Violences à l’école : le refus d’imposer la loi

Publié le 17 avril 2019 - par - 15 commentaires - 1 351 vues
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Le Figaro du 14 /04/2019 nous informe, via l’AFP, qu’un ancien élève du collège Elsa Triolet, exclu deux ans auparavant, est entré jeudi après-midi avec deux autres jeunes et qu’ils ont « tiré avec un pistolet à billes en direction d’une enseignante », a expliqué une source proche de l’enquête. « L’enseignante n’a pas été blessée. L’adolescent a été interpellé peu après et placé en garde à vue. Il a été présenté dimanche à un juge des enfants, écrit le journaliste du Figaro.

Le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer a aussitôt publié sur Twitter : « Nous soutenons toute la communauté éducative du collège Elsa triolet et l’enseignante qui a été agressée, en cette fin de semaine. Toutes les mesures de protection et de sanctions sont prises avec @AcCréteil. Le premier principe de la République et de son école est le droit. »

Merci à monsieur le ministre de nous le rappeler car, au vu de ce qui se passe au sein des établissements scolaires et dans la société en général, nous avions presque oublié cette règle élémentaire et pourtant fondatrice de l’État de droit : la protection des biens et des personnes (dans le même journal nous apprenons que le service des urgences de l’Hôpital Saint-Antoine à Paris vient de se mettre en grève illimitée en réponses aux agressions des personnels soignants…).

Non seulement le ministre fait un vague rappel à la loi mais il assure de son soutien le personnel enseignant et la victime de cette agression. On pourrait penser que la loi, si elle était bien intériorisée et bien appliquée, devrait dissuader d’un tel passage à l’acte ; or, nous parlons de violences scolaires depuis plus de quarante ans, violences inouïes, impensables à l’époque de ma scolarité. Non seulement les violences scolaires se sont multipliées mais elles deviennent de plus en plus en plus graves et mettent la vie des personnels enseignants et celle des élèves en danger.

Tout se passe comme si cette violence était un fait évanescent mais inévitable, une sorte de pente irrésistible dont on ignore les causes. C’est un trait de notre époque contre lequel on ne peut pas grand-chose. Il faut faire avec.
Alors, à quoi bon rappeler l’État de droit, s’il ne peut plus agir, s’il est impuissant devant cette violence qui ravage notre société ?
Peut-être que, précisément nous ne sommes plus dans un État de droit ? Car on ne peut à la fois en appeler aux devoirs régaliens de l’État et abandonner à la violence des institutions dont il est garant. Pourtant, les lois existent, on en invente même chaque jour de nouvelles, comme celle d’interdire la fessée ! Les parents qui donnent une fessée à leur enfant deviennent des justiciables. Les parents sont-ils pour autant des bourreaux d’enfants ? La fessée n’est sans doute pas la meilleure solution en matière d’éducation mais elle peut se montrer efficace ! Des générations d’enfants ont reçu au moins une fessée dans leur vie et ne s’en sont pas portés plus mal ! C’est pourquoi il est surprenant de voir l’État impuissant dès lors qu’il s’agit de délits avérés et qui relèvent de la justice.

Sommes-nous encore dans un État de droit ?

On peut en douter et cela pour plusieurs raisons :
L’élève délinquant bénéficie d’un préjugé d’angélisme pénal qui fait de lui une victime avant d’être un délinquant. Victime de la société inégalitaire, victime de ses origines de race ou de religion, victime de son milieu familial.
Puisqu’il est d’abord une victime, il a droit à des circonstances atténuantes, donc un traitement de faveur. Ses actes découlent forcément de son ignorance des lois et des mœurs de la société d’accueil (s’il est d’origine étrangère).

La société étant imparfaite et souvent injuste, a-t-elle de ce fait le droit de condamner ceux qui s’égarent ? Avant de juger et de condamner, ne faut-il pas donner une chance au délinquant de se rattraper ? De laver sa faute ? Ne faut-il pas lui offrir la possibilité d’une rédemption ? Un élève qui frappe brutalement ses camarades, qui insulte son professeur ou lui donne des coups ne déverse-t-il pas le trop-plein de colère qui l’étouffe parce qu’il a obtenu une mauvaise note ou parce qu’on l’a regardé de travers à la récré ? Depuis des années, dans les établissements scolaires, les enseignants sont appelés à ne pas punir, à essayer de comprendre les raisons de la violence des uns et des autres, à trouver des excuses aux actes délictueux, à justifier la moindre punition devant une hiérarchie généralement soucieuse avant tout du « pasdevagues » ! Car nul n’ignore que l’avancement d’un chef d’établissement se joue sur sa capacité à tenir son établissement hors de tout dérapage, de tout problème fâcheux risquant d’atterrir sur le bureau de l’inspecteur d’académie.

