Vouloir interdire l’islam est-il une stratégie gagnante ?

UNE AFFICHE CONTROVERSÉE DU FRONT NATIONAL RESTE AUTORISÉEJe comprends fort bien Christine Tasin quand elle affirme que l’islam doit être interdit (RL du 19 septembre). Son article est illustré par un agréable sourire pouvant laisser supposer au lecteur nouveau venu sur le site que le propos de Christine est une sorte de galéjade marseillaise. Moi je sais qu’elle n’y va pas par quatre chemins et que ce qu’elle dit, elle le pense. Et que ce sourire incongru en une telle circonstance n’est qu’une erreur bien excusable du Rédac. chef. Mais pour revenir à une interdiction de l’islam, il ne faut pas rêver. Interdire une religion est aisé avec une secte dont la caractéristique est le nombre réduit d’adeptes. Quand le nombre devient très important, la secte devient une religion forcément reconnue par des instances étatiques disposant de pouvoirs régaliens. Et ceux-ci défendront la secte-religion dont le nombre a donné de l’influence, comme la secte-religion se rapprochera du pouvoir en place pour conforter ses positions. Gare à ceux qui s’opposent à cet état de fait et cette accointance que les siècles passés ont montrée.

Les membres de la secte-religion se lèveraient comme un seul homme contre l’interdiction venue d’un pouvoir qualifié de liberticide. Plus grave encore, les citoyens ordinaires, croyants ou pas, accorderaient leur soutien à ces victimes de l’interdiction. « Ils ont bien le droit de croire » ; « ils ont bien le droit d’avoir un lieu de prière ». On connait déjà la chanson. Et je n’évoque pas les condamnations d’instances internationales contre la France qui aurait décidé cette interdiction de l’islam.

Tout ceci fait que dans les circonstances présentes et même d’un proche avenir une interdiction pure et simple n’est pas envisageable. Pour que cela le devienne, il faudrait que soit entré dans la tête d’une large partie de la population que l’islam est une politique avant d’être une religion. Combien d’attentats pour cela ? Et quand bien même ? Si on extirpe l’islam du droit de croire, vers quelle croyance les musulmans pourraient-ils aller ? Il se trouve que celui qui est croyant en un créateur et/ou dans une vie après la mort ne va pas du jour au lendemain devenir athée. Il paraît qu’il y a une chimie du cerveau qui pratiquement distingue le croyant de l’incrédule. Dans ce cas, qu’est-ce qu’on y peut ? Alors faut-il que le musulman qui n’a pas lu le coran, qui se dit « modéré » mais à qui on interdit cette secte-religion doive se diriger vers le christianisme ? Le boudhisme ? Ou autre intercesseur avec l’au-delà ?

Pourtant, comme la finalité qu’exprime Christine est défendable, ce sont les modalités pratiques qui pèchent et qu’il faut envisager. Les décrets d’application en quelque sorte. Laissons Christine être le fer de lance d’une libération des esprits. Ce travail est toujours nécessaire. Les grands changements, les bouleversements n’ont jamais été faits par les modérés. Sinon malgré Bayrou cela se saurait. Ce fer de lance est utile et ne chipotons pas. Si Geert Wilders est dans cette veine « fer de lance contre l’islam », on voit qu’il en a perdu des voix lors des dernières élections. Mais il est utile parmi les rares témoins de ces réalités que les gouvernements dénient et ne veulent voir.

Et il ne faut pas compter sur Marine Le Pen pour se lancer sur ce chemin. Elle y perdrait combien de ses électeurs qui ne souhaitent pas une guerre de religion. Ce qu’elle (ou un autre) pourrait en revanche proposer aux interlocuteurs musulmans qui la jouent « modéré » et takya à tous les étages, c’est d’apporter la preuve de leur modération. Il est nécessaire de les piéger dans leurs affirmations et condamnations des crimes islamistes, de les piéger en les empêchant de pratiquer la takya. Cette mise au pied du mur peut être mise en œuvre sans attendre que Christine soit présidente de la République ou que Florian Philippot ait clarifié sa pensée. Il faut faire référence à un événement historique que les gens ignorent généralement, à savoir les douze questions posées au Grand Sanhédrin en 1806 permettant l’assimilation des juifs à la communauté de France. Des questions spécifiques posées à des représentants autoproclamés de l’islam en France ne manqueraient pas de faire un tri dans les sourates du coran et d’exclure pas mal de condamnations prétendument divines. Une telle initiative aurait pour avantage immédiat de faire apparaître au grand public qui n’a pas lu le coran quelles horreurs s’y trouvent. Même un révolutionnaire comme Bayrou pourrait placidement faire cette proposition qui aurait le mérite de ne pas apparaître contre un ennemi de l’islam mais comme un clarificateur des prétentions « modérées » qui ne convainquent pas tous les Français. En fait, n’importe quel prétendant à la présidence pourrait faire cette proposition de Sanhédrin tout en apparaissant comme raisonnable et pacificateur en prenant au mot les Dalil Boubakeur et autres talentueux takyaistes. J’insiste lourdement sur le premier avantage qui est de mettre sur la table avec pondération et calme les sourates que la République veut voir retirées du texte coranique. Les Français sauront déjà le contenu affreux du coran. Deuxièmement, si les musulmans français se dérobent d’une façon ou d’une autre, ils doivent savoir que notre pays n’est pas le leur et qu’il en est d’autres ouverts à leur coran « incréé ». Cela peut faire débat longtemps mais il y en a assez d’être les cassandre qui prenons les coups parce que nous annonçons les risques présents et à venir.

Il n’y a pas que Dalil Boubakeur à prendre au mot, mais aussi et peut-être plus encore les gros couillons qui n’ont jamais lu le coran et qui défendent cette secte-religion sans la connaître. Vous voulez que je cite les noms de ces couillons collabos ? Ils sont partout au gouvernement, dans l’opposition et autour de chacun de nous parmi ceux qu’on ne voit plus depuis qu’on leur parle de RL.

Roger Champart

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