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Wauquiez, si tu ne vas pas au FN, le FN ira à toi…

Bravo Laurent Wauquiez, vous êtes à présent le président des « Républicains » et, comme vous l’avez hautement affirmé, la droite est de retour. Mais quelle droite ?

Celle que vous allez tenter de réformer ou la vraie, celle que les Français attendent depuis que Nicolas Sarkozy les a profondément déçus en ignorant, après son élection, les plus importantes décisions du programme pour lequel il avait été élu.

Vous êtes de droite, vous êtes fier de l’être, et n’avez nullement l’intention de vous en excuser ! Fort bien, nous sommes très heureux de le savoir, mais votre programme restera-t-il identique aux propositions que vous avanciez tout récemment ? Vos thèmes principaux seront-ils toujours ceux-ci :

  • L’identité de la France menacée par l’islam.
  • Le communautarisme, l’immigration et la fermeture de toutes les mosquées salafistes.
  • Les racines chrétiennes et les valeurs de la France.
  • Le patriotisme, la Nation.
  • L’immigration massive.

Et, enfin, l’islamisme dans toute son abomination ?

Tiendrez-vous parole sur la question des terroristes qui ont trahi leur Patrie et assassinent en Irak, en Syrie et en Libye, et partout ailleurs, pour qu’ils ne puissent pas revenir en France. Y compris les 110 djihadistes qui sont déjà parmi nous et doivent être internés préventivement ?

Tiendrez-vous parole sur la déchéance de nationalité de ces terroristes, qu’ils soient binationaux ou français ?

Déciderez-vous toujours que l’immigration, que vous avez qualifiée fort justement d’incontrôlée, soit réduite au minimum ?

Estimerez-vous toujours que « Ce n’est pas à la France de s’adapter à l’étranger et que c’est à l’étranger de s’adapter à la France » ?

  • Que ce qui menace la laïcité, ce ne sont pas les crèches, ni les croix, mais les prières de rue et l’intégrisme islamique ?
  • Que vous n’aimez pas que l’on transmette notre histoire en ne parlant que d’esclavagisme, des croisades, de la colonisation ?
  • Que la France c’est une belle histoire, c’est une grande culture, et que vous souhaitez transmettre cette fierté à nos enfants ?
  • Que ceux qui viennent chez nous ne peuvent pas apprendre à aimer la France quand la majorité des citoyens ne l’aime plus ?
  • Quand son histoire devient une succession de devoirs de mémoire et de repentances ?

Tiendrez-vous parole pour que la France retrouve sa souveraineté en matière de politique migratoire ?

  • Pour qu’il n’y ait pas d’élargissement de l’Union Européenne, donc pas de Turquie ?

Voulez-vous toujours modifier la loi Taubira, surtout dans l’objectif d’empêcher toute marchandisation et toute remise en cause de la filiation ?

Vous prononcez-vous toujours, sans ambiguïté contre la GPA et pour que la PMA ne soit pas autorisée pour des personnes du même sexe ?

Sur tous ces thèmes nous sommes absolument d’accord avec votre vision de la France.

Je laisserai pour plus tard les thèmes concernant l’économie, les impôts, les retraites, les fonctionnaires, les baisses de charges sur les salaires, etc. nous en reparlerons quand vous ferez acte de candidature à l’élection présidentielle et, surtout, si vous avez une chance de l’emporter.

Pour le moment votre problème majeur, selon vous, est de rassembler et de conserver le mieux possible « Les Républicains » qui vous suivent, après la fuite des premiers « traitres », celle lundi de Xavier Bertrand, les probables d’Alain Juppé, de Valérie Pécresse, de Christian Estrosi et de quelques autres.

Ils abandonnent ainsi le parti qui les a vu naître et tenteront de se réunir dans un nouveau parti et nous retournerons vers une époque pas très lointaine, celle du RPR et de l’UMP !

Vous bénéficierez probablement du ralliement de Nicolas Dupont-Aignan, puisque vous partagez la même vision, celle d’une France plus saine, plus souveraine !

Mais vous êtes certainement conscient que vous n’obtiendrez pas les clés de la France sans les voix du « Nouveau Front National » et que, si vous maintenez le même cap, elles se reporteront sur votre nom, quelles que soient les consignes car, pour conclure et en parodiant « Le bossu Lagardère » : « Si tu ne viens pas au FN, le FN ira à toi ! ».

Manuel Gomez