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Viol et ado consentant : j’ai du mal à comprendre Finkielkraut

S’il y a des adultes qui se comportent comme des enfants, des inconscients, il n’y a pas d’enfants qui se comportent comme des adultes éclairés et en pleine conscience.

Faire une différence entre enfant et adolescent mineur, relève d’un sophisme navrant. Ce qu’a fait Alain Finkielkraut qui était l’invité de David Pujadas dans une émission sur LCI lundi 11 janvier. (Source)

Qu’a-t-il dit ce « philosophe » sur l’affaire du viol d’un enfant de 14 ans, le fils de Bernard Kouchner, qui a défrayé la chronique et a bousculé le confort de cette gauche bien singulière, ou plus exactement cette gauche issue de 1968 totalement pourrie ? « La justice recherche le cas dans sa singularité. » Est-ce que le viol serait une simple singularité ?  « Qu’on n’a pas les éléments et quand on essaye de le faire, on se demande s’il y a eu consentement ou une forme de réciprocité« . Réciprocité ?

L’enfant forcé et violé serait « peut-être » un coupable consentant au même titre que le violeur ?  Faisant un constat curieux en concluant « et on vous tombe immédiatement dessus ». Est-ce choquant que l’on tombe sur le violeur d’un enfant de 14 ans qui a été abusé sexuellement pendant 3 ans ?  

Le journaliste David Pujadas est choqué et rappelle une évidence, « Parce qu’on parle d’un enfant de 14 ans« . Alain Finkielkraut ne voit pas cette analyse du même œil que David Pujadas et semble-t-il, l’ensemble des Français ayant une certaine idée de la moralité et des interdits sociétaux, à commencer par des interdits comme l’inceste, le viol, ou le cannibalisme.

Il y a eu un inceste, juridiquement parlant. Il y a eu un inceste sur un enfant dont le violeur avait la charge éducative de celui-ci.

Alain Finkielkraut corrige immédiatement le présentateur en affirmant qu’on « parle d’un adolescent » et que « ce n’est pas la même chose« . Il poursuit : « Même pour spécifier le crime, il faut savoir s’il y a consentement ou non. Quand vous cherchez la spécificité, on vous accuse de complicité de crime« . Réalisant sans doute qu’il va choquer, il affirme qu’Olivier Duhamel a commis « un acte répréhensible. Ce qu’il a fait est très grave, il est inexcusable » avant de préciser être « contre un lynchage généralisé » et de conclure par « il n’y a pas d’omerta« . Ce dont je doute, particulièrement sur l’existence d’une omerta.

Alors donc, pénétrer de force ou par ruse, la bouche, l’anus, ou le sexe d’une jeune fille sans son consentement ouvert, parce qu’il/elle serait adolescent, ce n’est pas la même chose ? Effarante démonstration.

  • Bien sûr que l’inceste et/ou violer un enfant de 14 ans sont des crimes qui ne sont pas excusables.
  • Bien sûr que c’est répréhensible sur tous les plans, et, non, il n’y a aucune excuse à vouloir chercher un éventuel « consentement » d’un enfant sous l’emprise d’un adulte.

Alain Finkielkraut est contre le lynchage d’un violeur. Cela en dit long sur cette morale à deux balles diffusée par cette gauche à l’affût du moindre faux pas de représentants d’une droite, nationale ou non.

S’il y a des adultes qui se comportent comme des enfants, des inconscients, il n’y a pas d’enfants qui se comportent comme des adultes éclairés et en pleine conscience. Olivier Duhamel est un salaud et tous ceux qui l’ont su, à un moment ou un autre, sont des jean-foutre.

Se trouver des excuses sous le prétexte que la victime ne voulait pas que cela se sache est un peu facile, comme le fait en quelque sorte Jacques Séguéla. Chantre de cette gauche mitterrandienne, vivant dans un hôtel particulier à Neuilly sur Seine, et prétendant ne pas faire partie de cette clique de gauchistes friqués prenant leurs vacances sur la côte d’azur.

Ce Séguéla affirme que Bernard Kouchner était « pratiquement en pleurs ». Dans cette vidéo vous pourrez constater que ces propos, par son attitude, son regard soit détourné ou quasiment fermés et par sa diction, ne sont guère convaincants pour soutenir un Bernard Kouchner, son soi-disant ami de 40 ans, qui n’aurait été mis au courant qu’en 2011 alors qu’il était Ministre des affaires étrangères.

Qu’a-t-il fait pour intervenir en tant que Ministre, afin d’interdire au minimum à un Olivier Duhamel, l’accès à tous les médias et tous les postes dans lesquels ce violeur exerçait son expertise ? Nous avons pu voir dernièrement cet Olivier Duhamel, sur une chaîne de télévision, donner son avis sur un Donald Trump qu’il trouvait indigne d’exercer son mandat de Président des USA. Indigne disait-il ? C’est sidérant…

Il y en a vraiment marre de ces défenseurs de violeurs, et de ces incestueux venus de cette gauche infâme donneuse de leçons.

Monsieur Frédéric Mion est le directeur de Sciences Po. Il savait tout sur Olivier Duhamel, ce qui ne l’a pas empêché de dire à ses élèves tout le bien qu’il pensait du professeur Duhamel à la rentrée 2020 des étudiants de Sciences Po. Voici ce qu’il leur a dit: « Vous êtes en de très bonnes mains (sic), celles du professeur Duhamel, que je m’honore de considérer comme un maître, mais surtout comme un ami ». Depuis, Frédéric Mion explique qu’il n’avait pas « percuté », il prend la faute sur lui tout en se gardant de démissionner (pas fou !) malgré le tollé. (Source)

Madame Élisabeth Guigou, ancienne garde des Sceaux, socialiste tendance gauche caviar, féministe déclarée, était à la fois une des intimes de Dominique Strauss-Kahn et de la famille Duhamel. Elle est maintenant présidente de la « commission sur l’inceste et les violences sexuelles contre les enfants ». Ce qui fait dire à certains, que c’est un peu comme si on demandait à un boucher d’enquêter sur les méfaits du régime végétarien. Amie de la famille Duhamel, elle a bien dû sentir l’atmosphère ambiante qui régnait sur cette famille.(Idem)

Chaque jour, des voix de victimes de viols se font entendre comme celle du sculpteur Laurent Foulon qui raconte avoir été violé par le plasticien  Claude Lévêque dès l’âge de ses 10 ans et jusqu’à ses 17 ans, au milieu des années 1980. Un autre de ces donneurs de leçons crachant sur le drapeau national en son temps. (Source)

Pour finir, cette Françoise Dolto, l’égérie éducative de la gauche, la mère de Carlos le chanteur qui, dans une interview à Choisir en 1979, n’était pas, loin de là, scandalisée par l’inceste. C’est elle qui a banni l’éducation traditionnelle, la morale et qui est toujours la tête pensante de tous ceux qui nous font la morale sur l’éducation des enfants qu’ils ne faut pas « traumatisés ». Se dire que des centres sanitaires sont à son nom, comme  à Puteaux et ailleurs, peut nous donner à réfléchir sur les dégâts de cette gauche moraliste.

Il y a vraiment des moments où ces responsables, issus de cette gauche infâme soixante-huitarde, feraient mieux de fermer leur gueule !

Gérard Brazon