La violence ne résout rien… surtout en politique

coupdepoingNotre dernier article sur les violences commises par un nervi ultra-catholique sur le parvis de l’église Sainte-Rita a donné lieu à une polémique chez certains lecteurs qui y ont vu de la complaisance de notre part envers ceux qui agressent les Chrétiens dans leur propre pays. Il n’en est rien. Mon propos est au contraire de plaider pour un combat sain contre ce que devient la France. Cependant, j’ai la faiblesse de croire que la violence (gratuite ou non) ne peut que desservir notre cause auprès des médias et de l’opinion publique.

En cinq millénaires d’histoire, la politique a été beaucoup émaillée de violences : des guérillas au terrorisme, en passant par les assassinats politiques et les émeutes. Le dernier exemple est le meurtre de la députée britannique Joanne Cox, tuée le 16 juin, une semaine avant le référendum qui a vu la victoire du Brexit. Elle rejoint ainsi la liste des personnalités victimes de violences motivées par des raisons politiques : Jules César, Lincoln, Jaurès, Gandhi et bien d’autres…

Car à une certaine époque, prendre la vie d’un personnage politique, déclencher une guérilla ou commettre des exactions au nom d’une cause politique, c’étaient là des manières  de s’opposer au pouvoir en place, ou au contraire, une garantie pour le pouvoir de se débarrasser de ses opposants. Les guérilleros d’Amérique latine, ainsi que les anarchistes russes du XIXème siècle, bénéficiaient d’un large soutien populaire, le peuple ne semblait pas être scandalisé par les exactions de ceux-ci.

Entretemps, les choses ont changé. La mentalité guerrière a disparu de la pensée occidentale, laissant place à l’humanisme et au pacifisme. La vue du sang répugne à l’Occidental qui détourne immédiatement le regard. Sous couvert de « civilisation », c’est une dévirilisation de nos hommes qui s’est opérée. L’élément masculin qu’est la force a été remplacé par l’élément féminin du droit. Les valeurs émotionnelles ont également changé: l’audace, l’impassibilité et l’abnégation, autrefois louées comme des valeurs guerrières, sont aujourd’hui perçues avec moquerie, voire avec méfiance. On leur préfère l’écoute, la compassion, l’émotivité, des valeurs considérées jadis comme féminines.

Lorsque, aujourd’hui, une action « violente » est commise, les feux des projecteurs se braquent immédiatement sur l’auteur et la victime: l’un étant forcément décrié et l’autre suscitant forcément de la compassion. Ainsi, lors de l’affaire Méric, l’enquête n’avait pas encore été bouclée que les médias ont décidé de faire d’Esteban le méchant néonazi et de C. Méric le gentil idéaliste fauché par le fanatisme… Il va de soi que cela a entaché quelque peu la réputation du camp patriote auprès de l’opinion française. Tout comme le meurtre de masse commis par Breivik s’est avéré dommageable pour son parti qui est aujourd’hui presqu’à l’agonie.

Avec une pointe de cynisme, nous dirons que s’en prendre à un individu ou à une communauté, c’est le meilleur moyen de lui faire de la publicité et de s’attirer l’opprobre de l’opinion publique immédiatement saisie de compassion, comme c’est arrivé à Orlando, suite à l’attaque du bar gay: il est très difficile aujourd’hui de critiquer la communauté LGBT dans cette ville. C’est d’ailleurs là que réside la force des diverses associations affirmant « défendre les minorités » qui agissent (parfois de manière provocante) au nom de souffrances vécues par eux ou leurs ancêtres (génocides, esclavage, colonisation, persécutions en tous genres…) Sans même évoquer la notion morale, il est stratégiquement impensable de s’attaquer à eux de manière violente : ce serait un suicide politique.

