Voilà enfin le procès Benalla

Publié le 12 septembre 2021 - par - 14 commentaires - 1 030 vues
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Il aura fallu plus de trois ans pour que le surprotégé de Macron atterrisse enfin en correctionnelle. Maroine Benalla, dit Alexandre, comparaîtra donc le 13 novembre 2021 pour violences place de la Contrescarpe, utilisation frauduleuse de passeports diplomatiques et port d’arme prohibé. Il sera aussi jugé pour « recel de détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection » et « recel de violation du secret professionnel ».

Cela commence avec la diffusion d’une vidéo, le 1er mai 2018, où l’on voit deux manifestants se faire molester par ce qui semblait être un policier en civil. Il faudra attendre le 18 juillet pour que son identité soit dévoilée par le journal Le Monde.

Cet ancien chargé de mission de l’Élysée est à l’origine de l’un des plus médiatiques scandales du quinquennat. Apprenant ses méfaits, au lieu de le virer immédiatement et en toute discrétion, Macron s’est surpassé pour le préserver. Alors que nul ne lui demandait rien, le 24 juillet 2018, il  déclara, face aux caméras, à la Maison d’Amérique latine, qu’Alexandre Benalla n’était pas son amant… poursuivant par cet inoubliable : « s’ils cherchent un responsable, le seul responsable, c’est moi et moi seul ! »,  « qu’ils viennent le chercher »… ce qui donnera ultérieurement l’une des ritournelles des Gilets jaunes : « Macron, tête de con, on va venir te chercher chez toi »…

Dès lors, les esprits lucides comprirent qu’il y avait un truc qui clochait très gravement dans le cerveau du salarié Manu, lequel venait aussi de s’offrir cette mémorable fête de la Musique, avec bas résille et le « fils d’immigrés, noir et pédé».

Voiture de fonction équipée de dispositifs policiers très sophistiqués, bel appartement dans une dépendance de l’Élysée, lieutenant-colonel (!) dans la réserve citoyenne… À vingt-six ans, ce membre de la garde, très rapprochée, du salarié Manu, diplômé en rien ou presque… disposait de  privilèges ahurissants, tenant un rôle pour le moins ambigu. Il travaillait notamment à un nouveau projet de sécurité qui aurait réuni les différents services en charge de celle du chef de l’État…

Puis advint la commission d’enquête de l’Assemblée, une parodie hilarante ou irritante, où tous les impliqués de l’Élysée et de l’Intérieur  se dépassèrent en contradictions et mensonges, jusqu’à l’ineffable Collomb, qui assura ne jamais avoir croisé Benalla, lequel avait assuré toute la campagne du candidat Macron. En gratification des entraves et complications générées, la faisant exploser en vol, sa présidente, Brigitte Bourguignon, fut promue très vite ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, chargée de l’Autonomie.

Menée par Philippe Bas, la commission d’enquête du Sénat fut plus longue et plus rigoureuse. Tout d’abord Maroine refusa de s’y soumettre ; se faisant menacer par le président de cette commission, l’impudent Benalla répliqua alors que pour « exister médiatiquement »,  « Monsieur Philippe Bas, je mesure très bien mes propos, ce petit marquis m’impose aujourd’hui de venir devant lui, sinon il m’envoie la police ou la gendarmerie », avant de cibler les autres sénateurs, « des petites personnes qui n’ont aucun droit et aucun respect pour la République française et la démocratie ». Puis il arriva avec Jacqueline Laffont, alors avocate de Sarkozy…

Les travaux de cette commission d’enquête avaient passionné les Français, entraînant des records d’audience lors de certaines auditions.

Le 20 février 2019, le Sénat rendit un rapport accablant, de cent-vingt pages, mettant en cause des responsables de l’Élysée, auxquels il n’advint évidemment rien par la suite.

« Les faits constatés le 1er mai apparaissent comme la partie émergée de l’iceberg », « du point de vue du bon fonctionnement de l’État, les informations qui se sont accumulées ensuite sont sans doute plus graves encore que les évènements survenus en marge de la fête du Travail » déclara le rapporteur LR de la commission d’enquête.

Les sénateurs mirent en exergue des failles graves dans la gestion du cas Benalla. « Il s’agit d’abord des pouvoirs excessifs qui ont été laissés à un collaborateur inexpérimenté. […] Nous avons découvert la nomination atypique comme lieutenant-colonel de réserve opérationnel de la gendarmerie nationale qui a été celle de Monsieur Benalla. […] Nous avons également mis à jour cette confiance maintenue et cette collaboration poursuivie après les graves dérapages commis par ce collaborateur, le 1er mai 2018 ; également une remontée d’informations défaillantes au sein de l’institution policière et de l’exécutif sur les faits du 1er mai, une dissimulation des faits à la justice ».

Alexandre Benalla devra également s’expliquer quant à l’utilisation de deux passeports diplomatiques alors qu’il avait été licencié et entamait une reconversion dans la sécurité privée. Entendu  sous serment, Alexandre Benalla avait pourtant affirmé que ses passeports étaient restés dans le bureau qu’il occupait à l’Élysée.

Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président de la République, avait précisé au Sénat qu’Alexandre Benalla avait utilisé une vingtaine de fois ses passeports diplomatiques, entre le 1er août et le 31 décembre, période où l’intéressé n’exerçait plus ses fonctions. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait également confirmé ces utilisations, repérées au Tchad, en Israël, au Maroc et aux Bahamas. Mieux encore, il avait accusé l’ancien chargé de mission d’avoir obtenu un passeport en fraudant : « pour obtenir ce passeport, Monsieur Benalla a adressé au ministère de l’Intérieur une note dactylographiée à en-tête du chef de cabinet, une note non signée de façon manuscrite ».

Ce à quoi Benalla rétorqua : « ces passeports m’ont été remis à nouveau, alors que j’avais été contacté par un salarié de l’Élysée, début octobre 2018 […] On m’a fait savoir que ces passeports n’étaient pas désactivés. Sinon, je n’aurais pas voyagé avec ces passeports ». En loccurrence, il ne doit pas avoir tort.

Son complice de la Contrescarpe, Vincent Crasse, ancien employé de LREM, réserviste de la gendarmerie placé auprès du commandement militaire de l’Élysée,  chargé des stationnements autour du Palais, sera aussi jugé avec Maroine pour violence en réunion, usage public et sans droit d’un insigne, port d’arme prohibé et suppression de données.

Trois policiers de l’état-major de la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) seront aussi présents. Ils comparaissent pour avoir transmis, le soir de la publication de l’article du Monde, des images de vidéosurveillance à Benalla, afin de l’aider à se défendre.

Et n’oublions pas la mystérieuse volatilisation de deux coffres… Armes, poudres de perlimpinpin, documents sensibles, lettres damour de Brizitte… Un témoin clé (?), lors d’une audition devant la Brigade criminelle aurait impliqué plusieurs membres de la présidence de la République dans ces disparitions, dont un à l’Élysée, décrivant une opération de nettoyage au sommet de l’État La justice refuse den parler et de nous en dire davantage, surtout, avec Dupond-Moretti aux commandes.

Agnès Buzyn nest que le dixième membre dun des trois gouvernements de Macron mis examen… Admirable la République exemplaire promise par Manu !

Réjouissons-nous, tombant à point nommé, le retour de cet énorme scandale dans les médias devrait réveiller les mémoires assoupies. Ce qui, en ce début de campagne, n’est pas pour adorner l’image bien ternie du dictateur Macron et de sa mafia.

Mitrophane Crapoussin

https://www.youtube.com/watch?v=y8op43m4x9Q

 

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Notifiez de
Decu de tout

Elles sont pas belles les deux chochotes sur leurs vélos sans barre car ce sont des velos de femmes.

SANDENT

Vu la tête qu ils ont , c est sans selle aussi !

Dupond

C’est moi ou le chaos avait dit choupy a la veille des présidentielles
CHURCHIL
Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre.”

zéphyrin

enfin ! voici bientôt l’accouchement d’une….souris. tout ça pour ça, on parie ?

Une patriote

On peut dire que le quinquennat de Macron n’aura été marqué que par des scandales, une dictature, une répression faite dans le sang et les morts , un racket, du chantage à la vaccination contre un travail, une ruine du pays et de ses entreprises, une importation et invasion massive de musulmans et africains, une mise en place de la charia etc, etc. Eh tout cela sur les gaulois uniquement !

nicolachaos

LE quinquennat magique LOL

Une patriote

Si Benalla a obtenu tout ces privilèges c’est que ses ” PRESTATIONS ” auprès de Macron étaient le top du top dans tout les domaines. Personne avant lui, ni après ne les a obtenus, il n’a pas de fumée sans feu !!!!

gélase

Vu ce qui est connu de tous, tous les passes droits etc il est plutot logique de penser qu’il est l’oeil d’un service secret…..non européen et pas nécessairement marocain (lol)….mais puissant et pas du tout aimable….

Une patriote

Il est copain avec les frères musulmans, ces derniers sont intégristes. Il a monté une boite de protection pour personnalité arabes, le Qatar finance les groupes terroristes. Lors de la ” perquisition ” devant une porte d’appart qui n’a été ouverte que le lendemain ??? les armes et papiers avaient disparus, tu m’étonnes !

L BÉRA

Le gardien privé de la chambre à coucher du président va servir de bouclier.
Protection rapprochée, collé partout derrière le président, ils se croyait tout permis. Et il s’est TOUT permis, le genriste-affairiste Benalla. Jusqu’à dépasser les bornes de quelques exactions de trop.
Le Citoyen ose espérer que le tribunal (!) entendra le témoignage de JP Sueur, président de la commission du Sénat qui a enquêté, sans suite, sur l’outlaw du président.
Mr JP Sueur sait tout. Mais le dira-t-il?

patphil

combien de jours pour juger cette petite frappe ? 15 jours!
tout comme le procès abdeslam , 9 mois !
de quoi noyer le poisson !

Marc Paringaux

Mais ils sont si mignons avec leurs petits polos pastel et leurs joli vélos….

Natou

Trop super juste avant les présidentielles 👍
Macron va en baver !;

Mantalo

Macrounounet a toujours su s’entourer de gens de valeur :
Des renégats qui viennent du comité de soutien de Fillon (Le Maire, Lecornu, et autres LR.
Également la moitié du PS.
Et tant d’ “amateurs” comme il se plaît à dire…

Cerise sur le gateau BENALLA !!!!

Macron, socialiste un jour, socialiste toujours…..

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