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Virus et islam : incertitudes et convictions

            

Un virus, cause d’infection pulmonaire mortelle à 2 % environ : oui.

Des connaissances incomplètes et des incertitudes scientifiques : oui

Une cacophonie d’experts en désaccord, mais qui avancent leurs convictions avec autant de force que leurs ego : oui

Le public profane qui ne peut départager le scientifique, l’incertain, voire le cocasse et qui en est réduit à des pseudo-certitudes propres aux croyances : oui

La reconnaissance de la médiocrité, de la communication et des décisions foireuses des gouvernants, cause, entre autres, de la méfiance et des inquiétudes légitimes qu’elle soulève : oui encore…

Mais…

   – Puisque le virus est inhalé et va se situer dans les voies aériennes, comment croire qu’interposer un obstacle de tissu, même imparfait, ne serait en rien protecteur ? Les chirurgiens en salle d’opération porteraient donc un masque inutile, voire toxique ?

   – À ce jour, on n’a pas trouvé plus performant que les vaccins pour lutter contre les pandémies. Faut-il encore rappeler les millions de morts épargnés par les vaccins, même imparfaits et exceptionnellement  dangereux de nos jours ? Le vaccin antivariolique, qui a éradiqué la maladie, entraînait à ses débuts de 2 à 10 % de décès, bien loin des 0,00001% de l’Astrazeneca, qui affole tant notre principe de précaution.

   – Faut-il rappeler que les labos ne sont pas des philanthropes, mais qu’ils ont aussi besoin de fonds pour leurs coûteuses recherches et font souvent du bon boulot ? Ils ont identifié le virus, décrypté son génome, trouvé la technique de son diagnostic, vérifié autant que possible l’efficacité du vaccin, la stimulation immunitaire, ses effets secondaires, etc… Dans toute innovation médicale, avantages et risques existent toujours et un travail considérable est effectué avant sa disposition au public. Confondre tous les labos comme des escrocs pervers, qui existent dans toutes les professions, est une erreur.

Certes, le scandale des interdits de traitements éventuellement utiles, la pauvreté des informations transparentes alliées aux inconnues scientifiques ont montré l’incompétence et l’arrogance des gestionnaires gouvernementaux.

Mais suivre la mode de l’inondation covid au quotidien nous éloigne des problèmes autrement plus préoccupants.

Mieux vaudrait reprendre notre combat essentiel contre la maladie du siècle à forte mortalité physique et culturelle : l’islam.

Guy Sauvage