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Vive la bagnole !

TCHODesequlibreVoiture

« Boire ou conduire il faut choisir, mais on ne va tout de même pas rentrer à pied. »

(Jean Carmet)

 « Au contraire de beaucoup d’inventions humaines – la seringue, l’épée, le stylo, le revolver – qui ont une dimension phallique indéniable, le moteur à explosion a dû être inventé par un obsédé du muscle cardiaque…                                                                                                                              (Joe Hill)

  Récemment, j’ai écrit un article dans lequel je disais mon attachement au diesel. Aussitôt je me suis fait agonir par les ayatollahs de la secte écologiste. On m’a traité d’irresponsable, d’égoïste, de criminel, et on m’invite à battre ma coulpe, car si la terre se réchauffe, l’homme est, paraît-il, la cause  de ce réchauffement. Or les canicules provoquent d’énormes  incendies, donc  ce sont les gens comme moi qui sont responsables des incendies : CQFD, c’est d’une logique imparable ; en fait je suis un pyromane qui s’ignore. Circonstance atténuante : je ne suis pas un incendiaire par méchanceté ou malveillance mais par ignorance (ou par bêtise, ce qui revient au même).

J’ai pourtant dit moult fois, dans des dizaines d’articles, que je ne nie pas le réchauffement climatique… quoique. Je suis simplement climato-sceptique, ce qui, au pays « des droits de l’homme et des libertés », me semble un droit légitime et inaliénable.

De plus, je ne suis pas convaincu que l’homme soit responsable de la surchauffe de la planète qui a eu des bouffées de chaleur et des périodes glaciaires tout au long de sa longue histoire.

Les canicules provoquant des incendies ne sont pas un phénomène nouveau. L’histoire nous  permet de savoir qu’il y a eu des épisodes de sécheresse en France (et/ou en Europe), au VIe siècle : en 580, 582, 584, 585, 586, 587, 589, et 591 ; au VIIe siècle : en 675 et 700 ; au VIIIe siècle : en 783 ; au IXe siècle : en 874 et 892 ; au Xe siècle : en 921, 987, et 994 ; au XIe siècle : en 1078 et 1094 ; au XIIe siècle : en 1137, 1183 et 1188 ; au XIIIe siècle : en 1204, 1212, 1226 et 1287 ; au XIVe siècle : en 1305, 1306, 1325, 1331, 1334, 1361, 1384 et 1392 ; au XVe siècle : en 1473 ; au XVIe siècle : en 1540, et 1553 ; au XVIIe siècle : en 1632, 1674, 1684 et 1694 ; au XVIIIe siècle : en 1701, 1712, 1718, 1719, 1726, 1727, 1767, 1778, et 1793 ; au XIXe siècle : en 1803, 1811, 1817, 1825, 1842, 1858, 1875, et 1893. Arrêtons là cette fastidieuse litanie qui ne vise qu’à démontrer qu’il fait régulièrement chaud dans notre pays, et ce, bien avant l’invention de l’automobile.

On nous dit que jamais nous n’avons connu d’incendies de l’ampleur de ceux de Gironde en ce moment. Certes les incendies actuels sont impressionnants (et on ne peut qu’admirer le courage des soldats du feu, ces professionnels qui sont régulièrement attirés dans des guets-apens dans les « territoires perdus de la République »  par une faune allogène qui refuse la loi et l’ordre), mais le premier constat que l’on peut faire, c’est qu’ils ne sont pas assez nombreux (1).

Ces feux n’ont, pour l’instant, pas atteint l’ampleur des grands incendies des Landes d’août 1949. On semble avoir oublié qu’après-guerre le massif forestier landais état en piteux état. Après trois étés caniculaires, la région souffrait de sécheresse et sa forêt de pins avait déjà perdu… 100 000 hectares à la mi-août.

Le 19 août, vers 13 heures, un feu démarre dans une scierie. Les premiers sauveteurs, armés de branches de pin, ne peuvent lutter contre la propagation du feu qui s’étend rapidement.

Un  vent violent souffle et le feu se dirige rapidement vers la commune du Barp. Toute la nuit, des mesures sont prises pour contrer l’avancée des flammes. Trois contre-feux échouent. Le feu menace les villages de Salles et de Mios. Le 20 août, l’incendie parcourt 6 000 hectares en à peine 20 minutes. Une « tempête de feu  s’abat sur la zone et ses occupants », dira la presse. La région est plongée dans l’obscurité. Une pluie de feuilles et d’aiguilles carbonisées, de morceaux d’écorce calcinée et de cendres recouvre Bordeaux. Le nuage de fumée est visible à plus de 100 km.