Non, décidément, la violence ne résout rien. Surtout en politique. Surtout à notre époque où le sang fait s’évanouir les plus braves. Surtout, si cette violence vient de notre part. Car n’oublions pas que les médias ne sont pas nos amis. Un terroriste islamique pourra tuer, violer et s’adonner à toutes sortes d’exactions sans que cela n’entache l’ensemble des Musulmans. Des  politicards et des intellectuels rappliqueront même pour rejeter l’amalgame et nous parler d’un « déséquilibré » qui aura détourné le message « d’amour et de tolérance » qu’est le Coran. Mais si par malheur un de nos gars pète un plomb et s’en prend de manière violente à un individu ou à une communauté, les merdias auront beau jeu d’en faire leurs choux gras en pointant du doigt l’ensemble de notre camp, ce, avant même la fin de l’enquête. Et nous aurons perdu dix points dans les intentions de vote, même si l’enquête blanchit par la suite l’auteur présumé des violences…

Alors, que faire? Faut-il « tendre l’autre joue » selon l’expression consacrée? Que nenni! Entre le skinhead amateur de baston et la tapette soumise, il y a un juste milieu que le bon sens devrait nous indiquer. Le combat que nous devons mener est avant tout celui de l’exemplarité. Souvenons-nous que les médias guettent le moindre de nos dérapages verbaux ou physiques, pour nous discréditer. Soyons en règle avec la loi et ne nous avisons pas de jouer à Zorro. Pratiquons les sports de combat pour nous défendre et défendre nos compatriotes, mais jamais pour attaquer. Aiguisons plutôt nos esprits en guise de poignards et menons un combat spirituel et intellectuel. Soyons des poètes et des militants prêts à agir le moment venu.

Nicolas Kirkitadze

image_pdf
0
0

14 Commentaires

  1. Je suis du même avis , (sauf pour l’expression « tapette », les homos n’étant pas plus lâches que les autres.)
    Une bavure et c’est fini pour 2017. Quand je dis « bavure » je parle d’assassinat, pas de destruction de biens inertes. En Corse, heureusement, il n’y pas eu de blessés graves ni de morts sur la plage.

  2. la mentalite guerriere a disparue en occident ? meu non meu non voir clubs de rugby gays et battle of the nations prague2015 ou wolin viking festival une petite chasse au sanglier a l epieu ? VOIR VIDEO DE LA JEUNE FILLE AVEC LE SANGLIER ECT ECT OUUUUUU C EST VIOLENT ET SITE FAITS DIVERS EN FRANCE

  3. Non content de votre premier article, vous en remettez une couche. Et encore des bla bla , des réunions des colloques,de la discussion au fait avec qui ???
    Qu’un catho barbu qui priait sans embêter personne , règle son compte à un noir qui se foutait de leurs gueules , ça , vous ne le supportez pas. Mais combien de Français sont prêts à faire de même? Vous parlez de la peur du sang qui coule ? Mais qui en a peur ? Vous sûrement , et quelques « dialoguistes » avec vous .
    Les Français « sansdents » en ont marre , allez vous enfin le comprendre ? Je pense que l’étincelle viendra de Corse car eux au moins ont des c… et ils entraineront la masse de ces Français du continent qui n’attendent que ça. Car à mon avis le temps des « bla bla » est dépassé , reste le temps de l’action et tant pis si la France ressemble au Liban , mais croyez le bien ça ne durera pas longtemps.

  4. Vous n’avez convaincu je coure acheter des bougies,des doudous et m’abonne à Rmc et Bfm et regarderais C dans l’air tout les jours
    Vive l’information libre et indépendante

  5. Prêts à agir le moment venu ? Et il n est pas venu ? C est qui qui le décidé toi ?

    • Tu combats le Bataclan Nice ou les couleurs de têtes en écrivant des articles,?bizarre…tu vas compter les morts longtemps?etrange

  6. La violence est utilisé contre le peuple,violence économique par le chômage,violence meurtrière par les attentats, violence religieuse par les burkas. et burkinis ,violence culturelle par l’abetissement et l’acculturation, violence politique par la confiscation des droits par l’UE.
    Les français ne peuvent répondre n’importe comment .La violence est légitime dans certains cas .elle doit être utilisé en pesant les avantages et les inconvénients. Il faut agir avec intelligence .la violence est un outil trop dangereux à qui ne sait pas la maîtriser.

