Vote des étrangers : le Sénat attente gravement aux fondements de la République

Publié le 6 janvier 2012 - par - 1 410 vues
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 Le vote par le Sénat de la proposition de loi accordant un droit de vote aux étrangers : une atteinte extrêmement grave aux fondements de notre République.

 

Juste un rappel :

   Article III de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen

 

“Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation.

Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité

qui n’en émane expressément “

 

C’est simple, clair et précis : seuls les membres de la Nation ont la possibilité, le droit de participer en tant que citoyens à la désignation des corps ou individus pouvant exercer une autorité.

Qui ne fait pas partie de la Nation, ne peut exercer ce droit.

Et qu’on ne vienne pas me dire que “essentiellement” signifie “principalement”. Il a ici le sens de “par essence”, “de par sa nature”, “par définition”.

La “Déclaration des droits de l’homme et du citoyen” ce n’est pas rien. Il y a un “avant” et un “après” dans l’histoire de l’humanité et combien de milliards d’êtres humains aujourd’hui en sont encore à “l’avant”.

La  République Française considère, fort heureusement, que cette déclaration doit rester son texte de référence, ainsi que l’atteste le Préambule de la Constitution de 1958

PRÉAMBULE DE LA CONSTITUTION DE 1958

Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946…

Donc de deux choses l’une :

– ou bien toutes les personnes qui habitent sur le territoire de la France constituent la Nation Française, et donc ont le droit intégral de vote, y compris les clandestins, qui n’ont dès lors plus de raison d’être caractérisés ainsi,

– ou bien la “nationalité française” n’est reconnue qu’à une partie des habitants de la France, en fonction de critères définis par la loi.

Ce deuxième terme de l’alternative est celle actuellement en vigueur.

Il est tout à fait légitime pour des organisations ou pour des partis politiques comme le Parti Socialiste ou les Verts ou le parti Communiste ou d’autres, de demander que soit adoptée la première  possibilité. Mais ils se gardent bien de le faire pour éviter de se heurter à l’hostilité de l’immense majorité des citoyens, et actuellement seuls électeurs.

En revanche, engager un processus pouvant y arriver sournoisement par étapes est totalement anti-démocratique.

Et vouloir créer une  “citoyenneté nouvelle, une citoyenneté de résidence qui renforce le lien avec la République française” comme l’explique le Sénateur du PS, François Rebsamen, en donnant un droit de vote limité aux élections municipales à certains étrangers,  ce qui  ne trouve sa place ni dans la première ni dans la deuxième possibilité de l’alternative, constitue  une atteinte extrêmement grave aux fondements de notre République.

La sénatrice PS des Bouches-du-Rhône Samia Ghali s’est particulièrement mise en évidence par sa virulence vis à vis des élus de l’UMP qui s’opposaient à la proposition de loi. Mais pour elle c’est clair. Au ministre de l’intérieur qui expliquait que les étrangers n’étaient pas des citoyens… puisqu’ils étaient étrangers, elle a eu cette réplique on ne peut plus explicite : “Ce ne sont pas des citoyens?  des extraterrestres alors!”.

Et la suite ne se fait pas attendre : la revendication du droit de vote à toutes les élections pour les étrangers commence à apparaitre dans les médias, par exemple à l’occasion de l’inscription sur les listes électorales en cette fin d’année.

Écoutons la réponse d’Ezzedine Bouachir, délégué départemental de l’association des tunisiens de France dans le Var (Var-matin du 29 décembre 2011) à une question du journaliste :

(le débat sur le vote des étrangers) a été vécu comme une discrimination. Les jeunes ont du mal à comprendre ce double langage. D’un côté on leur dit: soyez citoyens français, allez voter. De l’autre côté quand ils rentrent à la maison, ils retrouvent leurs parents à qui on refuse toujours le droit de vote alors que depuis20 ans ils ont accompagné leurs enfants dans la société française”.

Ou encore Cépa Gomis, née il y 22 ans dans la cité Berthe à La Seyne sur Mer :

“Je suis Française, j’ai le droit de voter.  Ma mère non. Quand je mets mon bulletin dans l’urne, c’est pour l’avenir certes mais aussi un peu pour elle”  (Var-matin id).

N’est-ce pas émouvant ? Et même franchement révoltant ! Ces pauvres gens qui vivent depuis plus de vingt ans dans notre pays et  “à qui on refuse toujours le droit de vote !”

Au passage on peut relever l’extrême mauvaise foi du délégué des Tunisiens de France qui laisse entendre que l’on ne peut pas obtenir la nationalité française au bout de 20 ans, quand en moyenne chaque année 110000 personnes qui en font la demande l’obtiennent!

Jean Théron

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