Violences minoritaires contre Nation une et indivisible

Sivens1Au-delà de toute récupération idéologique, les manifestations mémorielles ultra violentes survenues depuis la mort de l’opposant au barrage de Sivens, Rémi Fraisse – lesquelles visaient en réalité à casser du flic, comme l’a confirmé un invité de Frédéric Taddeï, vendredi 31 octobre sur le plateau de Ce soir (ou jamais) –, il est une question que les analystes d’origine contrôlée ne se sont pas posée.
Ces démonstrations de force défiant l’Etat expriment une violence exponentielle, c’est un fait, mais pourquoi ?
Certes, notre Nation s’est toujours illustrée dans la rue – pour les Chinois, nous serions d’ailleurs le pays des barricades ! –, mais la violence contestataire tient de plus en plus de la guérilla que de la révolte. La réponse à ma question est que cette guérilla renvoie inévitablement à celle des cités, dont le paroxysme fut atteint en octobre-novembre 2005 à la suite de la mort ACCIDENTELLE de deux « innocents aux mains pleines », suivant l’expression populaire !
Et à moins d’être naïf ou malhonnête, on ne peut isoler ces violences entre elles, quoique les causes diffèrent : exclusivement conquérantes dans les cités lorsqu’elles expriment ailleurs des revendications économiques – les nouveaux Bonnets rouges contre l’écotaxe – ou écologiques – l’opposition à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Les violences ethniques sont, à mon avis, l’actuel modèle référent de toutes celles qui agitent notre pays. La fameuse haine des cités a ainsi essaimé, forte de la tolérance dont elle jouit depuis des décennies. Aujourd’hui, les défenseurs d’une cause semblent – pas tous, heureusement ! – se dire : « Pourquoi eux et pas nous ? » Ajoutons à cela le goût très prononcé de l’extrême gauche pour la destruction de tout ce qui symbolise l’autorité et le mélange devient détonnant, comme les villes de Nantes et Toulouse ont pu le constater ce week-end.
Les responsables politiques ont depuis longtemps renoncé à cette autorité pourtant légitime, et la justice cautionne la dévastation des biens privés et publics par des sanctions insignifiantes – quand il ne s’agit pas bien entendu d’ « affreux nationalistes » attachés à leur identité , cependant bien moins experts en destruction ! C’est donc une violence débridée qui s’exprime, s’inspirant de celle des « enfants » de la diversité qui, tels des éclaireurs, ont montré le chemin à suivre.
Dans l’introduction de son livre, Le suicide français, Eric Zemmour parle d’« une France de toutes les libérations, de toutes les insolences, de toutes les minorités, jusqu’à la plus petite minorité qui soit, l’individu, nouveau Roi-Soleil magnifié par tous les coryphées. »
Effectivement, chacun prêche pour sa chapelle, oubliant que la Nation doit être une et indivisible pour tenir debout. Et ça, c’est peut-être l’héritage majeur de l’immigration sauvage : chacun pense la France à l’aune de ses seuls critères, singeant le communautarisme ethnique qui sévit chez nous. Dans ces conditions, soit ce sera le chaos, soit il faudra un pouvoir qui rétablisse ladite autorité, figure symbolique du père dont semblent manquer cruellement les nouvelles générations, lesquelles n’ont plus que des droits à défaut de devoirs, comme le suggérait Pascal Bruckner chez Taddeï.
Quant aux fidèles du Coran, eux ont bien un père mais il n’est pas le nôtre ! Dont acte !
Charles Demassieux

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