Vers l’économie de guerre : quelques précisions…

Patrick Artus, l’un des économistes les plus en vus de la place parisienne, analyse avec une suspicion rare les pronostics de la BCE stipulant d’ici peu une inflation moindre et une croissance soutenue, aux antipodes des tendances actuelles, Artus avouant alors ne pas comprendre cette “modélisation” hors sol.

Pourtant, un autre économiste, Didier Darcet, avance une explication qui rebondit sur la formule récente du Président français fraîchement réélu -annonçant précisément son “projet” d’entrer dans une “économie de guerre”en décryptant cette dernière et répondant indirectement à Patrick Artus...

Quésako ? Et quel lien avec la projection hors sol de la BCE qui étonne donc l’économiste favori de BFM business ?…

Selon Darcet entrer en “économie de guerre” signifierait un “travailler plus pour gagner moins” se traduisant par une réorientation/réquisition de certaines industries pour fabriquer par exemple “tubes et châssis” à envoyer en Ukraine par exemple sous forme de canons mobiles, articulée à un politique de rationnement multiforme (contrôlé non plus par tickets mais “passe”, cela Darcet ne le dit pas) ce qui fait que l’on consommerait moins, ce qui en effet réduirait la hausse des prix (la demande étant molle) tout en soutenant l’économie réorientée par des commandes étatiques  pour la guerre réelle donc.

Et si l’on complète le scénario de Darcet, ajoutons-y aussi le prolongement de la “guerre” contre “le” virus ( impliquant fabrication en continu de couches faciales et d’injections jetables élargies aux bambins) et bien sûr la (The) “guerre” climatique (avec réduction de la consommation pour se chauffer et se déplacer) fabrication d’éoliennes et de panneaux solaires, (et de centrales à…charbon : Merdre au CO2 dans ce cas) le tout conforme en fait (comme en droit) à la projection de la BCE qui fait tant bondir Artus (supra) cette dernière agissant un peu comme ce qu’il faut faire dans la réalité à l’instar d’un jeu vidéo déjà écrit et qu’il suffit de bien lire pour toucher le jackpot ou encore d’un GPS imaginaire faisant mine de tracer une route qui en réalité n’existe pas sauf sur l’écran (Matrix) de “nos nuits noires” (chantait Nougaro).

Un écran formant écrin et dans lequel nous enfilons ces perles qu’il est alors loisible pour la Secte  S.H.A (prononcez Chat) de disposer au sens littéral en collier bracelet, menottes plus ou moins dorées aussi…

Ainsi, mine de rien, et comme le remarque Doucet, le fait d’avoir prononcé le mot “guerre” depuis plus de deux ans maintenant n’était pas seulement une métaphore plus ou moins réussie mais précisément “son” projet (comme “il” le déclamait en hurlant dans ses meetings de 2017) sauf que ce lecteur de Ricoeur était un peu présomptueux puisqu’il ne s’agit pas du “sien” de “projet”, comme de plus en plus de monde “l’apprend à ses dépens” maintenant, mais celui de la Secte (Scientiste Hygiéniste Affairiste) dans laquelle tout le monde peut entrer (il n’y a plus de frontières) mais personne ne peut en sortir (comme dans Hotel California) sauf avec un “passe” bien sûr (et encore d’un certain côté, d’où la nécessité pour l’analyser afin de s’en sortir tout de même d’une tératologie spécifique).

Tout le contraire de la Caste (très difficile d’entrer mais on peut en sortir, ruiné, ou pour former une autre Caste). Soit. Mais qui commande la Secte sinon une Caste pourrait-on objecter à juste titre ? C’est un autre sujet car dans la Caste vous pouvez penser et faire ce que vous voulez à partir du moment où son bien commun n’est pas mis en cause alors que dans la Secte vous ne pouvez ni penser ni faire ce que vous voulez. Mais qui commande à la fin ? Personne. Comment “Personne” ?  Vous n’avez pas lu l’Odyssée ? Lorsque le Cyclope lui demande son nom  Ulysse répond “Personne”; ce qui fait qu’après avoir reçu le pieu dan son unique œil et réveillés par ses hurlements de douleur ses voisins l’interrogent, sait-il au moins qui lui a fait cela et il répond “personne” d’où le haussement d’épaules de ces derniers le laissant seul dans son ressentiment…

Qui est “Personne” ici ?… Répondre “la Caste” ne veut rien dire ou du moins reste insuffisant puisqu’il y a toujours un groupe (“l’élite”) se cooptant en haut de toute pyramide sociale; par contre comprendre que Personne commande la Secte signifie que tout le monde en réalité y participe, même à son corps défendant, d’où la difficulté de “la” combattre lorsque la délation (envieuse) est partout, surtout en économie de guerre

Solution ? Le “maquis” ?… Des contre-attaques partout et à tous les niveaux ?… En attendant non pas Godot mais que le camp de la Rébellion soit assez fort pour arracher à l’Empire son “Précieux” ?…

Quel “Précieux” ? L’Anneau permettant de lier les forces du Ciel et de la Terre, des Ancêtres et des Vivants ? Mais quand bien même existerait-il, à qui le confier, quel Bonaparte, Alexandre, puisque l’on sait qu’aussitôt enfilé il donne la fièvre de la toute puissance ?… Vrai dilemme que les Modernes ont tenté de résoudre par “l’équilibre des pouvoirs” aujourd’hui dans l’impasse en particulier en France puisque ces derniers ne sont pas vraiment assujettis au vrai Souverain, le Peuple, cet Imaginaire pétri à la fois de chair et de rêves: comment peut-il agir et faire, réellement, surtout en période de guerre ?…

Poser la question c’est peut-être déjà commencer à y répondre ?…. Facile…Mais faute de grives…

Lucien Samir Oulahbib

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2 Commentaires

  1. Mais qu’est-ce qu’une économie de guerre ?
    Avec Didier Darcet, nous nous penchons sur les six grandes caractéristiques de l’économie de guerre et ce qu’elle implique pour les ménages et le marché.
    https://youtu.be/ry60aNeZH_g

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