Vote musulman : Le député Front de gauche de Sevran dénonce l’islamophobie et mise sur la Palestine

Dans sa candidature aux présidentielles puis aux législatives, le politicien professionnel Jean-Luc Mélenchon ne cesse de se targuer de représenter « la classe ouvrière », qu’il veut « arracher » (sic !) au Front national (ce qui est déjà un bel aveu !)

Mais la réalité est sans appel. Dans son dernier sondage sur la 11ème circonscription du Pas-de-Calais, l’Ifop nous apprend que Jean-Luc Mélenchon ne recueille que 17% du vote des ouvriers, contre 20% pour son concurrent du Parti socialiste et… 56% pour Marine Le Pen.

Mais où sont donc les électeurs « Front de gauche », qui ne représentaient, rappelons-le, qu’1 suffrage sur 9 à la dernière présidentielle, alors que les instituts de sondage donnent des scores encore plus faibles pour les législatives ?

Dans Valeurs actuelles, François Bousquet désigne ces électeurs comme des « bobolchéviques », c’est-à-dire des bobos (bourgeois bohèmes) qui « se prennent pour des prolos ».

Ce sont ceux qui « ont “ado-ré” Besancenot en 2002, Bayrou en 2007, Cohn-Bendit en 2009 (aux européennes) et Mélenchon en 2012. ». Et Mélenchon est toujours à la recherche de vrais « prolos ». François Bousquet : « Rarement l’offre politique aura aussi peu coïncidé avec la demande électorale de la classe ouvrière. C’est le drame de Mélenchon qui, pour rattraper le peuple, est obligé de courir après Marine Le Pen, comme un suceur de roue, selon l’expression si parlante du jargon cycliste. Son Paris-Roubaix à lui a pour nom Hénin-Beaumont. »

Dans le même sondage Ifop, en cas de duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, on constate également une répartition très intéressante par âge : Mélenchon est le candidat des « bobolchéviques », mais surtout blanchis sous le harnais alors que Marine Le Pen séduit les plus jeunes :Autre cible du « Front de gauche » : les immigrés ou enfants d’immigrés, et en particulier les Maghrébins et les musulmans. Un terrain où chasse déjà le Parti socialiste selon les bons conseils de Terra Nova. Alors le Front de gauche doit faire de la surenchère.

Le discours de Jean-Luc Mélenchon à Marseille est typique de cette course au clientélisme communautaire islamique à gauche. Drague parfois un peu honteuse, quand l’intéressé fustige un vrai-faux tract où est reprise une phrase qu’il a pourtant prononcée : « Il n’y a pas d’avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb ». Et l’on sait qu’il a dit regretter que Charles Martel ait refoulé l’invasion musulmane à Poitiers.

L’un des summums de ce clientélisme musulman se trouve dans la lettre écrite au nom du Front de gauche par le député François Asensi, député de Sevran, à l’UAM-93 (Union des Associations Musulmanes de Seine-Saint-Denis), organisme ô combien radical dans certaines prises de positions :

http://www.uam93.com/news/lettre-de-francois-asensi-aux-musulmans.html

Une lectrice nous écrit : « Je me suis même demandé si c’était un faux, tant il y a tous les stéréotypes (…) Clientélisme électoral, communautarisme. Appeler les “musulmans” de France à voter pour les élections législatives françaises en leur parlant de la “Palestine” c’est vraiment significatif… »

François Asensi demande aux musulmans « de voter pour ma candidature dès le premier tour » en leur donnant des « raisons » uniquement communautaristes :

D’abord la vache à lait de l’islamophobie : « Vous savez combien je combats l’islamophobie et la stigmatisation de l’Islam et des musulmans ».

Ensuite la burka : « J’ai voté contre la loi sarkozyste instituant l’interdiction du port de la burqua ».

Puis le classique couplet sur la « diversité » qui « fait la force de la nation française » (ah bon ?) « Ce mélange d’origines, de cultures est une des richesses de la France » etc.

Et enfin, trois paragraphes entiers uniquement consacrés à expliquer un soutien total à la Palestine et aux Palestiniens, « peuple martyre » (sic !), sans aucun mot d’appel à la paix avec Israël.

Comme encouragement du communautarisme islamique, on peut difficilement faire mieux. Alors pour parodier Jean-Luc Mélenchon, je dirais : « Il n’y a pas d’avenir pour le Front de gauche sans les bobolchéviques et les musulmans de France ».

Roger Heurtebise

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