L’incendie de 1949 est  le plus meurtrier qu’ait connu la France. Il a fait 82 tués  (et des dizaines de blessés) (2). Pour en venir à bout, on a utilisé massivement l’armée, dont les deux régiments parachutistes de Tarbes, qui ont fait un travail remarquable (3).

J’invite les gens qui ont œuvré à la suppression du service militaire à méditer sur ce fait divers tragique. L’armée française servait aussi à lutter contre les catastrophes.

Les incendies de Gironde seront peut-être l’occasion de pointer du doigt la responsabilité des écologistes qui, par principe, sont contre toute intervention de l’homme sur la nature.

Franceinfo nous apprend qu’en 2021 une association écologiste a bloqué les projets de travaux forestiers. « (Elle) s’est précipitée devant les engins pour les empêcher de travailler… Ils ont manifesté ensuite devant la sous-préfecture de ce fait le projet a été retardé et bloqué. Cette année, pas plus tard que le 1er  juillet 2022, il y a moins d’un mois, le sous-préfet tape du poing sur la table et demande que les travaux commencent… Ces travaux ont bien commencé, mais trop tard pour être vraiment utile aux pompiers. » Et ces gens-là prétendent défendre la planète !

Et puis, dans quelques temps, autour du bassin d’Arcachon, il sera intéressant de voir combien d’hectares brûlés deviendront constructibles. Mais ceci est une autre histoire…

Revenons à l’automobile à moteur thermique, bête noire des écolos.

Je ne crois PAS DU TOUT que le véhicule électrique soit la bonne réponse à nos problèmes climatologiques et environnementaux. Je pense même qu’on nous prend carrément pour des… billes (pour rester poli !). Demandons-nous alors à qui profite le crime !

Depuis que les « Khmers verts », ces tristounets écolos, ont conquis quelques grandes villes, l’automobiliste et le motard sont invités à y rouler à… 30 km/heure, soit en gros la vitesse de pointe d’un vélo électrique. On en voit d’ailleurs de plus en plus, chevauchés par des « bobos » casqués (et, bien sûr, masqués) car cette engeance imbécile adhère comme un seul homme (4), sans aucun esprit  de rébellion, à la moindre ineptie, à condition que ce soit « bon pour la planète ».

Le panurgisme – la servilité moutonnière – est un des nombreux maux de notre époque décadente. Un mal qui fera, soyez-en certains, beaucoup de casse humaine et de dégâts sur notre économie, déjà bien impactée par le coronavirus et la guerre en Ukraine.

Les écolos sont obsédés par l’idée de faire disparaître le moteur thermique, y compris sur les véhicules hybrides. Bruxelles avance même une date proche : 2035  et même avant, si possible.

Les députés européens ont voté la mort d’une industrie florissante, allant même à l’encontre des avis des constructeurs automobiles. Ces gens-là sont des inconscients, des fous dangereux qui se permettent de nous donner des leçons de morale, alors que les économistes s’accordent à dire que la fin du moteur thermique va provoquer chez nous une casse humaine de 150 à 200 000 emplois.

On nous dit que le moteur électrique est LA solution : un moteur propre, économique, non polluant, inusable, facile à entretenir, etc. etc. Pourtant, depuis des dizaines d’années, on voit des voitures électriques sur les golfs ou dans les campings. La toute première voiture électrique date de… la fin du XIXe  siècle.  La « Jamais Contente », conservée au musée de la Voiture de Compiègne, est la première voiture à avoir dépassé  les 100 km/h en… 1899 !

Si la voiture électrique était la panacée, pourquoi l’avoir délaissée pendant plus d’un siècle ?

Habitué à subir les sornettes des Hulot, Pompili, Nouvion ou l’épouvantable Greta Thunberg, je veux bien tout entendre : on peut être un amoureux des belles mécaniques et faire preuve, de temps en temps, d’ouverture d’esprit. Mais au fait, l’électricité, on la produit comment ?

La fermeture des centrales nucléaires est programmée à terme, alors que pour alimenter le futur parc de véhicules électriques, il faudrait plutôt les multiplier !

Et ce surcroît d’énergie électrique, il va falloir l’acheminer. Notre réseau haute-tension est-il en capacité de supporter cette surcharge ? Même interrogation pour les réseaux locaux qu’il faudra étoffer (et étendre) pour desservir les multiples terminaux. Tout cela en tenant compte des pics de consommation ! Logiquement, on suppose aussi que, par mesure écologique, les matières premières pour fabriquer les accumulateurs seront extraites à la pioche et transportées par bateaux à voile.

Question subsidiaire : que fait-on pour le recyclage des vieux accumulateurs ?

En fait, qu’est-ce que les écolos reprochent au moteur à explosion ?

