Violences scolaires : Blanquer et sa cour découvrent-ils l’eau chaude ?

Publié le 31 octobre 2018 - par - 11 commentaires - 1 409 vues
Share

Toute la communauté de l’Éducation nationale et les parents d’élève du lycée Édouard-Branly de Créteil sont sous le choc. De très nombreux Français se sont déclarés être révoltés par cette scène filmée dans un établissement scolaire le jeudi 18 octobre ; on y voit un jeune délinquant pointer une arme en direction de son enseignante afin qu’elle le marque présent et en arrière-plan un de ses camarades faire des doigts d’honneur.[1]

Comme à chaque nouvel incident, nos hommes politiques et responsables de l’Éducation nationale semblent tomber de l’arbre et découvrir l’eau chaude ! Comme d’habitude ils assurent que tout sera mis en œuvre pour qu’un tel événement ne se reproduise plus. En concertation avec les collectivités locales concernées, ils veulent mettre en œuvre « une réflexion destinée à renforcer par des mesures opérationnelles la sécurisation des établissements scolaires ».

Mais de qui se moque-t-on ?

En effet, il est à craindre que la politique de l’autruche, pratiquée jusqu’alors, demeure la seule mesure qui prévale avec la langue de bois et le déni ; j’en tiens pour preuve les déclarations, sur France 5 le 27/10/2018, de Gabriel ATTAL, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse ; tout de go, ce dernier estima que l’importance de « ce braquage » n’avait pour origine que la surmédiatisation habituelle orchestrée par les médias et les réseaux sociaux.

Un recensement non exhaustif, sur les 10 dernières années, de ces incivilités et violences à l’école nous prouve que la classe politique tout entière ainsi que les dirigeants de l’Éducation nationale ont parfaitement conscience de la situation et que cela dure depuis des années !

De même, aucun des ministres en poste ne pouvait ignorer la montée des violences et la situation préoccupante des établissements scolaires. M. Jack Lang, en 2001, ira même jusqu’à minorer la situation en affirmant que « l’école reste en fait un lieu sûr et bien protégé, jouant un rôle de filtre, de tamis contre la violence de l’extérieur, contre la délinquance urbaine. »

Devant la montée de cette violence, de nombreux rapports et études ont été rédigés à l’attention des politiques :

  • François Baroin : Pour une nouvelle laïcité, rapport au Premier ministre, 2003[2].
  • Jean-Louis Debré : La question des signes religieux à l’école, rapport de l’Assemblée nationale, 2003[3].
  • Bernard Stasi : L’application du principe de laïcité dans la République, rapport de la commission de réflexion nommée par le président de la République, La Documentation française, 2004[4].
  • Jean-Pierre Obin : Les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires, juin 2004[5].

TOUS ces rapports montrent que TOUT ce qui se passe de nos jours dans notre société et à l’école était déjà bien documenté malgré les réticences de certains à montrer la réalité du terrain. Mais comme c’est souvent le cas, ces rapports n’ont pas été exploités… mais aussi cachés… On a délibérément minimisé la menace pour ne pas affoler les Français.

Le plus intéressant des ces documents est certainement le rapport Obin.

Ce document réalisé en 2004 à partir d’une enquête de terrain de plusieurs mois, par une équipe d’inspecteurs généraux dans soixante établissements scolaires d’une vingtaine de départements, est un texte resté trop longtemps confidentiel alors qu’il constitue une pièce décisive au débat, à la fois pour son caractère fouillé et impartial. TOUS les problèmes que nous subissons aujourd’hui à l’école y sont largement décrits.

Il cite aussi de très nombreux livres parus à cette époque dont celui d’Emmanuel Brenner « Les Territoires perdus de la République ».

  1. François Fillon cite d’ailleurs ce rapport dans son livre « Vaincre le totalitarisme islamique ».

Il est fort probable qu’un tel rapport ne pourrait plus être publié actuellement. Le rapporteur serait traité de « xénophobe, raciste et islamophobe »… et certainement traîné devant la justice par toutes les associations bien-pensantes ![6]

Le rapport aborde tous les types de violences : la violence verbale, la violence physique, la violence sociale, la violence matérielle, la violence sexuelle, mais aussi l’antisémitisme, le prosélytisme musulman, la régression de la condition féminine…

Les lecteurs trouveront ci-dessous le sommaire édifiant de ce rapport ainsi que quelques extraits :

Quelques extraits du rapport :

Page 7 : lislamisation des quartiers et écoles — « Certains quartiers nous ont été décrits, par des chefs d’établissement et des élus, comme « tombés aux mains » des religieux et des associations qu’ils contrôlent. »

Page 9 : l’abandon des quartiers aux musulmans — « Le départ des commerces « européens » a contribué à faire fuir les dernières familles « françaises » (en fait souvent d’origine italienne, espagnole, polonaise ou portugaise) qui le pouvaient. »

Page 11 : les mosquées centres de radicalisation — « Peu de professeurs savent qu’une mosquée n’est en général pas seulement un lieu de culte, mais aussi un lieu d’enseignement comportant des salles de classe. »

Pages 11 et 12 : les régressions de la condition féminine — « Beaucoup de jeunes filles se plaignent de l’ordre moral imposé par les « grands frères », peu osent parler des punitions qui les menacent ou qu’on leur inflige en cas de transgression et qui peuvent revêtir les formes les plus brutales, celles qui émergent parfois à l’occasion d’un fait divers. »

Page 13 : l’école primaire — « L’obsession de la pureté est sans limites : à ces élèves d’une école primaire qui avaient institué l’usage exclusif des deux robinets des toilettes, l’un réservé aux ‘musulmans’, l’autre aux ‘Français’ ».