Un bon chef d’établissement n’a pas de problème avec son établissement, de même qu’un bon professeur ne renvoie pas d’élève perturbateur de sa classe même s’il doit sacrifier ceux qui veulent apprendre et travailler. Au cours de ma carrière, j’avais entendu une collègue raconter qu’elle avait été traitée de pute par un élève. Elle s’en était plainte au chef d’établissement qui lui avait répondu : « êtes-vous certaine d’avoir bien entendu ? » Il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre, c’est bien connu !

Autrefois, la discipline scolaire « tombait » sur l’élève contrevenant sous la forme d’une punition. Il y avait un surveillant général pour faire régner la loi. Le plus souvent, on craignait le « surgé ». Ce système pouvait présenter certains excès, mais il avait le mérite d’être clair et surtout de décharger le professeur d’un tête à tête avec l’élève indiscipliné. On savait que l’enseignant était là pour faire cours et non pour « gérer les conflits » comme il lui est demandé aujourd’hui. On a remplacé le surveillant général par le conseiller d’éducation et c’est là que les choses se sont détériorées. Comme son nom l’indique le conseiller n’est plus là pour appliquer la loi disciplinaire. Sa mission est de se rapprocher des élèves, de se mettre à leur l’écoute, de se montrer compréhensif. Le conseiller d’éducation éduque, et à cette fin, il prend en compte le milieu social de l’élève, sa psychologie, enfin tout ce qui peut « expliquer » sa violence, son refus de travailler, ses injures et agressions diverses. Et puis, comme chacun sait, l’adolescence est un moment difficile à passer ! On pourrait ajouter que la petite enfance aussi puisque la violence à l’école s’est répandue jusque dans les classes primaires, voire maternelles.

Désavoué bien souvent par sa hiérarchie, l’enseignant se retrouve à traitement égal face à l’élève qui l’a insulté ou frappé. Le conseiller d’éducation peut alors se transformer en avocat de la défense. Du reste, il prend souvent la déposition de l’élève avant celle du prof ! Ainsi, l’autorité parentale déjà mise à mal dans les familles se poursuit à l’école avec l’autorité bafouée de l’enseignant ! Ajoutons que de ce fait, la dignité de l’enseignant – dépositaire de l’autorité de l’État par sa fonction, est désavouée par l’excuse constante du jeune qui ne supporte aucune autorité. Nous voyons cela de façon constante dans les prisons. Avant d’être un délinquant ou un criminel, le prisonnier est d’abord un homme dont les droits restent inaliénables, même s’il a commis les pires crimes. Ainsi, la justice n’est plus rendue puisque les juges, surtout de gauche, pensent que la prison n’est pas la solution et qu’elle ne permet pas la réinsertion du coupable. Car on pense avant tout à sa réinsertion.

Ainsi la Justice ne protège plus la société de ses ennemis mais se préoccupe davantage du bien-être du délinquant. Il se trouve que ce dernier est l’objet de toute l’attention du système judiciaire, afin qu’il soit réhabilité en tant que citoyen tandis que la victime, elle, reste victime à vie. On voit là un des aspects de la perversion des droits de l’homme tels qu’ils ont dérivé dans notre société post-moderne. Ceci explique aussi que la France ou plutôt son gouvernement actuel veuille rapatrier les djihadistes afin de les juger sur son sol – pour qu’ils échappent à une peine de mort probable en Irak. Les crimes commis, aussi atroces soient-ils, ne sont donc pas pris en compte pour ce qu’ils sont, des crimes abjects, et les égorgeurs restent français, c’est-à-dire nos concitoyens, eux qui vomissent la France et sont coupables de haute trahison en allant combattre nos valeurs sur la terre du califat !

Les renoncements de l’État de droit

Le problème de la violence à l’école révèle le renoncement de l’État de droit à faire en sorte que la majorité des élèves puisse étudier dans des conditions saines. Pour cela, il fallait abattre l’école sanctuaire. L’école est devenue non pas un lieu d’apprentissage et de transmission des connaissances mais une vaste garderie où l’on tâte de l’interdisciplinarité à tous les étages… L’école accueille, comme une colonie de vacances. Elle se veut ouverte sur la vie. Elle expérimente toutes sortes de pédagogies – la pédagogie remplace les contenus – afin de divertir les élèves qui s’ennuient forcément lorsqu’il s’agit d’apprendre ce qu’ils ne connaissent pas.
C’est l’école républicaine qui a livré ses enfants à l’analphabétisme, à l’inculture et aux piteux résultats des évaluations internationales (rapport Pisa).

