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Vive le moteur à explosion, n’en déplaise aux écolos !

« Au contraire de beaucoup d’inventions humaines – la seringue, l’épée, le stylo, le revolver – qui ont une dimension phallique indéniable, le moteur à explosion a dû être inventé par un obsédé du muscle cardiaque… »                                                             (Joe Hill.)

« La vitesse c’est dépassé ? Non, la vitesse, c’est dépasser. »               (Un motard anonyme.)

L’été sans va, et avec lui les beaux jours ; nos vacances sont finies !

On nous dit que Le Coronavirus revient en force, il est donc, hélas, assez vraisemblable  que  les irresponsables qui nous dirigent – à défaut de nous gouverner – ne trouvent encore une bonne raison pour nous (re) confiner et  réduire encore un peu plus nos libertés.

Depuis que les « Khmers verts », ces tristounets écolos, ont conquis quelques grandes villes aux  dernières municipales, l’automobiliste et le motard sont invités à y rouler à…30 km/heure, soit en gros la vitesse de pointe d’un vélo électrique. On en voit d’ailleurs de plus en plus, chevauchés par des « Bobos » casqués (et, bien sûr, masqués) car cette engeance imbécile adhère comme un seul homme(1), sans aucun esprit  de rébellion, à la moindre ineptie, à condition que ce soit « bon pour la planète ». Le panurgisme – la servilité moutonnière – est un des nombreux maux de notre époque décadente. Un mal qui fera, soyez-en certains, beaucoup plus de casse humaine et de dégâts sur notre économie que ce fichu Coronavirus.

Les écolos et leurs complices(2) sont obsédés par l’idée de faire disparaitre le moteur à explosion. Ils avancent même une date proche : 2040 et même avant, si possible.

Mais par quoi le remplacer ? Par le moteur électrique : CQFD, c’est une évidence (3)!

Habitué à subir les sornettes des Hulot, Pompili, Nouvion ou l’épouvantable Greta Thunberg, je veux bien tout entendre: on peut être un franchouillard de droite, climato-sceptique, amoureux des belles mécaniques et faire preuve, de temps en temps, d’ouverture d’esprit.

Mais au fait, l’électricité, on la produit comment ?

La fermeture des centrales nucléaires est programmée à terme, alors que pour alimenter le futur parc de véhicules électriques, il faudrait plutôt les multiplier !

Miser, comme nos voisins allemands, sur les centrales à fuel ou à charbon n’est pas sérieux.

Et ce surcroît d’énergie électrique, il va falloir l’acheminer. Notre réseau Haute-Tension est-il en capacité de supporter cette surcharge ? Même interrogation pour les réseaux locaux qu’il faudra étoffer (et étendre) pour desservir les multiples terminaux. Tout cela en tenant compte des pics de consommation ! Logiquement, on suppose aussi que, par mesure écologique, les matières premières pour fabriquer les accumulateurs seront extraites à la pioche et transportées par bateaux à voile.

Question subsidiaire : que fait-on pour le recyclage des vieux accumulateurs ?

En fait, qu’est-ce que les écolos reprochent au moteur à explosion ?

Ses émissions polluantes. Personne ne songe à le contester mais rappelons que la pollution résultant des hydrocarbures est à 98% le fait du chauffage, des camions, des avions de ligne et des navires marchands : cargos, méthaniers, paquebots de croisière, etc…

Les industriels, comparses des écolos, invoquent la pénurie de pétrole à court terme. Or c’est un mensonge, un bluff, un énorme bobard : depuis plus d’un demi-siècle, on nous raconte n’importe quoi sur le devenir de notre planète : en 1974, par exemple, lors du premier choc pétrolier, on nous annonçait  comme une fatalité inéluctable : « Dans 20 ans (soit en 1994) il n’y aura plus de pétrole ».

Nous sommes en 2020. Notre consommation de pétrole a été multipliée par dix depuis  et nos réserves de pétrole sont deux à trois fois plus importantes qu’en 1974.

Du pétrole – énergie fossile donc qui se régénère – il y en a partout; sous les grands lacs africains, en Mer du Nord, sous la calotte arctique et même  sous… la Région Parisienne.

Et puis, si nos dirigeants n’étaient pas d’une inculture crasse, ils sauraient que « l’opération Barbarossa » (invasion de l’URSS par l’Allemagne en juin 1941) visait à s’emparer des gisements de pétrole soviétiques pour alimenter la force mécanique du 3ème Reich.