Page 18 : la nourriture — « Enfin, dans d’autres établissements on a institué une ségrégation entre « musulmans » et « non-musulmans » en composant des tables distinctes ou en imposant un menu à chaque catégorie ».

Page 19 : le ramadan — « Le mois de carême musulman est également une occasion de tension dans beaucoup d’écoles, de collèges et de lycées ».

Page 20 : le prosélytisme — « Le prosélytisme musulman, le seul dont on nous a parlé, plus que de vraiment convertir, a d’abord pour objet la ré-islamisation de populations dont la foi est jugée impure ».

Page 21 : les refus de la mixité et les violences à l’encontre des filles — « Il est fréquent que les jeunes frères et plus largement les jeunes élèves garçons soient chargés de la surveillance vestimentaire et morale des filles, les plus âgés se chargeant de les punir, le plus souvent à l’extérieur de l’établissement, mais pas toujours ; ainsi nous a-t-on signalé plusieurs cas de violences graves perpétrées dans l’enceinte de collèges : gifles, coups de ceinture, ‘tabassages’. » Remarque : On peut se demander si les nombreuses « tournantes » de cette époque ne sont pas directement liées à cette situation.[7]

« […] de nombreux cas nous ont été signalés de professeurs femmes ayant fait l’objet de propos désobligeants ou sexistes de la part d’élèves. Le refus de la part de certains parents d’être reçus par une personne du sexe opposé, ou de la regarder, ou de lui serrer la main […] plus grave, ce type de refus a été observé également pendant le carême musulman de la part de personnels hommes vis-à-vis de collègues ou supérieurs hiérarchiques femmes. »

Pages 22 et 23 : l’antisémitisme et le racisme — « […] D’une part on observe la banalisation, parfois dès le plus jeune âge, des insultes à caractère antisémite. Le mot « juif »  lui-même et son équivalent « feuj » semblent être devenus chez nombre d’enfants et d’adolescents une insulte indifférenciée, pouvant être émise par quiconque à l’endroit de quiconque.

Page 23 : les contestations politico-religieuses — « Beaucoup de collégiens, interrogés sur leur nationalité, répondent de nos jours « musulmane ». Si on les informe qu’ils sont Français, comme dans ce collège de la banlieue parisienne, ils répliquent que c’est impossible puisqu’ils sont musulmans ! »

Pages 24 à 29  : l’enseignement et la pédagogie

L’éducation physique et sportive : « Certains comportements révèlent les conceptions obsessionnelles de la pureté de certains prescripteurs, comme le refus de se baigner dans ‘l’eau des filles’ ou dans celle des ‘non-musulmans’. »

L’Histoire, la géographie et l’éducation civique : « Cette contestation devient presque la norme et peut même se radicaliser et se politiser dès qu’on aborde des questions plus sensibles, notamment les croisades, le génocide des juifs […], la guerre d’Algérie, les guerres israélo-arabes et la question palestinienne. »

Les mathématiques : « La seule difficulté mentionnée par des professeurs de cette discipline […] est le refus d’utiliser tout symbole ou de tracer toute figure […] ressemblant de près ou de loin à une croix. »

Les disciplines artistiques :

« Les contestations qui affectent les enseignements d’arts plastiques et d’éducation musicale sont […] en particulier les refus de représenter un visage, de jouer de la flûte ou de pratiquer le chant choral. »

Les enseignements professionnels : « Des élèves, la totalité parfois, refusent de cuisiner du porc et de manipuler et goûter la viande non consacrée. L’emploi de gants ne résout pas tous les problèmes, puisque certains élèves poussent le zèle religieux jusqu’à refuser de regarder la viande de porc. »

Les sorties scolaires : « Un nombre croissant d’élèves de religion musulmane refusent de visiter et d’étudier les œuvres architecturales du patrimoine, cathédrales, églises, monastères, dès lors que ces bâtiments ont ou ont eu une fonction religieuse. »

Cette étude a eu lieu il y a maintenant 14 ans. Tous ces enfants sont à présent adultes et représentent, en raison de leur éducation, les forces vives d’un prosélytisme musulman combattant.

Ce qu’a dénoncé le rapport Obin dans un grand silence des institutions et des enseignants s’est retrouvé tragiquement « illustré » par les attentats commis depuis 2006, par les Youssouf Fofana, Amedy Coulibaly, Mohamed Merah, Nemmouche, les frères Kouachi, Mohamed LahouaiejBouhlel… Ces tragédies éclairent d’une lumière crue les propos que tenait l’auteur du rapport : il ne disait pas que la France serait mise à feu et à sang, il décrivait les sources possibles et circonstanciées d’affrontements dans la société française.

