Voies sur berge et couacs en séries : Anne Hidalgo plonge

Publié le 22 février 2018 - par - 12 commentaires - 964 vues
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Depuis que Paris a décroché les  Jeux Olympiques, curieusement, rien ne va plus pour Anne Hidalgo. « Sectaire », » personnelle », sont quelques un des qualificatifs qui l’accablent.

Et ce n’est pas l’encombrant cadeau que Jeff Koons offre à la ville de Paris, le monumental Bouquet de Tulipes, qui risque de redorer son image.

Des videos montrant les rats s’en donner à cœur joie dans les squares parisiens circulent dans la presse, y compris la presse étrangère, ce qui, avouons-le,  colle assez mal à l’image du Paris romantique, que quelques touristes asiatiques pourraient encore avoir.

A part avoir commandité un rapport de 14 pages  d’un coût de  224 580 euros,  sauf erreur de ma part, nous ne savons pas à ce jour, quel plan concret le Maire de Paris met en place pour s’attaquer à ce fléau.

Sans doute, parce qu’avant les marchés de Noël – trop marqués – et la grande roue – trop populaire –  l’ennemi numéro 1 d’Anne Hidalgo est la voiture, digne objet de son ressentiment, contre laquelle elle déclare une guerre sans merci. Interdire le centre de Paris aux voitures est l’ultime but poursuivi. En attendant, elle balise  cette voie royale par toute une série de mesures  coercitives : interdiction des voitures diesel d’avant 2005, interdiction des voitures à essence d’ici à 2030, interdiction des Champs-Elysées tous les premiers dimanche du mois. (Les Parisiens peuvent marcher au milieu de la chaussée au lieu des trottoirs pourtant fort larges de cette avenue ou des contre-allées bordées d’arbres). Enfin, la mesure la plus contestée : la fermeture des voies sur berge, entre le Quai de la Mégisserie et le Quai Henri IV, au mépris du surcroît d’embouteillages provoqués dans les rues adjacentes.

Mais voilà. Revers sérieux pour Anne Hidalgo, qui vient de se voir désavouée par le tribunal administratif. L’étude d’impact comportait, selon celui-ci, « des inexactitudes, des omissions, des insuffisances concernant les effets du projet ». Autrement dit, l’étude aurait été biaisée et Anne Hidalgo se serait un peu vantée lorsqu’elle déclarait que l’air à Paris était plus respirable.  Certes, mais sur une toute petite partie de la rive droite et de la rive gauche où ont été effectuées les études.

Qu’à cela ne tienne, le Maire de Paris reste droit dans ses bottes, et annonce qu’elle fait appel de cette décision. Quoi qu’il en soit, la préfecture interrompt l’aménagement des voies sur berge, sur la rive droite de la Seine. C’est indéniablement une déconvenue pour celle qui conçoit la ville comme un musée ou un terrain de jeux.

Une déconvenue de plus : la gestion des Velib compte de nombreux couacs : insuffisance de vélos électriques, impossibilité de payer par carte bleue dans la majorité des stations… Le Vélib fait plus figure de gadget que d’une alternative sérieuse à d’autres moyens de locomotion.

Sans rapport avec le sujet des transports parisiens, mais dans la suite des récents revers que subit Anne Hidalgo : elle, qui refusait un lieu de sépulture à l’académicien Michel Déon, a dû céder, capituler même selon certains journaux, sous la pression d’une pétition signée par des auteurs aussi divers que Michel Houellebecq et Amélie Nothomb. Madame Hidalgo avait fait valoir le Code général des collectivités territoriales qui stipule que pour être inhumé à Paris, il faut y vivre, y être décédé, être inscrit sur ses listes électorales, y posséder une tombe. Aucun rapport avec le passage de Michel Déon à l’Action Française.

Certes, l’Académicien ne répondait pas aux critères administratifs,  mais on a connu Anne Hidalgo moins pointilleuse sur le règlement quand il s’agit d’accueillir des clandestins sans aucune légitimité.

Après tout cela, on ne s’étonnera pas si les choses se gâtent entre le Maire et son premier adjoint, qui , entre autres raisons, n’a peut-être pas envie de couler avec elle. Fluctuat , certes, nec mergitur.

Le dur exercice du pouvoir amènera-t-il le Maire de Paris à revoir ses positions? On peut en douter. Mais  cela incitera peut-être ses électeurs en 2020 à changer leur bulletin de vote…

Florence Labbé

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Notifiez de
Sylvie Danas

Elle est foutue. Dieu Merci. Il reste à souhaiter que la droite ne joue pas la division comme en 2014, pour la renvoyer au pouvoir municipal malgré cela. Mais ils en sont hélas bien capables

denis

Je traversais Paris,en 1967, en métro de la gare d’Austerlitz à la gare de l’Est,j’étais en uniforme(permission) et jamais je n’ai subi la moindre agression.Mais çà c’était avant. Merci les politicards qui ont favorisés l’invasion !! Bande de voyous

dufaitrez

Oui ! Notre Drame de Paris !
« Paris, infantilisé, piétonisé, imposé, immobilisé, mais Paris LIBERE » ! En 2020 !
HdV, 25 Août 1945….

BALT

La sorcière bien aimée des macrons.

Dunois

Cette morue devra aussi payer pour avoir transformé Paris en poubelle et en centre de violence. Mais les parisiens ne l’ont-ils pas élue ? Qu’ils réfléchissent (s’ils le peuvent encore) et demande sa démission. Sinon, qu’ils ne viennent pas pleurnicher que la capitale est devenue un endroit infréquentable. La morue devrait être jugée pour ses actes mais la justice n’existe plus et ce seront les français patriotes qui s’en chargeront. Il n’y a plus d’autre choix. On en viendrait presque à souhaiter que cette guenon infâme accentue et multiplie ses conneries, ça réveillerait peut-être les parisiens ?…

le Franc

hidalgo, elle « plonge » ? elle n’en a rien à battre, même si elle perd elle conservera à vie émoluments et train de vie actuel, ce qui fait qu’elle peut à loisir détruire la France et s’en sortir pécuniairement avec panache.

Brouillon

Les postures écolo-rigoristes d’ Ânne ne tenant pas compte de la réalité, sont destinées à la poubelle.

kabout

je l’ai toujours dit….la mére hidalgo aux prochaines municipales va gicler illico,mais laissera l’etat de Paris comme un taudis a ciel ouvert,sans parler des finances et dettes qu’elle laissera a son succésseur.

Patrice

Paris n’est plus Paris, cette belle capitale dont nous étions fiers. A St Denis (à titre d’exemple) le grand remplacement a déjà été réalisé. Les jours de marché, on compte sur les doigts d’une seule main le nombre d’Occidentaux. Dans les autres quartiers, ce sont les rats qui colonisent la ville. Tout ceci n’est pas vendeur…pour le tourisme entre autres.

Victor Hallidee

Hidalgo retour en Espagne !

cadichon

Pas sympa pour L’Espagne.

résistant

Effectivement ce n’est pas un cadeau à faire!