Voltaire, Beaumarchais et Renaud Camus : une insolence française

Publié le 5 février 2020 - par - 10 commentaires
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Insolente et magnifique réponse voltairienne de Renaud Camus à ma condamnation, oui, c’est ça la France ! Voltaire le persécuté, Voltaire le diffamé ne s’est jamais excusé, n’a jamais plié. Il a continué à défendre les libertés fondamentales, par tous les moyens, ridiculisant ses ennemis par sa plume, ses parodies, son ironie, son inventivité ; dénonçant les crimes, défendant les persécutés et faisant éclater la vérité sur eux, Calas, le Chevalier de la Barre…

Renaud Camus est de cette veine.

Je ne résiste pas au plaisir de partager le tweet qu’il a fait dès qu’il a eu la nouvelle…

Et il a récidivé, le bougre !

.

Quel esprit, quel humour, quelle plume ! On ne baisse pas la tête, on ne demande pas pardon à genoux devant des juges, un pouvoir, une société qui marchent sur la tête et sont devenus sectaires, staliniens, faisant une justice politique. On se comporte en Français, en Voltaire et Beaumarchais.

Il faut lire et relire le fameux monologue de Figaro, pré-révolutionnaire s’il en fut. Cela devrait donner à penser à nos petits “monsieurs” à nous… Tout y est : les détenteurs d’un pouvoir arbitraire dont ils sont jaloux et qu’ils veulent conserver au prix de la liberté d’autrui, la dénonciation de la censure dès qu’on parle de Mahomet (c’était écrit, en France, il y a plus de 250 ans… un amalgame précoce, que voulez-vous), la récompense donnée au courtisan, à celui qui sait lécher et faire du buzz et la prison pour celui qui sait, tout simplement…

Écoutons-le… Figaro nous parle de Macron, de ses juges, de la loi Avia, de la loi Pleven…

Figaro, seul, se promenant dans l’obscurité, dit du ton le plus sombre.

Ô femme ! femme ! femme ! créature faible et décevante !… nul animal créé ne peut manquer à son instinct : le tien est-il donc de tromper ?… Après m’avoir obstinément refusé quand je l’en pressais devant sa maîtresse ; à l’instant qu’elle me donne sa parole ; au milieu même de la cérémonie… Il riait en lisant, le perfide ! et moi, comme un benêt… Non, Monsieur le comte, vous ne l’aurez pas… vous ne l’aurez pas. Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie !… noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier ! Qu’avez-vous fait pour tant de biens ? vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus : du reste, homme assez ordinaire ! tandis que moi, morbleu, perdu dans la foule obscure, il m’a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement, qu’on n’en a mis depuis cent ans à gouverner toutes les Espagnes ; et vous voulez jouter !… On vient… c’est elle… ce n’est personne. — La nuit est noire en diable, et me voilà faisant le sot métier de mari, quoique je ne le sois qu’à moitié ! (Il s’assied sur un banc.) Est-il rien de plus bizarre que ma destinée ! Fils de je ne sais pas qui ; volé par des bandits ; élevé dans leurs mœurs, je m’en dégoûte et veux courir une carrière honnête ; et partout je suis repoussé ! J’apprends la chimie, la pharmacie, la chirurgie ; et tout le crédit d’un grand seigneur peut à peine me mettre à la main une lancette vétérinaire ! — Las d’attrister des bêtes malades, et pour faire un métier contraire, je me jette à corps perdu dans le théâtre : me fussé-je mis une pierre au cou ! Je broche une comédie dans les mœurs du sérail : auteur espagnol, je crois pouvoir y fronder Mahomet sans scrupule : à l’instant un envoyé… de je ne sais où se plaint que j’offense dans mes vers la Sublime Porte, la Perse, une partie de la presqu’île de l’Inde, toute l’Égypte, les royaumes de Barca, de Tripoli, de Tunis, d’Alger et de Maroc ; et voilà ma comédie flambée, pour plaire aux princes mahométans, dont pas un, je crois, ne sait lire, et qui nous meurtrissent l’omoplate, en nous disant : Chiens de chrétiens ! — Ne pouvant avilir l’esprit, on se venge en le maltraitant. — Mes joues creusaient, mon terme était échu : je voyais de loin arriver l’affreux recors, la plume fichée dans sa perruque ; en frémissant je m’évertue. Il s’élève une question sur la nature des richesses ; et comme il n’est pas nécessaire de tenir les choses pour en raisonner, n’ayant pas un sou, j’écris sur la valeur de l’argent, et sur son produit net : aussitôt je vois, du fond d’un fiacre, baisser pour moi le pont d’un château-fort, à l’entrée duquel je laissai l’espérance et la liberté. (Il se lève.) Que je voudrais bien tenir un de ces puissants de quatre jours, si légers sur le mal qu’ils ordonnent, quand une bonne disgrâce a cuvé son orgueil ! Je lui dirais… que les sottises imprimées n’ont d’importance qu’aux lieux où l’on en gêne le cours ; que, sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur ; et qu’il n’y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits. (Il se rassied.) Las de nourrir un obscur pensionnaire, on me met un jour dans la rue ; et comme il faut dîner, quoiqu’on ne soit plus en prison, je taille encore ma plume, et demande à chacun de quoi il est question : on me dit que, pendant ma retraite économique, il s’est établi dans Madrid un système de liberté sur la vente des productions, qui s’étend même à celles de la presse ; et que, pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’Opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux ou trois censeurs. Pour profiter de cette douce liberté, j’annonce un écrit périodique, et, croyant n’aller sur les brisées d’aucun autre, je le nomme Journal inutile. Pou-ou ! je vois s’élever contre moi mille pauvres diables à la feuille : on me supprime, et me voilà derechef sans emploi ! — Le désespoir m’allait saisir ; on pense à moi pour une place, mais par malheur j’y étais propre : il fallait un calculateur, ce fut un danseur qui l’obtint. Il ne me restait plus qu’à voler ; je me fais banquier de pharaon : alors, bonnes gens ! je soupe en ville, et les personnes dites comme il faut m’ouvrent poliment leur maison, en retenant pour elles les trois quarts du profit. J’aurais bien pu me remonter ; je commençais même à comprendre que, pour gagner du bien, le savoir-faire vaut mieux que le savoir. Mais comme chacun pillait autour de moi, en exigeant que je fusse honnête, il fallut bien périr encore. Pour le coup je quittais le monde, et vingt brasses d’eau m’en allaient séparer lorsqu’un dieu bienfaisant m’appelle à mon premier état.