  7. Tiens, j’oubliais : regardez sur cette même page la photo de cet homme qui s’est fait casser la gueule. Il n’y a eu aucune répercussion car comme vous le dîtes, c’est eux qui tiennent les médias. Et surtout que nous, nous ne savons pas exploiter nos martyrs. Il faut manifester et brandir les photos de nos martyrs et faire du tapage pour que ça passe dans les médias. J’ai été vraiment déçu en voyant qu’un jeune sympathisant FN, qui lui s’est fait assassiner, n’a reçu qu’un petit twitt en hommage. Il faut honorer nos morts. J’espère que vous n’allez pas bloquer mes comm. cette fois.

  8. Tandis que le fait de ne pas réagir les décourage et les démoralise. Regardez par exemple l’affaire corse à quel point a donné de l’assurance et remonté le moral des français. Ils sont devenus un exemple de résistance à suivre. Finis les considérations du genre: il ne faut pas verser de l’eau au moulin des gauchos. Maintenant, c’est : la raison du plus fort est toujours la meilleure!

  9. Je ne suis toujours pas d’accord avec vous. Je pense que les gens sont de moins en moins influencés par les merdias et qu’ils se font leur propre opinion. A cause du ras-le-bol, je pense que beaucoup de gens approuvent de plus en plus ce genre d’acte qu’ils considèrent comme défensifs. En ce qui concerne les gauchos, on s’en fout de ce qu’ils pensent, car quoi que l’on fasse, ils diront que nous sommes violents…. Je pense qu’ils faut montrer que les patriotes sont forts et que qui s’y frotte s’y pique. Les islamo-gauchos sont des lâches, fort devant les faibles, faibles devant les forts. Ils faut leur montrer qu’on est les plus fort. Ils se feront petits. Souvenez-vous récemment, en Belgique, les patriotes se sont réunis et ont perturbé un rassemblement gauchos et y ont distribué des baffes. Et les gauchos ont fermé leur gueule et se sont fait petits. Et je pense que ce genre d’acte rassure les gens et leur donne confiance: « si on veut, on peut les battre. » Tandis que… à suivre

  10. En fait une réponse de nature appropriée à une menace de même nature est compréhensible, la vendetta n’est pas toujours injustifiée: tu me cognes je te cognes, tu me menaces , je te vire manu militari, un peu comme le font les corses chez eux.
    Quand il n’y a pas de légitime défense et qu’un coup part gratuitement je ne vois pas bien le résultat.
    Deo Gratias , je veux bien, mais un énergumène qui fait du scandale peut être éloigné , pas la peine de lui en décocher une.
    Je suis moi même de tradition chrétienne, plutôt orthodoxe, nous ne faisons pas de prières de rues, nous respectons l’espace public, mais nous savons aussi prendre les armes pour nous défendre: mais je dis bien pour nous défendre.
    Cela dit c’est plus facile à dire quand on voit ce que l’UCK a fait des églises du Kosovo et Métochie.
    Ce n’est pas la violence la réponse, mais la vraie force et la conviction, la force y compris armée, mais armée aussi du droit est quand même nécessaire.

  11. C’est sûr, la violence ne résout rien… Mais putain que ça soulage !

  12. Le premier article de M.Kirkitadze était intéressant et j’en partage une partie, il est bon d’alimenter un débat nécessaire sur le sujet, autant j’approuve la réaction du chauffeur de bus palermitain qui riposte magnifiquement bien à l’agression d’une racaille , autant je trouve la torgnole du catholique qui attend du coin de l’oeil qu’un trublion s’approche pour lui en décocher une belle gauche improductive et ambiguë.
    Si le trublion s’approche et crée un trouble en parlant, vociférant, énonçant des propos insultants il est logique qu’il soit écarté , si c’est simplement un noir qui passe et qu’il s’en prend une sans raison valable , alors là bravo pour la communication.Imaginez l’effet sur un père de famille antillais ou africain d’ailleurs, également catholique qui ne fait que passer, bravo!

    • Je ne pense pas que c’était juste un passant. D’après ce que j’ai entendu, il y a eu provocation. Ce qui me semble plus logique. Ça m’étonnerait que le gars entrain de prier se soit dit: Tiens, voilà un noir qui passe! je vais lui mettre un pain dans la tronche!

Les commentaires sont fermés.