnes électorales.

La déstabilisation des appareils politiques adverses (campagne Trump-H.Clinton, WikiLeaks), n’est ici qu’un bouleversement mineur dans le domaine de la formation des opinions et de la communication globalisée, car la volonté étrangère présumée de l’intrusion informatique apparaît comme une préférence affichée pour l »un des deux décideurs et comme une »volonté de réfutation » des argumentaires avancés par l’autre, surtout dans la redéfinition de la politique internationale et mondiale.
La coexistence de deux « paradigmes sociétaux », démocratique ou autocratique, est à l’origine de l »option entre « systèmes de consensus » (ou systèmes ouverts) et systèmes du « statu-quo » (ou systèmes fermés), autrement dit entre systèmes partisans et contradictoires (démocratie) et système aux intérêts stabilisés et homogènes (autocratie).

Phénomènes de normalisation, de violence et de sanction du XXIeme siècle.

Michel Foucault et sa « notion d’homme »

C’est en étudiant les mutations des disciplines du contrôle social aux XVIII et XIXemes siècles que Michel Foucault a dégagé sa notion « d’homme ».

Il affirma, sans risque de se tromper, que: « La liberté de conscience comporte plus de dangers , que l’autorité et le despotisme ». Nous dirions que les systèmes ouverts comportent infiniment plus de périls que les systèmes fermés, car ils baignent dans les marécages de la responsabilité, refusée par la plupart des damnés de la « Divine Comédie », ne pouvant s’en sortir que par la terreur de la mort.
En effet la marche de la démocratie vers des régimes autoritaires est jalonnée d’embûches, de dilemmes et d’épines, auxquelles on ajoutera les tromperies et les mensonges. Dans l’herméneutique du désespoir, nous y repérons, au bout du chemin, la violence et la folie.

Face aux citoyens « dociles et utiles », l »assujettissement des modernes passe par la politique et la communication, dans lesquelles l’enfermement est tissé d’un réseaux de fake-news. Le web y fonctionne, comme le labyrinthe de Minos ou comme une clinique universelle de psychologie sociale, où se confondent les rôles des gardiens et des détenus, agissant sous le mode pervers de l’abus d’autorité, de l’intimidation, du chantage et de la peur.

Si, pour certains la société est une cage, où la violence et la sanction sont omniprésentes et par lesquelles une grande orthopédie mentale régénère les esprits, pour le peuple, les populistes et le souverainistes la société est aussi un dédale de vérités et de rachats, voire de libertés.

La folie et la mort. Le suicide d’Hamlet à Elsinor

Y a-t-il des précédents historiques à l’assujettissement volontaire de toute une civilisation et à sa soumission à un autre Dieu? Par quel mystère l’Europe accepte-t-elle son suicide, face aux nouvelles invasions,sans réagir et sans se révolter?

Qui jouent les gardiens et qui les détenus, dans la prison sociale du XXIème siècle? Les détenus, « dociles et utiles » ce sont les héritiers des empires, honteux de l’être , les vieux civilisateurs du monde.
Les gardiens des cages, les prisonniers de l’Islam, brutalisés par leurs religion et par la castration de leur vie, haletant d’une revanche dantesque.

Dans ce jeu, les vraies détenus sont devenus les esclaves de leurs propres conceptions des libertés, en se pensant les égaux de leurs bourreaux et préférant renoncer à leur condition de maîtres, face aux miroirs déformés de leurs fautes.

C’est pourquoi, indignes de vivre et perclus de leur misère, ils méritent la mort, par aveuglement et par folie ou invoquent anxieusement la dictature par une abjecte volonté de soumission.

En fait, il ne s’est jamais donné le cas que l’invasion d’une population abrutie et forte, s’accommode d’une cohabitation avec une multitude conquise,vieillissante et faible; que la haine naturelle des démunis vis à vis des nantis se soumette de bon gré et sans endurer des peines, à la discipline et au respect de leurs seigneurs, discrédités par l’inertie ou l’impuissance, dans l’usage de la force, de la cruauté et du goût de la violence; et enfin, que l’exercice de la sévice, réelle ou symbolique et, plus encore du mépris et de l’insulte,adoucis par la pitié et par la dérision, ne provoque la séduction et un secret plaisir d’humiliation et de rabaissement.

L’éducation y joue son rôle de carotte, pour le métissage culturel des petits sauvages, à leurs tour prisonniers d’un nécessaire enfermement didactique

Ainsi, face au dilemme d’Hamlet, les Européens doivent choisir lucidement entre la mort de l’autre ou leur propre suicide.

Irnerio Seminatore

FIN

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Notifiez de
Viktor

Un grand remerciement à M. Irnerio Seminatore pour son analyse pertinente dont je garde copie, après l’avoir lue et relue, sous un nouvel éclairage, stabilo en main.
Pas de meilleure conclusion que celle de rappeler le dilemme d’Hamlet avec son célèbre monologue « To be or not to be » ou encore « Y-at-il plus de noblesse à souffrir les coups et les heurts les outrages d’une destiné désinvolte. Qu’à prendre les armes contre cet océan de douleurs et y mettre fin d’une définitive révolte ? »
Car nous Français autochtones, après 1500 ans d’histoire, aujourd’hui nous en sommes arrivés à cette question existentielle : « choisir lucidement entre la mort de l’autre ou notre propre suicide. »

POLYEUCTE

Tout a une FIN. Merci !
Mais « Qui veut la Fin, veut les moyens » !
Lesquels ?

Viktor

Dans le sport comme à la guerre, il faut dès le départ avoir l’avantage et savoir le garder par le premier coup porté. Nous avons déjà trop attendu. « Entre la mort de l’autre et notre propre suicide », le politique pense à tord trouver une 3ème voie. C’est oublier les enseignements de l’Histoire. Avec l’islam il n’y a pas de compromis : soit on s’y soumet, soit on l’anéantit. Le problème c’est que l’NMI est dans la place, au contact, ce qui militairement écarte toute profondeur. Nous sommes devenus des boucliers humains. Vous ne pouvez plus bombarder sans subir des dommages collatéraux. Et dans ce « war game » nous avons plus à perdre qu’à gagner. Pour le général V. Desportes l’important c’est de contrôler par une présence en nombre au sol. Nous n’en avons plus les moyens ni les effectifs !

POLYEUCTE

Faire la Guerre ! Mais préférer l’intérieure à l’extérieure !

amril

Ils ont choisi depuis quarante ans.
Observer la France actuelle vaut tous les beaux discours et statistiques.

patphil

3è jour de parution de cet article…

Cran

La fin de la civilisation occidentale face aux hordes barbares. L’histoire mainte fois renouvelée une fois de plus se répète. L’Egypte, la Perse, l’Empire Ottoman, l’Empire Byzantin, les Grecs, les Romains, les Mongols, tous ces civilisations ont été conquises par des envahisseurs, détruites, avalées, digérées. Il en sera de même de l’Occident en tout cas de l’Europe dont les dirigeants œuvrent tous en ce sens à quelques exceptions. Il n’y a plus aucun courage en Europe. Les hordes de combattants sans femmes pour la plupart qui arrivent avec la bénédiction des gouvernements prendront le pouvoir par la violence. Les femmes deviendront les leurs et ceux qui résisteront mourront. Dans l’indifférence générale.