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Je veux une Europe où une seule langue, l’anglais, soit imposée à tous

Satellite Hot bird 1 couverture de l'Europe.
Satellite Hot bird 1 couverture de l’Europe.

S’il est des Européens convaincus j’en suis. Je suis français, mon épouse est allemande, une de mes filles vit à Londres et j’ai deux petits fils anglais. Je pratique les langues de ces pays et quelques autres. En outre j’ai dirigé des entreprises industrielles sur quatre continents et, par là, il me semble pouvoir un peu juger par comparaison de ce dans quoi l’Europe peut se distinguer favorablement.

Dans quelques lignes je proposerai mon appréciation du Brexit. Mais auparavant je souhaite faire quelques digressions.

La première est pour rappeler que l’Europe n’est ce qu’elle est aujourd’hui que par la civilisation occidentale qu’elle a créée. Celle-ci a été initiée par les anciens grecs, imposée par les romains qui ont su soumettre leurs barbares et les ont assimilés, améliorée par l’apport judéo-chrétien et enfin peaufinée par les philosophes du Siècle des Lumières. Elle est encore perfectible mais elle a fait du monde ce qu’il est. Elle est à présent hélas menacée chez nous par l’arrivée en force de barbares irrationnels et haineux encouragés par les puissants inconscients qui nous gouvernent. Les motivations de ces derniers sont leur corruption et leur pêche aux voix qu’ils ne peuvent plus trouver que chez les nouveaux arrivés naturalisés à la hâte justement pour ça. Or ces barbares ne visent qu’à nous soumettre et bientôt nous remplacer en appliquant leur usuel ‘crois ou meurt’. S’ils y parviennent, c’est à dire si nous ne faisons rien pour nous y opposer, nous sombrerons à notre tour dans la barbarie et ce sera en Europe la fin de la civilisation occidentale, notre fin. Car à l’inverse des romains qui ont su assimiler leurs barbares, c’est nous qui serons assimilés aux nôtres. Comprenez bien qu’il n’y a pas un atome de racisme dans ce constat. Je suis toujours heureux et fier lorsqu’un membre d’une civilisation autre (telle la grande civilisation chinoise) adopte la notre. Je suis même heureux lorsque c’est un barbare qui l’adopte quoique dans un tel cas ce soit un choix naturel et même si c’est pour des raisons peu honorables.

Pourquoi aussi les laissons nous nous envahir ? L’argument pour cela c’est que nous ne faisons plus assez d’enfants pour accroître notre population. Or, à l’évidence une réduction de notre population, que nous ne parvenons plus à occuper, est le plus grand des bienfaits. De plus, notre espace géographique est fini, et une croissance infinie n’y est bien entendu pas tolérable. Enfin nous vivons plus longtemps et vieillissons bien mieux que nos parents. Bien des fonctions administratives pourraient très avantageusement être confiées à des retraités encore actifs, par définition expérimentés et tout prêts à les conduire pour un petit avantage. Ce serait en tous cas bien préférable à ce que nous observons actuellement : la formation dés leur adolescence d’une caste de fonctionnaires arrogants et inefficaces dont les plus nocifs entreront en politique et qui ne sauront jamais justifier leur existence par une production supérieure à leur consommation.

Le pire c’est que cette situation n’en est qu’à son début. L’arrivée prochaine des robots polyvalents permettra à quiconque d’obtenir aisément toute la production et le service nécessaire sans faire appel à un quelconque asservissement musculaire humain. Dés leur arrivée sur le marché (auquel hélas l’Europe ne participe pas assez) nous aurons tout avantage à voir notre population se réduire et même vieillir pour donner plus d’espace et de richesse à chacun. C’est de l’égoïsme ? Ma foi oui ! Et nos agresseurs ne sont ils pas égoïstes ? Eux qui sont prêt à ne même pas négliger notre élimination en masse pour nous remplacer…
Une autre digression paraîtra a priori un peu déplacée avant les remarques qui suivent. Elle consiste à rappeler brièvement la différence que nous faisons intuitivement ou consciemment entre l’authentique et le ‘kitch’. Chacun d’entre nous, dans son domaine de prédilection, sait apprécier le premier et mépriser le second. L’œnologue averti saura juger un vin quelconque qui lui est présenté ‘comme un’ grand Bourgogne (ou Bordeaux). L’amateur de peinture saura juger une croûte banale même (et surtout) si elle est vantée ‘comme un’ Picasso. L’expression ‘comme un’ est le signe infaillible du kitch méprisable.