Lorsque le ministre de l’Éducation déclare : « Nous soutenons toute la communauté éducative du collège Elsa Triolet et l’enseignante qui a été agressée » et promet des mesures de protection etc., il ne fait pas que répéter ce que l’on entend à chaque attentat, il se positionne au niveau compassionnel des marches blanches. Il joue la carte de l’émotionnel. L’acte délictueux est ainsi relégué au second plan. Ce n’est pas ce qu’on attend du ministère qui, bien au contraire, ne doit pas subir mais prévenir toute forme de violence à l’école, surtout quand elle devient endémique. Et pour cela, prévenir c’est sévir !

Ce faisant, il démontre qu’il est impuissant, que l’État est impuissant à régler le problème de la violence, de la même façon que l’État accepte les zones de non-droit sur le sol français, c’est-à-dire qu’il accepte d’être amputé d’une partie de son territoire livré à une autre juridiction : la charia. Mais il est important de noter que cette impuissance est voulue et qu’elle est le fruit d’une politique délibérée. Évidemment, il n’est pas question d’analyser les causes de la délinquance ni de nommer ceux qui propagent la violence. Car nous en sommes toujours au « pasd’amalgame ». Parce qu’ils n’ont rien anticipé, rien prévu, les gouvernements successifs depuis quarante ans ont refusé de voir les conséquences de l’immigration d’origine musulmane et ce faisant, ils ont ouvert les portes d’une guerre civile larvée qui ne le restera pas si rien n’est fait pour l’endiguer. Le peuple français n’a pas voulu ça ; il est devenu otage d’une politique aberrante, dangereuse, voire suicidaire.

L’incendie qui a causé d’immenses dommages à Notre-Dame de Paris, dommages qui nécessiteront des années de reconstruction, sonne comme un avertissement prémonitoire. C’est un symbole de la France, de son histoire avec pour origine la foi qui animait les bâtisseurs du Moyen Âge qui s’est consumé hier. Les Français, les Parisiens, croyants ou non-croyants ont été saisis d’effroi. Oui notre civilisation est mortelle. Elle l’est d’autant plus que nous lui avons tourné le dos et que nous ne savons plus distinguer le Bien du Mal puisque nous nous croyons tout permis. Reste maintenant l’espoir ténu que toute la vérité sera faite sur cet incendie.

Et, tandis que le feu se consume sur les restes de Notre-Dame, Christo rêve d’emballer l’Arc de Triomphe ! Une autre manière d’effacer un monument historique dédié à la gloire et au souvenir des soldats morts pour la France et de nous faire entrer plus avant dans l’ère du « tout est permis » !

Évelyne Tschirhart

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15 réponses à “Violences à l’école : le refus d’imposer la loi”

  1. Barry dit :

    Les commentaires de « GAVIVA » & « Aux enfants de Clovis » en bas des commentaires, ont résumé la réalité mieux que quiconque, tout est dit.

    On pourra nous emballer le poison dans l’idéologie « faut être cool »,
    ou la manipulation de la réal politique « c’est la mondialisation » ,
    voir nous mettre devant le fait accompli « maintenant il faut faire avec » ,
    cela n’y changera rien.

    Un viol n’a jamais fait un mariage d’amour, il est vain d’exiger de nous d’aimer ceux qui se sont imposés chez-nous après nous avoir expulsés de chez-eux.
    C’est aussi simple que cela !

    Les cas individuels « mon petit fils est métisse etc… » cela ne nous concerne pas, on ne dirige pas 40 millions de FR à la lumière des cas particuliers, les Africains ne se sont pas embêtés avec ça lors de la décolonisation.

    • Torpillator dit :

      « après nous avoir expulsés de chez-eux » … Oui en plus de la nuisance naturelle ..

      • Barry dit :

        Ce que je note c’est qu’on utilise très facilement la réductio ad hitlérum « si vous voulez qu’ils repartent vous faites comme Hitler »

        Mais en même temps quand les Africains ont proclamé « la valise ou le cercueil » personne ne les a comparés à hitler…. Bizarre non …

        « White privilège » comme diraient les copains Tim Wise et Pierre Haski….

  2. comtesse Ermesinde dit :

    Les professeurs sont transits de peur face aux petits Africains et l’inquisition multiculturaliste.
    A chaque cours ils affirment qu’ils ne sont pas nous et insistent grossièrement dessus, nés en France ou pas.

    Impossibilité de donner donner un socle national commun aux Africains occupant la France depuis plusieurs générations.