Ses émissions polluantes. Personne ne songe à le contester mais rappelons que la pollution résultant des hydrocarbures est à 98 % le fait du chauffage, des camions, des avions de ligne et des navires marchands : cargos, méthaniers, paquebots de croisière, etc.

Les industriels invoquent la pénurie de pétrole à court terme. Or c’est un mensonge, un bluff, un énorme bobard. Du pétrole – énergie fossile donc qui se régénère – il y en a partout : sous les grands lacs africains, en mer du Nord, sous la calotte arctique et même  sous… la région parisienne.

Et puis, si nos dirigeants n’étaient pas d’une inculture crasse, ils sauraient que « l’opération Barbarossa » (invasion de l’URSS par l’Allemagne en juin 1941) visait à s’emparer des gisements de pétrole soviétiques pour alimenter la force mécanique du IIIe Reich. Les Allemands ont capitulé à Stalingrad le 2 février 1943. Durant toute la Seconde Guerre mondiale, leurs divisions de panzers, leurs escadrilles de chasseurs et de bombardiers, bref toute leur énorme machine de guerre a utilisé très majoritairement du carburant… de synthèse.

Le moteur à explosion n’a cessé d’évoluer au fil des années. Il est parfaitement au point, solide, économique et, de surcroît, aisément recyclable. Grâce, par exemple, aux filtres à particules pour les Diesel, aux huiles plus fluides, aux cylindres réduits pour les modèles à essence, à la gestion électronique pour les deux, les nouveaux moteurs ont un excellent rendement énergétique, et ils demandent peu d’entretien.

Alors, pourquoi tuer une industrie dans laquelle la France a largement fait ses preuves ?

Sinon, on l’aura compris, pour obéir servilement au Nouvel Ordre Mondial ?

Autre tarte à la crème des écolos : en attente du « tout électrique », utilisons des carburants « verts ». Or c’est  encore un non-sens économique : cultiver, au détriment des ressources vivrières, du maïs très gourmand en eau, le récolter puis le distiller est coûteux en énergie.

Ce n’est donc qu’une posture politique car le prix du litre de carburant à l’éthanol majoritaire n’est avantageux  que par l’artifice d’une taxation réduite. Et le moteur consomme plus : l’éthanol pur est environ deux fois moins énergétique que l’essence.

Le GPL (5) bénéficie également d’une taxation réduite mais, pour avoir eu autrefois un 4×4 roulant au GPL, j’en connais tous les inconvénients : surconsommation, odeur, autonomie réduite, rareté des stations GPL. À l’usage, il est aussi contraignant que le gazogène sous l’Occupation.

Je n’ai aucune envie de rouler en véhicule électrique mais je peux comprendre qu’il tente les gens qui ne font que des trajets urbains courts. Ce devrait être, à l’avenir, un moyen de transport comme un autre et je trouve déraisonnable et scandaleux de vouloir l’imposer à tout le monde.

Je suis un vieux réac et je l’assume : j’aime le bruit et les vibrations du gros « V-Twin » de ma moto. J’ai l’impression d’avoir encore un peu de liberté !

Plus jeune, j’ai eu quelques grosses voitures mais, comme dit la pub, « ça c’était avant ! », avant les radars, les limitations à 80 km/heure, les ralentisseurs, les 30 km/heure en ville…

Je précise quand même, avant de conclure, que j’aime aussi le vélo – le vrai  vélo : celui sur lequel il faut pédaler pour avancer – mais comme loisir, pas comme moyen de transport imposé.

Mes lecteurs habituels vont dire que je radote  et ils auront raison, mais c’est en tapant sur un clou qu’on l’enfonce, donc je tape… La solution serait de taper sur les écolos mais, bien qu’ils soient aussi invasifs que nocifs, c’est une espèce protégée et intouchable.

Eric de Verdelhan

1) Hier, sur un plateau télé, j’ai entendu un imbécile de la « France insoumise » déclarer qu’il fallait immédiatement augmenter leur salaire. Il me semble plus urgent d’envoyer des renforts.

2) Des fonctionnaires des Eaux et Forêts encadrant des pompiers, des bénévoles — dont le maire de Saucats, Roger Giraudeau — et 23 militaires du 33e régiment d’artillerie de Châtellerault.

3) Le 1er régiment de hussards parachutistes (1er RHP) et le 35e régiment d’artillerie légère parachutiste (357e RALP, devenu depuis 35e RAP).

4) les féministes et les LGBT voudront bien m’excuser : ce n’est en rien une provocation mais une expression française.

5)- Gaz de pétrole liquéfié. Dacia semble vouloir relancer ce carburant (en biénergie avec l’essence).