Les Allemands ont capitulé à Stalingrad le 2 février 1943. Durant toute la seconde guerre mondiale, leurs divisions de panzers, leurs  escadrilles de chasseurs et de bombardiers, bref toute leur énorme machine de guerre a utilisé très majoritairement du carburant… de synthèse.

Mais revenons au moteur à explosion. La solution n’est pas de l’éliminer car il n’a cessé d’évoluer au fil des années. Il est parfaitement au point, solide, économique et, de surcroît, aisément recyclable. Grâce, par exemple, aux filtres à particules pour les Diésel, aux huiles plus fluides, aux cylindres réduits pour les modèles à essence, à la gestion électronique pour les deux, les nouveaux moteurs ont un excellent rendement énergétique, et ils demandent peu d’entretien.

De plus, la France – que nos dirigeants se sont ingéniés à désindustrialiser depuis un demi-siècle – est encore leader sur le marché du moteur à explosion : le prolo en Dacia(4), ou le  parvenu en Mercédès(5) roulent avec des moteurs conçus par Renault. Le groupe Peugeot-Citroën, avec la marque « DS », vient de recréer une marque « premium »  qui peut rivaliser sans complexe avec les prestigieuses marques allemandes, Audi, BMW ou Mercédès.

Alors, pourquoi tuer une industrie dans laquelle la France a largement fait ses preuves ?

Sinon, on l’aura compris, pour obéir servilement au Nouvel Ordre Mondial ?

Autre tarte à la crème des écolos : en attente du « Tout électrique », utilisons des carburants « verts ». Or c’est  encore un non-sens économique : cultiver, au détriment des ressources vivrières, du maïs très gourmand en eau, le récolter puis le distiller est couteux en énergie.

Ce n’est donc qu’une posture politique car le prix du litre de carburant à l’éthanol majoritaire n’est avantageux  que par l’artifice d’une taxation réduite. Et le moteur consomme plus : l’éthanol pur est environ deux fois moins énergétique que l’essence.

Le GPL(6) bénéficie également d’une taxation réduite mais, pour avoir eu autrefois un 4×4 roulant au GPL, j’en connais tous les inconvénients : surconsommation, odeur, autonomie réduite, rareté des stations GPL. A l’usage, ce carburant est presque aussi contraignant que le Gazogène sous l’Occupation. Je n’ai ni les moyens ni l’envie de rouler en véhicule électrique. J’aime le bruit et les vibrations du gros « V-Twin » de ma moto. J’ai l’impression d’avoir encore un peu de liberté !

Plus jeune, j’ai eu quelques grosses voitures mais, comme dit la pub, « ça c’était avant ! », avant les radars, les limitations à 80 km/heure, les ralentisseurs, les 30 km/heure en ville…

Je précise quand même, avant de conclure, que j’aime aussi le vélo – le vrai  vélo : celui sur lequel il faut pédaler pour avancer – mais comme loisir, pas comme moyen de transport imposé.

Macron et Le Maire, qui se gargarisent de mots creux, nous disent qu’en 2025, la France serait  leader sur le marché de la voiture électrique. Chiche ! Je prends le pari que non, sachant que cette fichue Europe – tous pays confondus – produit …1% du marché mondial des batteries, et la Chine 65%, ce genre d’annonce prouve bien que nos dirigeants se foutent allégrement de nous.

Eric de Verdelhan

1)- les féministes et les LGBT voudront m’excuser : ce n’est en rien une provocation mais une expression française.

2)- A qui va-t-on faire croire que le lobby du « Tout électrique » œuvre pour la survie de la planète ?

3)- La première voiture électrique date de…la fin du 19ème  siècle.  La « Jamais Contente », véhicule électrique, conservée au Musée de la Voiture de Compiègne, est la première voiture à dépasser les 100 km/h en 1899 ! Si la voiture électrique était la panacée, pourquoi l’avoir délaissée pendant plus d’un siècle ?

4)- Je tiens à préciser, pour éviter de me faire engueuler, que je roule en 4×4 Dacia.

5)- Tous les propriétaires de Mercédès ne sont pas des parvenus. La marque – comme BMW et Audi – plait aussi aux voyous et aux dealers allogènes, et aussi, parfois à des « Gaulois » normaux.

6)- Gaz de Pétrole Liquéfié. Dacia semble vouloir relancer ce carburant (en biénergie avec l’essence).