Violences anti-françaises : Le Figaro arrêtera-t-il sa censure un jour ?

Publié le 2 août 2010 - par
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Est-ce le miracle de l’élection de 2012 qui s’approche, mais Le Figaro, dans son édition électronique du 30 juillet, a daigné traiter le sujet des violences anti-françaises à Perpignan (insecurite-c-etait-intenable-nous-sommes-partis.php), en particulier l’agression contre la famille Picard.

RAPPEL DE L’AGRESSION PICARD

Rappelons les faits : dans la nuit du 17 au 18 avril, la famille était chez elle, les deux parents dans le salon, le bébé de huit mois dans sa chambre. Vers 23h30, débuta un premier de ces nombreux rodéos à scooter qu’affectionnent les « jeunes » qui envahissent régulièrement les rues du centre-ville de Perpignan. Marc, le mari passa donc la tête par la fenêtre, et leur demanda poliment de faire moins de bruit, tout en attirant leur attention sur le fait que c’est une rue piétonne. Ils l’insultèrent copieusement. Marc leur jeta le contenu d’une carafe d’eau par la fenêtre, ce qui déclencha une attaque en règle de l’appartement.

En l’espace de deux, trois minutes à peine, par téléphone, par cris, ils se rassemblent et se retrouvent à quinze, environ, sous les fenêtres de la famille, attaquant par les vitres, et, quelques secondes après, ils s’attaquent à un mur de l’appartement aux cris de « on va baiser ta Blanche », « sales Céfrans », et autres « nique ta race »; ils réussissent à fracasser le mur et à entrer. Entre temps, Myriam a pu appeler la police, qui arrive in extremis, trouvant Myriam réfugiée dans les toilettes avec le bébé, cependant que Marc contenait l’assaut à l’aide d’une bombe lacrymogène.

MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS

Mieux vaut tard que jamais : cette agression s’est déroulée en avril et le Figaro en rend compte en juillet. Riposte Laïque, par la voix de Roger Heurtebise, avait réalisé une interview de Myriam Picard parue le 30 avril (http://www.ripostelaique.com/Interview-de-Myriam-Picard.html) ; Fdesouche.com avait également traité ce sujet en temps normal (http://www..fdesouche.com/110401-perpignan-66-refugiee-aux-toilettes-avec-le-bebe-ma-femme-a-telephone-a-la-police), de même que tout l’écosystème de la « réacosphère ».

L’affaire n’avait cependant pu percer dans la grande presse nationale, pour qui les violences anti-françaises sont manifestement l’objet d’un tabou (ah ! s’il y avait eu deux tags sur une mosquée ! là, on aurait entendu le choeur des belles âmes !).

Donc, miracle, le 30 juillet, le Figaro relate l’affaire en détails, sans même censurer les hurlements anti-Français et anti-blanc. Il parle aussi de plusieurs autres affaires, certaines tout aussi graves, également survenues à Perpignan.

Manifestement, la « chasse aux voix du Front National » est ouverte.

MON COMMENTAIRE CENSURE

Je décide donc d’en profiter. L’article du Figaro est ouvert aux commentaires. Je vais en mettre un. Bien sur, je sais que la modération est sévère (enfin, tout dépend pour qui, mais, quand on dénonce du racisme anti-blanc, elle ne laisse rien passer). Je tourne donc sept fois mon doigt sur le clavier avant d’écrire :

« On peut également citer le cas de Marie-Neige Sardin, libraire au Bourget, victime d’agression répêtées et en particulier d’un viol en réunion. Ses agresseurs sont toujours libres quoique connus. Ses plaintes répêtées exaspèrent la police, qui a fini par la mettre, elle, en garde à vue : http://www.enquete-debat.fr/archives/marie-neige-sardin-mise-en-garde-« 

Je relis. Y-a-t-il des insultes dans non message ? Non. Du racisme ? Pas davantage.

Tous les espoirs me sont donc permis, et je puis espérer passer le filtre de la modération.

Las ! ce matin, je trouve un message dans ma boite mail :

« Votre message a été modéré. Votre contenu ne respecte pas la charte de modération lefigaro.fr. »

Je suis invitée à lire la charte de modération du Figaro, et à m’abstenir de répondre au message du censeur.

AUTRES AGRESSIONS

L’article du Figaro relate aussi d’autres agressions à Perpignan.

Comme celle de Daniel W, rossé, passé à tabac pour un paquet de cigarettes, alors qu’il déambulait dans les rues du quartier Saint-Matthieu : « Lorsque je me suis relevé, j’ai mis une heure à faire trois cents mètres pour rentrer chez moi. Quand je me suis présenté au commissariat quelques jours plus tard, les flics n’ont même pas daigné enregistrer ma plainte. » Cette absence d’enregistrement, et quelques autres sans doute, explique peut-être que Pierre Parrat, maire-adjoint UMP chargé de la sécurité, puisse démontrer chiffres en mains au journaliste du Figaro que la situation s’est améliorée.

Autre agression : celle de Katy et Thierry, sévèrement passés à tabac par une bande, gravement blessés (elle a failli perdre la vue à l’oeil gauche) et harcelés pour qu’ils retirent leur plainte :

« Pendant que nous déposions plainte, certains jeunes étaient déjà à nos fenêtres, salissant d’insultes notre fille de 10 ans qui n’arrivait plus à dormir et qui attendait notre retour… la menaçant : « On va t’attraper ! ». Depuis, des bandes traînent sous leurs fenêtres et font pression pour qu’ils retirent leur plainte. « Nos voisins eux-mêmes nous le demandent, pour en finir avec cette histoire qui empoisonne la vie de l’immeuble. Boîte à lettres fracassée, courrier volé, je suis aujourd’hui obligée de convenir de rendez-vous avec la postière pour récupérer mes lettres ! ».

Voilà de quoi faire baisser les statistique de la criminalité, surtout si la presse exerce aussi la censure.

Martine Chapouton

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