La troisième digression nous rapproche un peu du sujet. Elle m’est inspirée par le fait que je rédige ces lignes en Grèce où toute la civilisation occidentale à commencé. Dans ce pays on cultive l’olivier depuis des millénaires. Un spécialiste local de cette culture m’indique que la Commission de Bruxelles a émis il y a quelques années un texte remarquable sur les recommandations pour la taille de l’olivier et que ce texte a été transmit aux concernés grecs par un fonctionnaire européen. Le pauvre incapable paraissait bien en peine de distinguer une laitue d’un chêne pour ne pas parler d’un olivier.
Ce même pays est submergé de soi disant migrants envoyés par l’ennemi de toujours, le turc islamiste. Lorsque le laisser faire n’était plus tolérable, un président (un Donald totalement inconnu) de l’Union Européenne s’est exprimé publiquement à l’intention de ces ‘migrants’ pour leur dire ‘ne venez plus’. Mais il n’a pas engagé le plus petit début de commencement d’une éventuelle réflexion pour changer les lois européennes et celles des pays membres qui justement nous forcent à les recevoir !

De tels exemples, et la multitude d’autres que chacun d’entre nous peut aligner, font hurler d’un rire triomphant nos ennemis envahisseurs, qui crient déjà victoire, et pleurer de rage ceux d’entre nous qui croient encore aux valeurs occidentales.

Comment donc l’européen convaincu que je suis juge-t-il le Brexit et, accessoirement, la position de la Suisse et celle de la Norvège ?
Avant de répondre enfin, qu’on me permette d’exprimer ce qui pour moi est souhaitable pour l’Europe.

Je veux une Europe où, pour les sujets essentiels touchant à la liberté et l’égalité individuelles ainsi que la protection des personnes et des biens, il n’y ait qu’une loi. Que cette loi soit sous la garde d’une justice vraiment indépendante ne reportant qu’à une haute court issue de ses membres. Que ses magistrats ne puissent en aucun cas être partisans et donc qu’ils ne soient affiliés à aucun syndicat ni surtout aucun parti sous peine d’exclusion immédiate et définitive. La seule fréquentation par eux de membres de telles organisations doit être considérée comme hautement suspecte. Tout citoyen européen doit pouvoir s’adresser à cette justice s’il se considère agressé. L’accueil qui lui sera fait doit être sans rapport avec les moyens qu’il pourra déployer pour cela. Une justice donc qui ne punisse pas plus durement un bon citoyen, qui se sera défendu contre un agresseur ou aura refusé le règlement d’une amende indue, qu’un barbare multirécidiviste pris la main dans le sac de son dernier méfait.

Je veux une Europe où la fiscalité soit unifiée et ne soit plus confiscatoire nulle part. Où une seule banque centrale régisse une seule monnaie. Où un seul budget européen remplace les budgets nationaux. Où le budget de fonctionnement ne puisse pas être couvert par l’emprunt. Où les éventuels emprunts pour équipement, s’ils sont inévitables, ne puissent être souscrits que dans la monnaie européenne et prioritairement auprès de particuliers ou banques européennes. Où les achats hors Europe de matières premières, services ou autres produits, soient réalisés dans la monnaie européenne. Où aucune instance, association ou autre entité ne bénéficie de subvention sans sanction populaire.
Je veux une Europe où la consultation populaire soit la base de la politique. Où les professionnels de la politique soient en nombre aussi restreint que possible. Où leurs émoluments et avantages soient à la décision populaire. Où ils ne puissent pas décider eux-mêmes sur les sujets concernant leur propre intérêt et tout spécialement ne puissent en aucun cas s’accorder une auto amnistie. Où aucun remboursement de ‘frais de campagne’ ne puisse intervenir sur les fonds publics. Où nul condamné par la justice pour quelque raison que ce soit ne puisse entrer ou demeurer en politique. Où nul mandat ne puisse être renouvelé plus d’une fois. Où nul fonctionnaire ne puisse se présenter à une élection sans avoir au préalable démissionné de son poste sans espoir de retour.

