Voyage au bout de la fièvre, avec Joey Starr et Éric Zemmour

Dans ma classe de banlieue parisienne, y’avait beaucoup d’élèves. Mais en toute honnêteté, avec le recul, seulement 2 sortaient du lot.

Devant à ma gauche Joey Starr, devant à ma droite Éric Zemmour.

Soyons concis et précis :

Le p’tit Joey était créatif et dissipé.

Le p’tit Zemmour était studieux et discipliné.

Le minuscule Boyadjian, en retrait, en silence, a sagement tout contemplé.

Il a scrupuleusement observé ses deux aînés grandir et prospérer. L’un dans le rap et l’industrie de la musique.

L’autre dans les livres et les innombrables chroniques.

Dans les années 1990, l’aîné Éric n’avait pas encore émergé que son cadet Joey était déjà au sommet.

La gloire éphémère d’avoir réussi à mettre toute la jeunesse de son côté !

Éric, l’aîné, n’était qu’un vieux-jeu, chétif et ringard, nargué car trop poli, moqué parce que très appliqué.

On l’appelait railleusement « le Premier de la classe » !

Pendant ce temps, Joey Starr, à la fois insoumis et rebelle compulsif, « niquait » tout. « De ta mère » à « la police ». Ses titres remplissaient nos soirées, sa musique nous foutait « la fièvre ».

Dans ces années-là, le benjamin c’était moi, Boyadjian.

Grand frère Éric, qui a 20 ans de plus que moi, nous gonflait avec ses leçons. Grand frère Joey, seulement 10 ans de plus, nous divertissait avec ses chansons.

La jeunesse choisit toujours la désinvolture face à l’exigence.

Mes deux frères, je les ai longuement examinés, analysés, jusqu’à imaginer les rapprocher dans une irréconciliable table familiale où je m’voyais être le frère médiateur. Puis à mon grand chagrin, les chemins de chacun se sont avérés de plus en plus éloignés et antagoniques. Pour ne pas dire fratricides.

En privé (et en confiance), j’écrivais à Joey pour lui dire : « Arrête d’être aussi dédaigneux avec Éric au seul motif qu’il est instruit et cultivé, contrairement à toi ! »

En cachette, j’écrivais à Éric : « Joey est un artiste, laisse-le vivre et brûler de mille feux. On ne peut pas être tous comme toi ! ».

Je n’ai été entendu par aucun de mes frères.

Cela m’a affecté autant que ça m’a libéré.

J’ai donc dû m’éloigner de mes deux frères opposés.

Deux forces de la nature, deux pôles opposés qui constituent désormais les blocs idéologiques sur lesquels la France s’affronte aujourd’hui.

Avec l’âge, je constate que si mon frère cadet Joey Starr a gagné la bataille de la jeunesse, il s’est vite abîmé, délabré, fané.

Le rebelle d’hier est même devenu l’employé le plus servile d’un système auquel il prétendait « foutre le feu ».

Ça m’a fait mal de voir l’animal sauvage désormais domestiqué.

De l’autre côté, Éric Zemmour, éternel ringard, réactionnaire, a lentement vu, décrit le réel et l’histoire lui a donné raison.

Tellement raison qu’il est devenu le cauchemar des progressistes.

Ces derniers allant jusqu’à orchestrer sa censure, ses procès d’intentions, jusqu’à asseoir son totalitarisme assumé.

La question qui s’impose à moi, le benjamin contemplatif :

Comment en est-on arrivé à ce que le Rebelle soit devenu l’esclave et que le Traditionaliste devienne la Transgression ultime ?

Le premier a mené un virage générationnel quand le second propose une refonte civilisationnelle.

J’aime mes 2 frères différemment.

Si je pouvais réécrire à mon cadet, j’lui dirais :

« Joey, moi aussi j’y ai cru… Le métissage, la France de Zidane, Black Blanc Beur, etc. Mais voilà, on a grandi, mûri. Et la réalité de notre échec s’impose chaque jour. En France, il n’y a plus « la fièvre », il ne reste que « la chiasse ». Joey, soit on reste dans notre déni, soit on le concède… et on essaye d’y remédier. J’veux léguer autre chose à ceux qu’on a promis. J’t’embrasse, frérot ! »

Si je pouvais réécrire à mon aîné, j’lui dirais :

« Éric, tu es finalement en passe de mener ce combat historique que tu as tant rêvé et qui arrive à grands pas, irrémédiablement…

Tu le mérites amplement. Tu le mèneras grandement.

Et dans tous les cas, moi ton Benjamin, je te soutiendrai.

Louis Ferdinand Boyadjian

PS : Reste droit, reste juste. »

À ma jeunesse, à ma sagesse.

À Joey, à Éric. À nous.

 

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18 Commentaires

  1. Joey Starr n’a jamais été mon idole. Il faut être décérébré pour admirer un type pareil. Quand on chante de la merde, on évite de jouer les divas. Quand on cogne sur sa femme, on évite de donner des leçons de morale. Mais pourtant c’est ça Joey Starr. Et vous confirmez que vous êtes un beauf.

      • on peut dire ça de touts les rappeurs français surtout cette grosse merde qu’est Maitre Gims, depuis les années 90 on a essayé de copier les rappeurs américains résultat Nul

  2. Didier Morville ne tape plus à coups de poing son petit singe enfermé dans une cage ? J’ avais vu ça à la télé à l’époque où il frimait encore avec de fausses dents en or (qui n’étaient que des facettes). C’est dire le niveau….
    Ce pauvre type compléxé est rentré dans le rang comme un péteux depuis que le monde du cinéma lui a fait croire qu’ il était un grand acteur !!!
    Saloperie.

    • On ne peut dire qu’il est très mauvais acteur, il y a bien pire. Mais lorsqu’on connaît son pédigree, on a plus envie de le voir.

  3. Joey dans sa Benz, Benz, Benz n’est finalement pas arrivé à destination. Eric dans sa petite Peugeot y arrivera lentement mais sûrement…

  4. « Le métissage »
    je préfère mille fois christine kelly à clémentine autain

    • Ben -voyons !!!!

      Combien de Kelly ????
      Pour des centaines de bateaux de merde .

  5. Tout ce qui sort du raisonnable est horripilant…Le comportement de Macron, de son exécutif, des pro-migrants, des gauchos, des collabos, etc…sort du raisonnable et est horripilant…Un chanteur dont le groupe s’appellait NTM, Nique Ta Mère ne mérite pas le succès, ceux qui l’ont hissé à la célébrité sont des imbéciles…Joey Starr est horripilant..

  6. Addendum.
    J Starr avait été décoré des zarzéletr’ par djack lang, « fierté » de grand socialiste. Quels honneurs a reçu E Zemmour pour son formidable travail d’éclaireur d’idées, pour ses ouvrages pédagogiques en faveur de Notre France?
    Opposer un Didier Morville, délinquant multirécidiviste aux 15 à 20 condamnations, qui a conquis sa respectabilité par le matelas de billets encaissés pour avoir hurlé qu’il « niquait » la Terre entière, et Éric Zemmour, qui n’a jamais insulté personne, mais condamné par la pensée unique mondialiste, qui DIT LA VÉRITÉ… c’est une insulte au bon sens Républicain, à la raison cartésienne, c’est une gifle communautariste aux Citoyens qui se battent, aux côtés des ZEMMOUR, pour restaurer la laïcité, LA Culture et les Valeurs de notre Nation, la France.

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