[…]

Beaumarchais, le Mariage de Figaro, Acte V scène 3

Je relaie en même temps ci-dessous un article de Marc Stahler sur Minurne. Merci à lui aussi, merci à tous les patriotes, simples militants ou responsables associatifs qui, depuis hier, m’envoient des mots de soutien, des demandes d’interview, écrivent des articles, tweetent et commentent sur Facebook… Oui, cette condamnation inique ne laisse pas indifférent. C’est “la cerise sur le gâteau” des forfaits commis par la justice hollandesque et macronienne depuis des années. Qu’elle s’attaque à Zemmour, Bensoussan, Camus, Cassen, aux Identitaires, à Marine, Collard ou à Tasin quand les djihadistes sont de plus en plus nombreux dans nos rue, en liberté, l’imposture est trop grande. Même le Français de base commence à comprendre sa douleur. La révolte suivra, forcément…

 

CENSURE, REPRESSION, DICTATURE…
(Marc Le Stahler)

Après Pierre Cassen, après Renaud Camus, et bien d’autres encore, c’est au tour de Christine Tasin de subir les foudres de la justice française.

Après une condamnation en 1re instance, elle vient d’être condamnée en appel à 4 mois de prison avec sursis pour « apologie du terrorisme » (excusez du peu !).

Apologie du terrorisme ! Si ce n’était pas si grave, on pourrait presque en rire ! Chacun sait que Christine Tasin consacre sa vie, depuis des années, à lutter avec courage et détermination contre le terrorisme islamique.

Cette condamnation nous fait plonger un peu plus profond dans l’univers orwellien dans lequel est insidieusement tombée la France.

« La guerre, c’est la paix, la liberté, c’est l’esclavage, l’ignorance, c’est la force ».
Pendant qu’il y était, Orwell aurait bien pu ajouter : « le mensonge, c’est la vérité ».

Nous sommes tous solidaires de celles et ceux contre lesquels le régime s’acharne, pour les empêcher de penser et de parler.

