Vouloir réformer l’islam, c’est ignorer ce qu’est l’islam !

Islamectomie 210Selon Daniel Pipes, l’islam peut se réformer (1). Cette simple phrase, apparemment pleine de promesses, est cependant fort inquiétante, car qui dit ici « possibilité de réforme » dit implicitement « nécessité de réforme ». Or, si la réforme est nécessaire, c’est que l’islam, tel qu’il est, n’est pas recevable : s’il était recevable, pourquoi serait-il question de le réformer ?

Mais le verbe « réformer » lui-même n’est pas clair. Si « réformer » signifie « rétablir dans sa forme primitive », en quoi l’islam aurait-il à se réformer puisque les partisans de l’islam le vivent toujours dans sa forme primitive ? Si « réformer » signifie « ramener à la vertu », comment l’islam le pourrait-il puisqu’il se donne comme la vertu même ? Si « réformer » signifie « changer en mieux », réformer l’islam reviendrait à outrager la Parole de Dieu, en prétendant faire mieux que Dieu ! Cela peut-il être un seul instant concevable pour un musulman digne de ce nom  (2) ? Et si, enfin, « réformer » signifie « supprimer pour améliorer », l’outrage demeure identique, sauf à obtenir la permission d’Allah ! Mais qui donc est susceptible de l’obtenir, et comment celui qui l’obtiendrait prouverait-il qu’il l’a bien obtenue ?

En réalité, l’islam n’est « réformable » que s’il n’est pas la Parole de Dieu. Or, l’islam affirme être la Parole de Dieu, et se définit d’ailleurs comme « soumission » inconditionnelle à cette Parole.

Alors ?

Alors les dés sont jetés depuis le septième siècle de notre ère, et il va falloir faire avec… ou contre !

Certes, on pourra toujours trouver des musulmans qui s’opposent à la lapidation des femmes, à l’exécution des apostats et des homosexuels, à la polygamie, aux mariages d’enfants, ou qui demandent l’égalité des droits de tous les humains, qu’ils soient musulmans ou non-musulmans, et quel que soit leur sexe. Mais cela n’est pas l’islam « dans le texte », pas plus que les meurtres perpétrés par les chrétiens lors des Croisades n’étaient le christianisme « dans le texte ». Le christianisme est dans le Nouveau Testament ; l’islam est dans le Coran. Le Nouveau Testament condamne la violence ; le Coran la justifie. Ces deux ouvrages sont « sacrés ». Ils appartiennent donc « à un domaine séparé, interdit et inviolable », ce qui les rend intouchables, quand bien même leur contenu heurterait notre modernité !

Voilà pourquoi le problème que pose l’islam est essentiellement politique, la solution ne pouvant passer que par les chemins douloureux d’une révolution qui s’emparerait de tous les pays musulmans, et qui serait identique à ce que fut, pour la France, la Révolution de 1789.

Sachons toutefois que nous en sommes très loin, et ce, d’autant plus que nous sommes tout près d’être islamisés !

Maurice Vidal

(1) http://fr.danielpipes.org/13266/islam-reformable

(2) Cf. La colère d’un Français, pages 134 à 139.

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