    Pour faire société il faut partager la même langue, la même histoire, le même socle religieux et culturel, et le même projet.
    Par conséquent les Africains ne font pas partie de notre société, ils ont rejeté tout ce qui pouvait les sociabiliser, y compris en étant nés en France.

    Ceux qui parlent de « guerre civile » sont sophistes, les Africains ne font pas partie de notre civilisation et ne l’ont jamais voulu en près d’un demi siècle .

  3. le Franc dit :

    faut dire qu’il y a un avant et un après ; -Nos gosses auraient fait le 10° ce qu’ils laissent faire aux arrivants arabo-africains depuis 30ans, pas un bahut ne les aurait acceptés après avoir été virés 3 fois, et quand je dis viré c’est quand ton bulletin de notes était inefficace, et la plupart du temps, il suffisait d’une seule altercation pour dire au revoir à ton lycée……comment ? oui, « nos » gouvernants Blancs ont toujours été impitoyables avec les Blancs, et l’esclavage appliqué était toujours dirigé contre les éléments du Peuple Blanc……donc faut pas s’étonner qu’ils continuent ainsi leur bonhomme de chemin ; résultat ? les Blancs sont devenus incapables de défendre désormais leur beefteack.

  4. gael dit :

    il faut stopper toute cette violence a l’école par des mesures fermes

  5. Enfants de Clovis dit :

    NOS COMPATRIOTES JUIFS ONT DÉJÀ COMPRIS.

    Seule solution… enlever nos gosses de l’Ecole de la République islamique de France.

    Parce qu’en plus de la violence des muzzs il faut ajouter l’islamo collaboration des enseignants.

    J’ai tour à tour refusé :
    Chorale de l’école !! Chanson de « Djamila », du « vivre ensemble », « contre le racisme », chanson « on est tous pareils » etc.
    Poèmes, cours de francais (oui, oui, la matière… CM2) !! Ali de Bassora, Zanzibar etc etc.
    Journée du patrimoine !! A la mosquée.
    Photo de classe !! 33 élèves… 3 blancs, dont mon gosse évidemment.

    Et je pourrais ajouter ETC ETC ETC.

    Voilà ce qui vous attend à la campagne d’ici moins de 10ans. Ceux qui vivent en banlieue savent déjà de quoi je parle.

    Bref. Mon fils part en collège privé Catholique en septembre.

  6. Marcus dit :

    Sommes-nous encore dans un état de droit ? Même mes chats n’y croient plus !

  7. patphil dit :

    professeur adepte du nomadisme (Ecosse, Turquie, Maroc, Mayotte et France en collège ou lycée) j’ai toujours constaté que l’attitude de la direction permettait ou non d’enseigner correctement. Laxiste , les profs devaient se changer en crs parfois, strict, les profs et les élèves pouvaient s’épanouir

  8. zéphyrin dit :

    non ce n’est pas le refus d’imposer la loi, il s’agit du sentiment humain le plus répandu (bien plus que l’amour) Nous parlons de la peur d’imposer la loi. Un mineur ne risque rien à menacer, à s’en prendre à un enseignant, à des européens. L’enseignant est seul, face à une solidarité de fait et complètement lâché par une hiérarchie « pas de vagues ».
    Que risquent des parents voilés (par exemple) en cas de menaces voire de brutalités physiques sur enseignant ?
    La loi de la république se trouve en opposition larvée ou avérée à une loi religieuse ou maffieuse. Inventons une école différente avec moins de tolérance pour le refus d’autorité (surtout féminine) et beaucoup plus de bienveillance et de soutien à nos enseignants .

    • dupond dit :

      Les enseignants votent en grande majorité a gauche ….et persistent !!! les flics encore plus malmenés votent FN ou RN et persistent dans l’espoir de voir revenir l’ordre ……cet ordre qui fait si peur que pour l’éviter il se trouvent des gens qui preferent se faire tabasser ,humilier et exploiter par des occupants incultes vicieux violents et profiteurs . Ces gens là sont des masochistes

  9. jan le Connaissant dit :

    la quasi totalité des problèmes dans ces écoles et lycée proviennent des musulmerdes avec leur islam, et des africains claniques !!

  10. Aux enfants de Clovis dit :

    Les profs violentés sont BLANCS !! Les élèves violentés sont BLANCS !!
    Pourquoi voudriez faire quelque chose ?? Tout va bien. Circulez !!

  11. GAVIVA dit :

    ah ben si la loi existe, mais seulement pour nous hein, les PTITS BLANCS ( sans dents, illettrés, feignants).
    Ça me fout une rage à devenir lépreuse si ce n’était pas déjà le cas