Je veux une Europe où les fonctionnaires soient aussi peu nombreux que possible, uniquement chargés de la mise en exécution des lois et décisions politiques dont la mise en œuvre est à confier par eux à des entreprises privées européennes. Leur recrutement ne doit être qu’occasionnel et principalement opéré au sein des retraités encore actifs qui le souhaitent. Où le lobbyisme soit considéré pour ce qu’il est : une corruption.

Je veux une Europe où les forces de sécurité (police, armée) soient sous commandement unique et ne dépendent pas d’un commandement américain à travers ce ‘machin’ qu’est l’Otan lequel nous force à une liaison hors nature avec les islamistes turcs et nous oppose sans raison à nos amis russes ou chinois. Une Europe toute entière protégée par la dissuasion nucléaires que nous détenons. Une Europe qui cultive les meilleures relations avec les autres grandes puissances civilisées : Chine, USA et Russie. Mais une Europe qui identifie, et s’impose à, ses ennemis déclarés, notamment les barbares qui se reproduisent sans frein dans leurs pays sans ressources et ne visent qu’à nous submerger et soumettre.

Je veux une Europe où les lois sociales servent uniquement les européens occidentaux. Où elles ne puissent pas favoriser les étrangers ou les européens récents non occidentaux qui ne visent ouvertement qu’à nous exploiter avant de nous soumettre à leur barbarie et nous agresser de pratiques condamnables par nos idéaux occidentaux. Où les aides accordées au nom du Social ne le soient jamais sous forme financière mais uniquement pratique (logement, nourriture, habits). L’acquisition de finances étant seulement possible par participation à la production. Où aucun syndicat de salariés n’émarge aux budgets publics qu’ils soient européens ou locaux et qu’ils n’y ait aucun (délégué syndical) privilégié au sein des entreprises.

Je veux une Europe où une langue commune soit rapidement imposée et que cette langue soit l’anglais. Non pas parce que c’est la plus poétique, ni la plus précise, ni la plus jolie, ni la plus n’importe quoi, mais parce qu’elle est rapide et facile à apprendre pour la lire et la baragouiner. Tout spécialement parce qu’il n’y a déjà plus le choix. Cet anglais est à enseigner dés le jardin d’enfant et le primaire, et surtout pas une autre langue porteuse de barbarie. Une telle langue véhiculaire ne signera pas plus la fin des langues locales en Europe que l’allemand officiel n’a supprimé les dialectes locaux.

Voilà pour quelques points essentiels l’Europe que je veux et que l’UE n’est pas. Tout ce qui s’en approche est bienvenu. Tout ce qui nous en éloigne est condamnable. À l’opposé de ce que l’on pourrait croire ce n’est qu’une telle Europe occidentale qui garantira le maintien de notre identité et nos particularités françaises, enfin protégées par la nouvelle puissance dans laquelle elles se tiendront, au sein des autres grandes nations et face aux menaces barbares. Cette Europe ne sera pas fondée sur le modèle américain ou russe ou chinois, mais sur la base de cette civilisation occidentale que nous avons créé et qui seule nous convient.
Bien des lecteurs, vont crier au populisme comme les y engagent le pouvoir en place. Oui, pour moi, étymologiquement, démocratie et populisme sont synonymes. La différence entre les deux c’est que l’usage a consacré dans la démocratie, telle qu’elle est pratiquée chez nous, la prééminence (pour dire le moins) d’une ‘classe’ politique auto proclamée et d’une classe de fonctionnaires auxquelles tout est permis et tout spécialement le mépris de ceux qui n’en font pas partie. Le système ainsi mis en place ne tourne dorénavant que pour eux et ce n’est certainement pas eux qui iront donc le remettre en cause. Alors l’Europe que j’appelle de mes vœux ne veut rien avoir à faire avec ces classes honnies et si l’un quelconque de leurs membres approuvait mes vœux, j’aurais l’impression de m’être trompé ou d’avoir laissé quelque part un accès à ces profiteurs. Si tout cela vous paraît irréaliste, l’homme étant ce qu’il est, je suis assez d’accord. Mais il est temps de citer Guillaume d’Orange qui, alors qu’il combattait pour l’indépendance des Pays Bas contre tout espoir et finalement y réussit, a su dire : ‘Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.’

