Vive la famille : frère homo-gaucho, papy socialiste, cousin Insoumis et oncle macroniste

S’il est vrai que j’ai surtout parlé du comportement exaspérant de mon frangin homo-gaucho, il serait bien dommage de passer à côté de mon papy. Je sais que l’on dit qu’il faut laver son linge sale en famille.
Mais quand on ne se reconnaît plus en sa famille et qu’il reste les amis qui vous comprennent…
Pour l’avoir déjà évoqué, mon papy est de la génération Mai-68. Il vote socialiste depuis 81.
C’est un ancien instituteur et surtout ancien cadre du Parti socialiste.
Au départ, je n’avais pas fait attention. Et si pour le soulager de ma mamie en perte d’autonomie, l’idée qu’il vienne chaque dimanche midi était une bonne initiative ; plus le temps passe, plus son comportement de boomer est insupportable si bien que je n’ai pratiquement plus aucun échange verbal avec lui.
Déjà que le narcissisme de ma mamie était sacrément problématique ! L’égoïsme de mon papy ne vaut pas mieux.
D’ailleurs il m’est vraiment difficile de retrouver de l’affection pour ma mamie, bien qu’elle soit prise en soin en Ehpad, car son comportement narcissique est beaucoup dépeint sur mon frangin. Elle a tenté de me façonner à son image dès le plus jeune âge.
Elle a voulu m’utiliser pour sa gloire personnelle mais je lui ai fait comprendre très tôt que cela ne m’intéressait pas.
C’est alors que j’ai compris que toute personne qui ne rentrait pas dans le cadre était traité comme un pestiféré.

Si bien que plus tard, elle a jalousé que la famille s’intéressait à mes livres. Sa folie narcissique l’a d’ailleurs conduite en Ehpad.
Alors j’aurais cru que mon papy serait différent. Alors est-ce la crise du covid ?
Toujours est-il qu’au fil des années je me suis rendu compte que mon Papy était, lui, assez égoïste, borné et sectaire.
Et si pendant une dizaine d’années je tolérais certains remarques « déplacées », aujourd’hui je me retiens de lui en coller une.
Cela a démarré en 2020 où Papy ne cessait de nous parler du covid, chaque dimanche, histoire de rajouter encore plus de stress.

Il a participé involontairement à dégrader le moral de ma maman en osant un parallèle odieux entre ma mamie narcissique et ma maman qui venait de faire un « burn out ».
Comme si elle avait besoin d’entendre ça ! Puis à partir de 2021, j’ai enchaîné tous les mauvais points : non vacciné, retour à une vie normale, idées de droite.

Cela faisait tâche face à son autre petit-fils, pur produit du gauchisme. Mon papy a encore été surpris, dimanche dernier, que j’ai des règles de savoir-vivre.
Il me vient une anecdote assez marquante qui définit son égoïsme, alors qu’il ne cessait de me dire que « j’avais du courage de m’occuper de ma maman ».
Le jour où le Tour de France passait par chez moi, nous lui avons proposé de venir pour en profiter.
Il s’était proposé de me « soulager » de ma maman pour que je puisse prendre des photos. Je lui demandais simplement de lui tenir la main pour qu’elle se sente rassurée.

Mais voilà sa réaction qui valait le détour : il m’a répondu simplement qu’il n’allait pas faire ça si ma maman ne cessait de bouger.
Au final, j’ai dû veiller sur ma maman tout en prenant des photos. Cela m’a profondément choqué.
Ce n’est que depuis quelques mois qu’il dit se soucier de l’état de santé de ma maman ou de ma gestion.
Cela dit, quand il vient chaque dimanche, il ne cesse de faire deux choses : passer son temps sur Facebook sur son téléphone et encenser le frangin gaucho.

J’ai beau redire la même chose mais finalement je regrette, en un sens, les confinements.
Mais depuis cette période du covid, le retour de Macron, l’avènement du « wokisme », jamais dans ma famille les gauchos n’ont été aussi sectaires, méprisants et arrogants.
Et ils sont interchangeables, que ce soit mon papy socialiste, mes cousins mélenchonistes et mon oncle macroniste.

Quentin Journeaux

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9 Commentaires

  1. Ha haha ! j’ai quasiment les mêmes dans la famille… Un peu moins quand même gaucho et plus macrono-compatible !
    Je ne me rends plus chez eux ; par contre, quand ils viennent chez moi, je les recadre durement ! Du coup, il n’y a plus guère que les femmes qui blablattent…

  2. Toutes mes condoléances. Moi j’ai un frangin cheminot à la CGT. Ce n’est pas mal non plus.

  3. Belle brochette de cons ! j’en ai aussi dans ma famille mais……on ne se parle plus !!!

  4. Moi, mon père était un ponte du parti communiste. Enfant, j’ai vu passer à la maison toutes les personnalités communistes de ma région de l’époque…
    Sa devise c’était : « je le dis comme le comité central le pense »…
    Je vivais chez les fous…

  5. quel écrivain français du siècle dernier disait que la famille était l’enfer

  6. Quentin, on vous sent très malheureux d’être « tombé » dans cette famille qui vous hérisse. Malheureusement, et cela ne vous consolera pas, vous n’êtes ni le premier, ni le seul dans ce cas.
    Bon, ne vous occupez plus d’eux, cela ne sert à rien, ils ne changeront pas.
    Vous avez, si j’ai bien compris, à prendre soin de votre maman et vous avez aussi un rôle à jouer pour défendre vos opinions. Vos articles sur RL sont très bien et appréciés. Alors, continuez dans cette voie et oubliez cette famille qui vous déçoit. On ne choisit pas sa famille !

  7. Vous ne pourriez pas essayer de trouver un psychanalyste plutôt que de nous infliger ces articles sans intérêt aucun?
    Modo merci de ne pas censurer

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