Une loi dite « Avia » est même en préparation pour faire taire les blogs de réinformation ; il nous reste bien peu de temps pour nous faire entendre, bien peu de temps…

Orwell, toujours lui, disait aussi « la dictature peut s’installer sans bruit »…
À nous tous de briser le silence !

Pour en savoir plus, vous pouvez vous connecter directement sur le site de Résistance Républicaine sur lequel Christine vient de publier un article consacré à ce jugement.

Soyez nombreux à l’assurer, comme nous, de votre soutien patriote !

Marc Le Stahler
4 février 2020

https://www.minurne.org/billets/22711

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Notifiez de
saurer

Et le dicton n’a jamais été aussi vrai : Magistrature rime bien avec p …..ture ! …

POLYEUCTE

Ne sachant plus comment endiguer la vague islamophobe, voilà qu’on les accuse de “porter les valises de l’islam” ! Des suppôts du terrorisme !
On croit rêver !

Eric des Monteils

Sauf le déballonnage de Camus aux Européennes, je soutienderai volontier ce personnage ; mais je me méfie tout de même. Il est des signes qui ne trompent pas et Fiona l’éborgnée méritait mieux que çà.

Daniel

Chère Christine Tasin, arrêtez de célébrer Voltaire qui était en réalité une crapule, un menteur et un délateur. Informez vous en lisant, à son sujet, les révélations des historiens sérieux : Xavier Martin et Marion Sigaut.

Laurent Droit

Il est important de convertir ces “défaites” (vues comme telles par nos ennemis) en victoires contre la dictature. Plus on est persécutés et plus cela montre que l’on a raison de dénoncer la dictature.
Mais déjà l’UE commence à se fissurer, la France, l’état français, le gouvernement et le parlement commencent à se fissurer, Macron n’en a plus pour longtemps, malgré toutes ses manigances, son arrogance et ses airs suffisants.
Rien ni personne n’est éternel et surout pas les imbéciles qui se prennent pour Dieu. Hitler, dont le Reich devait durer mille ans, ne l’a dirigé que 12 ans et est mort comme un chien au fond d’un bunker.
Macron risque de finir pareil…

didile

Courage ,Christine ,grâce à votre combat et à celui de vos amis ,on commence à voir le bout du tunnel .
Il y a quelques semaines ,tout le monde criait haro sur Zemmour ,y compris ses amis, des mutuelles et des marchands de chocolat, qui croyaient ainsi ouvrir un parapluie .
Et là, on a assisté à une inversion incroyable des valeurs ,qui oblige les lâches à raconter qu’il faut un courage incroyable pour accepter de prendre des coups de pieds au derrière plutôt que rien.
Et ,la répétition étant une des composantes de la pédagogie ,ils reviennent deux ou trois fois pour dire simplement “encore s’il vous plaît ,j’ai peur qu’on me croie mort”.
Ils vont nous le faire mourir de rire ,notre Zemmour!

Sergio

Des Christine Tassin, il nous en faudrait beaucoup. En voilà une au moins qui trace le chemin à suivre. Bravo, je lui dis bravo. Suivez l’exemple. Aux armes citoyens. Revolution

Garde Suisse

Madame Tasin, il faut voir dans cette condamnation inique, un hommage de la lâcheté au courage, à défaut du vice à la vertu. Vous porterez ce jugement fièrement comme la Croix du combattant (qui a plus de valeur à mes yeux que la LH).
Des signes nous montrent que le mur de non-dits et de mensonges entourant l’islam commence à se fissurer. Par l’invasion d’islamopitheques organisée par les traîtres au pouvoir et leurs sbires gauchistes, les français vont subir de plus en plus d’agressions et d’injustice, ils finiront par se révolter et alors nous retrouveront notre beau pays !
Soyez assurée de tout mon respect.

patphil

honneur donc au crachat (synonyme de légion d’honneur) décerné par la “justice” à christine
encore une femme qui ne se dédie pas et ne sera pas baillonnée

Patrick Granville

Je suis atterré et révolté par la condamnation grotesque et politique de Christine. Je pense que ses juges l’ont condamné es qualité pour n’avoir pas acceptée de s’agréger à la meute de ce sérail éducatif qui ne reconnaît les siens qu’à leur odeur de la meute. Cette odeur je l’ai en horreur.