Quid du Brexit alors ? Nul ne sera surpris de m’entendre y applaudir des deux mains mais sans illusion. Le Royaume Uni vient d’avoir raison, comme la Suisse et la Norvège ont raison depuis le début. Pour vous convaincre qu’il ne changera pas grand-chose observez donc l’effectif actuel des fonctionnaires européens et ce qu’il sera après la soi disant ‘sortie’ du Royaume Uni. Plus de dix pour cent de la population de l’UE en sera sortie mais pratiquement pas un fonctionnaire européen ne quittera sa fonction. Si, peut être quelques anglais et encore ce n’est pas sûr. A moins qu’on ne remplace les anglais que nous aimons et qui nous aiment par les turcs islamistes qui haïssent tout ce que nous sommes.

Il ne faut plus laisser cet UE s’enferrer dans ses erreurs, dans son incapacité d’apporter des solutions aux problèmes qui se posent aux européens occidentaux et dans son entêtement à créer sans cesse de nouveaux problèmes dont on se passerait avantageusement. Il ne faut tout simplement plus que l’UE se croit et se laisse croire l’Europe. L’Europe c’est tout sauf ce ramassis de profiteurs et d’incapables nocifs. Lorsqu’on nous dit que les forces de sécurité sont liées par de multiples accords qui leur permettent d’agir ‘comme si’ elles étaient unifiées, nous sommes dans le kitch de la sécurité. Lorsqu’on a mis en place un ‘Euro’ sans unifier la fiscalité, le budget et le social, on est dans le kitch monétaire. Lorsqu’on nous dit qu’additionné, le nombre de médailles gagnés par les sportifs de pays de l’UE est supérieur à celui de n’importe quelle grande nation, on est dans le kitch comparatif. Sans s’étendre plus sur les multiples exemples qu’une minute de réflexion nous permettra d’identifier, il nous est facile de choisir : voulons nous du kitch ou de l’authentique ? Moi j’ai choisi. Certains se sentiront en phase avec telle ou telle partie de ce choix mais préféreraient ne pas adhérer à certaines autres. Je crains bien qu’il ne soit possible que de prendre tout ou rien mais il reste possible d’en discuter, pas trop longtemps cependant.

Beaucoup d’entre nous aspirent à un renouvellement de l’offre politique. Il est temps de situer le changement souhaité au niveau européen et non plus national. Nous savons que les pouvoirs en place et ceux qui aspirent à les remplacer sans autre changement ne rendront pas volontairement les armes. Nous savons que les électeurs, assommés de propagande et de plus en plus représentatifs d’intérêts qui ne sont pas les nôtres bien compris, ne sont pas fiables pour les remettre en cause. Que reste-t-il donc ? Hélas seulement le complot et le coup d’état. Pacifiques, autant que faire se peut, nous ne sommes pas des barbares nous ! Mais ces actions sont à conduire au niveau européen, pas au simple niveau national. C’est une ambition qui vaut qu’on s’y consacre, me semble-t-il, surtout si c’est difficile. Souvenons nous de Guillaume d’Orange.