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Vous ne croyiez pas à la deuxième vague ? Elle débarque depuis la Grèce !

Plusieurs scientifiques ont réussi à fixer le virus, en forme de poire fuselée, sur leur objectif. Je suis heureuse de pouvoir vous en transmettre une des rares photographies actuellement disponible.

Son nom ? le CRAMID-19, également appelé calcinatus disease 2019, est une maladie contagieuse émergente de type insulaire causée par une souche, l’INCAND-MIGR -20.

Les symptômes les plus fréquents sont les cloques, la fatigue et la gêne respiratoire due à la fumée. Dans les formes les plus graves, le syndrome d‘embrasement peut toucher toute une île.

Situation classique à l’école : toute la classe est punie pour une faute – bien moins grave que de jouer aux allumettes – commise par un seul, qui refuse de se dénoncer. Cruel, non ? Eh bien, aujourd’hui, c’est juste le contraire. Récompense générale ! Le club des joyeux pyromanes fout le feu, et l’Europe s’affole, cherche des logements, je lis même que Frau Merkel veut en prendre plus de 2.000 ! Décision arbitraire. Vous avez demandé l’avis de vos sujet, Mutti ? Vous savez, ceux qui bossent du matin au soir et sont affreusement angoissés pour leurs enfants, pour la verticalité de leurs quatre murs ? NON ? Ça y est, elle recommence comme en 2015. Une décision qui met en danger la vie de millions de personnes, cela se prend en accord avec ses exécutants.

Vous vous prenez peut-être pour Jésus-Christ ?

« En ce temps-là, Jésus parlait aux foules du règne de Dieu. Les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages des environs afin d’y trouver des vivres ; ici nous sommes dans le désert. » Il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. » Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes. » Ils firent asseoir tout le monde. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés. (Lc9, 11-17b)

Une deuxième vague s’est déclarée à Samos treize personnes ont été „appréhendées“ pour un incendie près d’un camp de migrants. (Mercredi 16 septembre 2020)

Un brave fonctionnaire grec avait pourtant vanté les mérites du nouveau camp tout confort en construction sur l’île de Lesbos. Ses interlocuteurs, des hors-la-loi afghans rescapés du camp de Moria incendié par leurs frères, ne veulent cependant pas se retrouver dans un camp fermé. Ils veulent aller chez Mutti.

Un employé des services d’asile grecs insiste: «Vous ne pouvez pas rester à la rue. C’est dangereux, le coronavirus est partout». Le nouveau camp «sera différent». «Nous vous promettons (petit un) que la procédure d’asile sera accélérée et que (petit deux) vous allez pouvoir quitter rapidement l’île». Mais nos incendiaires ne l’entendent pas de cette oreille. Leur atout majeur : faire pitié ! Poster les enfants devant les grilles, non sans leur avoir administré quelques bonnes dérouillées, les laisser sangloter abondamment. Quoi de plus émouvant qu’un petit en larmes ? Pousser deux ou trois gestatrices en avant pour répondre aux journalistes qui ne peuvent que s’attendrir.

Conséquence : plus de 11’000 personnes dorment dehors depuis que le camp de Moria, insalubre (on n’a pas perdu que son passeport, on a aussi égaré la boite de Vim ?) et surpeuplé (bien entendu, dès le cordon ombilical tranché, la prégnante se retrouve vite fait dans une position intéressante, comment voulez-vous maitriser la situation ?) a été ravagé par les flammes (Mensonge : le camp a été carbonisé par les campeurs eux-mêmes, mettons les choses au point).

Ils ont peur d’être de nouveau enfermés après avoir été confinés à Moria à cause de l’épidémie de Covid-19. Refusent de telles conditions : manque d’hygiène (voir plus haut), violence (Ah bon ? Les Grecs vous frappent ? Je croyais au contraire qu’ils se fendaient de centaines de repas pour vous) et bagarres quasi quotidiennes entre vos propres groupes.

La majorité des inopportuns viennent d’Afghanistan. Les autres sont Syriens, Congolais et Iraniens.

Omar, un Burkinabé de 18 ans, se plaint de la situation du nouveau camp, près de la mer. «L’hiver, il fera froid. Comment allons-nous faire?», se demande le jeunot. En fait, Omar est propriétaire d‘un portable dernier cri et savait parfaitement qu’il n’allait pas tomber le cul dans du beurre de Carlsbourg. Tous ses frères aussi, d’ailleurs, qui étaient au courant : quand on s’installe à 60 dans un bateau gonflable prévu pour 12, on coule à pic. Quand on joue avec des allumettes, ça crame.

«Nous allons manifester aujourd’hui encore. Nous ne voulons pas être transférés dans un camp fermé, où il n’y a ni sécurité ni liberté», renchérit Mahdi Ahmadi, un Afghan de 21 ans. (Je tremble à la lecture de ses exigences). Mahdi, quand on s’introduit en douce dans un pays qui ne veut pas de vous, qui en a ras-l’Acropole de vos revendications, qui doit supporter sur son territoire des intrus qui jettent la nourriture que vous leur offrez, on la ferme.

Les tâcherons travaillent d’arrache-pied pour ériger un camp qui pourra accueillir 3000 personnes, près de Moria. Le porte-parole du ministère des migrations (pauv’mec !), précise que les plus « fragiles » seront transférés en priorité».

«La priorité sera donnée aux familles- souvent fort développées. Elles seront hébergées dans des tentes pour six personnes et le camp sera divisé par groupe ethnique. (Ceci pour éviter de nouveaux incendies) Nous allons commencer le transfert dès aujourd’hui ».

Le gouvernement grec accuse les migrants qui protestaient contre les mesures d’isolement d’avoir déclenché les incendies.

Les locaux sont exténués.

Le clou de l’histoire : le feu a détruit un grand nombre de dossiers (et de passeports) de demandes d’asile et toutes les procédures devront être reprises depuis le début. Et comme nous marchons sur la tête, des centaines de campeurs inopportuns ont manifesté en tapant sur des bouteilles de plastique. La police a utilisé des gaz lacrymogènes contre ceux qui leur avaient lancé des pierres. Voilà. Ceci est le monde de Mutti la folledingue, d’Ursula VDL la mère parfaite, et de macron l’arrogant.

Les malheureux habitants de Lesbos sont eux aussi hostiles à la construction d’un nouveau camp. «Ce serait mieux qu’il n’y ait plus de camp. Avec l’épidémie due au nouveau coronavirus, nous ne voulons pas qu’ils soient près de chez nous», s’énerve Kostas, dont la maison est proche de l’entrée de la nouvelle structure. Et vu le manque d’hygiène susmentionné, ce ne doit pas être de la tarte !

Encouragés par les autorités locales, certains habitants ont organisé des blocus sur les routes de l’île pour empêcher les bulldozers de passer et retarder les travaux. Ils ont bien le droit de manifester, tout de même ! (Largement inspiré de 24h.ch)

Et voici l‘écho des médias :

Un incendie (criminel!) laisse 12 500 réfugiés sans abri.

C’est une tragédie.(Exact)

L‘île de Lesbos en état d’urgence (Rien de neuf sous le soleil)

Le calvaire des migrants (et des habitants) confinés

« La France sera au rendez-vous » : Macron assure la Grèce de sa solidarité (la sienne, ou la nôtre ?)

Le sort incertain des migrants (et des habitants abandonnés de tous).

Anne Schubert