Vote musulman : A Roubaix, un adepte de la lapidation nommé grand électeur

Les contorsions électoralistes de la classe politique française donnent à voir chaque jour. Comme dans un de ces feuilletons dont nos grands-parents se délectaient au petit déjeuner avant même de lire les choses sérieuses dans leur journal, des pisse-copie plus ou moins inspirés nous concoctent, matin après matin, une palpitante saga incluant tous les éléments du genre : suspense et coups de théâtre, traîtrises, pièges grotesques et tortures fines. Rien n’y manque, et 2012 s’ouvre sur la promesse formelle d’un chef-d’œuvre à la Eugène Sue, d’un incunable dont il est recommandé de ne rater aucun épisode si l’on veut, une fois la farce éteinte, le relier pour l’exposer, tout en dorures sur tranche, dans sa bibliothèque.

C’est que cette fois, la pêche traditionnelle aux voix du prolétaire et du bourgeois, du prêtre et de ses ouailles, du militaire et du fabricant, de l’acnéique parvenu à l’âge de voter et de l’expatrié, bref, de tout ce qui faisait, entre vingt autres catégories, le corps social gaulois, s’enrichit d’une classe nouvelle dont le poids commence réellement à se faire sentir sur les épaules du votant : les musulmans. 

Ce qui était encore au siècle dernier une vague référence à du possible, à de l’envisageable-un-de-ces-jours, s’impose aujourd’hui comme une donnée digne d’être considérée par nos Mazarin au petit pied, nos Richelieu de contre-allée, nos Concini pour plateaux-télé, nos De Gaulle en manque d’hormone de croissance et nos Bismarck obsédés par la manière la plus radicale de démembrer la France. Et l’obsession s’installe : comment attirer vers les partis cette masse encore informe dont on ne sait au fond rien ou presque? Comment séduire une belle dont on devine à peine les formes sous les voiles de plus en plus épais qui la couvrent? Par quel calcul, quelle combinaison, quelle promesse, quel avachissement, calmer la bourrasque aux imprévisibles rafales qui déjà secoue nombre de villes, de départements et de régions?  

Au spectacle du mécréant rampant vers lui, des larmes de reconnaissance plein les yeux, baux emphytéotiques dans les poches et croissant à la boutonnière, l’imam de base se frotte les mains que baise à bouche que veux-tu l’armée des ombres vite agenouillée à ses pieds. Représentant d’une communauté dont il affirme, la vérité si je mens, qu’elle se fond jusqu’à disparaître dans la matrice nationale, il n’a même pas besoin de demander ;  on lui donne par avance tout ce dont il a besoin : les mosquées maquillées en centres culturels, les écoles coraniques où il bourrera les crânes de ses élèves des bons préceptes de la vraie République des vrais croyants, les quartiers réservés puis les villes où, bientôt, naîtront les tribunaux réglant les petits tracas de la vie quotidienne loin d’une Marianne au buste décidément offensant pour la vraie Présidence, celle qui nous observe, nous juge et nous sanctionne, par son œil, son esprit et sa voix uniques, depuis le fin fond du cosmos.

Il aura, notre gentil prêtre en sourate, son terrain gratuit pour 99 ans, son minaret, son appel du muezzin, son droit officiel de regard sur ceux qui ne pensent pas comme lui, son recours juridique automatique face à toute dérive verbale offensant son maître. En sus d’une aile entière au Louvre pour neutraliser la culture honnie qui l’accueille si aimablement. Simple question de patience. Quand ses agents civils auront suffisamment pénétré le corps ramolli offert à sa jurisprudence, il légifèrera dans un premier temps au nom des principes que lui auront abandonnés les tauliers devenus minoritaires, avant de remplacer ces mêmes principes par le fatras liberticide, intangible soupe dont il se nourrit en vérité depuis maintenant une bonne quinzaine de siècles.

À Roubaix, ville lainière devenue égorgeoir à moutons, l’agent local s’appelle Rachid Gacem. Ce sympathique tenant de la lapidation, de la polygamie, du mariage pédophile et de l’amputation des voleurs aux frais de la Sécu, en un mot de la charia, s’est vu attribuer le titre de grand électeur par des édiles soucieux de diversifier leur propre collège. À la question de savoir s’il est vraiment raisonnable d’offrir, sans la moindre votation, une telle responsabilité à un tel compagnon de route, ces représentants du peuple censés veiller à la sauvegarde de nos libertés fondamentales répondent en gros que l’individu en question plaisantait. Certes, il le faisait un peu rudement, mais, rassurons nous, à sa franche manière de citoyen ouvertement islamiste désormais majoritaire dans la bonne ville de Jules Guesde, de Maxence Van der Meersch et de Georges Delerue. Comment nommer ces gens ? À vos dictionnaires, mes amis, mais gare au procès!

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Chaque jour, un épisode nouveau. Un feuilleton, vous dis-je, à rebondissements garantis.  Monsieur Gacem élisant un sénateur du Nord-Pas-de-Calais, c’est le docteur Petiot au Conseil d’État, Papillon au cabinet du Garde des Sceaux, Attila garde-frontière sur le Rhin. On voudrait en rire, tant que cela reste autorisé, mais quelque chose reste coincé dans la gorge, une gosse arête qui fait tousser, cracher, pleurer, et menace de vous perforer le poumon.

La faiblesse de notre démocratie apparaît, dans son hivernale nudité, comme se montre, obscène, la compromission avec le Diable, de plus en plus patente, d’un nombre de plus en plus grand de nos représentants. Jusqu’où iront-ils, ces tartufes que Mauriac eut habillé illico d’ « ignorance encyclopédique » (trait génial d’un esprit libre)? Telle est la question, à la lecture de la copie que nous proposent, méthodiques et professionnels, les scénaristes quotidiens du désastre. 

Alain Dubos

 

   

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