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« Violences policières » : Gérard Miller est complice des menteurs de Tolbiac

Selon Gérard Miller, aux bien étranges conceptions du métier de journaliste, à propos des mensonges éhontés ayant couru sur un étudiant de Tolbiac soi-disant dans le coma suite à « la violence policière » lors de l’évacuation de l’université de Tolbiac, « il est décisif que les témoins des événements puissent parler avec leur façon de faire, avec leur émotion avec, parfois, leur inexactitude ».

Sans jamais se départir de ce petit air supérieur de donneur de leçon, Gérard Miller, co-fondateur de Le Média, mélanchoniste, a bien été contraint de faire son mea culpa, son site ayant sans vergogne relayé la fausse information. Un mea culpa somme toute relatif, à écouter sa charge contre les policiers et sa grande indulgence envers des casseurs, des tagueurs, des empêcheurs d’étudier en rond.

La police, on ne sait pas ce qu’elle lui a fait, à Gérard Miller, le psychanalyste qui se réclame de Freud l’imposteur et de Lacan, le fou des jeux de mots abracadabrants. « Intervention brutale de la police », « étudiants expulsés manu militari « (réitérés deux fois), « par des policiers violents », « étudiants brutalisés », « violence policière (trois fois), « éléments violents », pour qu’en deux minutes, il dénigre de façon quasi obsessionnelle les policiers. Alors, quand il insiste sur le fait qu’il « faut le dire, le redire et même s’en réjouir » – avec un petit rire de gorge saugrenu – qu’ « évidemment, il n’y a pas eu de blessé grave, un blessé dans le coma après l’intervention brutale de la police » et qu’il multiplie les « évidemment », on se demande si le contraire n’aurait pas servi un tout petit peu ses affaires…

Pauvres étudiants brutalisés, martyrisés, traumatisés ! Après tout ce qu’ils ont subi, ces gentils gamins, il ne manquerait plus que ça, de leur demander de faire preuve d’exactitude et de précision ! Une infantilisation d’adultes de plus de 18 ans, qu’il considère comme des marmots de trois ans incapables de discernement !

Mais, justement, pourquoi publier aussi vite leurs témoignages à chaud sans vérifier leurs informations puisque lui-même en connaît les dangers ? Une bien étrange conception du métier de journaliste que d’inverser la chronologie de la diffusion d’informations ! Mais une méthode similaire à la psychanalyse, dont le fondement est de systématiquement permuter les causes avec les conséquences. Avec les drames que l’on connaît.

A propos de la sélection, qui rend hargneux ces adorables étudiants « traumatisés », sélection qui se pratique pourtant pour les études médicales, les écoles d’ingénieur, les Grandes écoles et dans n’importe quel domaine dans le monde du travail ? A propos des étudiants non grévistes empêchés de prendre leurs cours ou du montant faramineux de la casse ? Pas un mot, rien, nada. Miller s’en fout comme de sa première séance sur le divan.

Tout comme le porte-parole de EELV pour qui « on ne va pas débattre pour quelques tags ». Des tags et de la casse pour 800 000 euros rien qu’à Tolbiac…et on en ferait un fromage ?

Tout comme pour la Juliette à lunettes, qui était bien moins à l’aise face à Robert Ménard qu’assise, pleine de suffisance, à la table de C politique le débat. Qu’est-ce-qu’elle en pense, de la dégradation de sa fac ? S’en fout comme de sa première couche, Juliette : « il faut parler de la dégradation du service universitaire public, c’est de ça qu’il faut parler ». Qui consisterait donc au diplôme pour tous ? Mais, au fait, pourquoi fait-elle grève, pourquoi dort-elle depuis trois semaines entre deux bancs de la fac ? Ah, mais ce n’est pas pour elle, qu’elle pionce à la dure dans son sac de couchage, c’est pour éviter cette saloperie de sélection aux générations futures ! Une altruiste, qui l’eut cru…

Gérard Miller, je ne sais pas pourquoi, doit l’adorer cette Juliette. Gérard Miller, issu d’une famille très favorisée, devenu, nul n’est parfait, maoïste et défenseur de la gauche prolétarienne, qui pontifie depuis des années dans le confort douillet des plateaux télé. Frère de Jacques-Alain Miller, le gendre de Lacan que nombre de ses confrères affirmaient fou, qui a fait fructifier la juteuse affaire familiale.

Gérard Miller, la quintessence du psychanalyste « sachant », sûr de détenir la Vérité puisque le dogme simplet et immuable est fort rentable, imbu de lui-même, qui joue au révolutionnaire de salon sans jamais prendre aucun risque. Sauf, en plus des faux témoignages et pour jeter l’anathème sur les policiers, celui de publier une fausse photo. Du faux, comme des interprétations débiles ou faux comme l’instillation de faux souvenirs, les armes de la psychanalyse. 

Gérard Miller, farci des concepts fumeux d’une pseudo science sur laquelle se sont jetés les médecins – ou pas – les plus médiocres et paresseux, et les riches bobos narcissiques, qui trompent leur ennui et satisfont leur snobisme en allant des années durant voire toute leur vie, se gratter le nombril.

Bon, mais de toute façon, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas eu de blessé grave ni de blessé dans le coma, que les pauvres étudiants, tirés de leur dodo à 5 h du matin, n’ont pas été malmenés par les policiers. Car, « sur le fond, la violence policière, c’est ça que les étudiants ont traduit à leur façon et c’est ça qu’il fallait, effectivement, transmettre largement ». Comme transmettre les « coups de matraque » auxquels se seraient adonnés les policiers : et dire qu’aucune d’entre elle n’a malencontreusement atterri dans aucun fondement !

Mais, alors, ces coups imaginaires (l’évacuation s’étant faite dans le calme, selon la préfecture), un fantasme pour Gérard Miller ?

https://www.huffingtonpost.fr/2018/04/25/gerard-miller-tente-de-justifier-la-diffusion-de-la-fake-news-sur-levacuation-de-tolbiac_a_23419977/

https://www.nouvelobs.com/education/20180425.OBS5715/le-media-dans-la-tourmente-de-l-affaire-tolbiac-les-5-actes-de-la-polemique.html

https://ripostelaique.com/etudiant-de-tolbiac-victime-de-la-bac-les-temoins-avaient-menti.html

Caroline Artus