Alors, Messieurs les politiques, Messieurs les hauts fonctionnaires responsables de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, vous qui avez toujours su et avez toujours eu, en temps réel, une parfaite connaissance de la situation, je vous en conjure, il en va de l’avenir de nos enfants et de la France, avec lucidité et courage :

AGISSEZ,

comme vous y convient de surcroît ces citations parfaitement explicites :

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire » (Albert Einstein) et « Une politique d’apaisement face à la menace, c’est nourrir le crocodile en espérant être dévoré le dernier. » (Winston Churchill)

Johan Zweitakter

[1]Lien de la vidéo : https://youtu.be/IEezFrgoEEU

[2]http://www.voltairenet.org/rubrique506.html?lang=fr

[3]http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/034000711/index.shtml

[4]http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/034000725.pdf

[5]http://cache.media.education.gouv.fr/file/02/6/6026.pdf

[6]cf. le procès intenté par le CCIF à M. Georges Bensoussan.

[7] Juin 2003 — « Probablement terrorisée à l’idée de justifier une amourette auprès des siens, Saïda cède à la pression et accompagne ses deux jeunes voisins dans le petit bois de Beausoleil. Ce sera pour elle le début d’une terrible épreuve qui se répétera le lendemain et le surlendemain. »

Source : https://www.ladepeche.fr/article/2003/06/19/197491-saida-victime-d-une-tournante.html

 

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
DUFAITREZ

Remarquable travail d’archives. Toutes entassées, couvertes de poussière.
« Obin, dis-donc ! » Tout était dit !
« Didon dîna, dit-on, du dos d’un dodu dindon » ! Dicton ancien …
Nous sommes les dindons de la farce. pris au piège de 40 ans de pédagogisme et d’islamisme rempant !

Blacksite

J’ai donné cours en Belgique dans des écoles difficiles et je confirme certains points du rapport que j’ai vu de mes yeux : élèves déchaînés pendant le ramadan, séparation pour certaines activités artistiques des élèves musulmans…

Joël

« pour qu’un tel événement ne se reproduise plus. »
A part ouvrir des zoos pour l’espèce protégée du gouvernement, je ne vois pas.
Plus il y a aura de leur mixité, plus il y aura de bordel. Alors qu’il faut les séparer.

Jill.r

Tous les désordres subis depuis plusieurs décennies par notre société, notre culture,
notre éducation… ont un dénominateur
commun :l’islam.
Il conviendrait donc de combattre cette effrayante organisation politico-religieuse ;or, on
fait l’inverse… et la plupart des politicards et médias font semblant de pas voir ;pire, fustigent
ceux qui osent dire la vérité. Et je ne parle pas de
la justice qui évolue depuis longtemps en babouches.

Arthur 68

« Beaucoup de collégiens, interrogés sur leur nationalité, répondent de nos jours « musulmane ». Si on les informe qu’ils sont Français, comme dans ce collège de la banlieue parisienne, ils répliquent que c’est impossible puisqu’ils sont musulmans ! » (sic)

Si cela pouvait favoriser la remigration ça serait une bonne chose !

Jill.r

Ils ont raison, l’islam prime sur la nationalité. Ils
ne sont en fait pas français puisqu’ils adhérent
à des préceptes en parfaite discordance avec les
valeurs de la France.

Emile

Nous vivons depuis 50 ans dans une société malade de son laxisme , de la tolérance , de l’individualisme apporté par l’idéologie gauchiste progressiste égalitariste libertaire….
Un état de décadence avancée….
On ne pourra se relever de ça que dans la douleur…
Et il n’est même pas sûr que l’on s’en relève….

Une patriote

Exact, les gouvernements se succèdent, ils parlent de réformes mais ne font rien et laissent volontairement les choses se dégrader pour garder leurs électeurs racailles et étrangers qu’ils naturalisent par millions afin de rester aux pouvoir et d’empêcher le parti de MLP d’arriver au pouvoir. Tout faire pour se remplir les poches un maximum avant que tout explose TEL EST LEUR DEVISE !

Pyrrhon

Terrifiant ! Déprimant ! Révoltant !

Eduardo

On n’a que ce qu’on mérite. C’est nous mêmes qui avons creusé la tombe au bord de laquelle nous nous trouvons. Il ne reste qu’a nous pousser et nous faire tomber dedans . Cinq, six ans a dit Collomb sans rien faire pour autant. Peuple de lâches. Pour inspirer le respect encore faut il être respectable.

kabout

mais les racailles font deja la loi dans les rues et ce gouvernement en talon aiguilles n’ose broncher,ils font la loi aussi dans l’ecole et ses alentours ce n’est pas pour ca que blanquer mouftera,les agressions continuerons dans nos écoles pour la simple et bonne raison que faute d’avoir assez de matiere grise pour pouvoir suivre les cours ces chers délinquants issu de l’immigration vont en cours pour foutre le bordel et racketer les faibles ( je parle pour lycée/colleges Paris et alentours et grande villes).