Xavier Cantat, le compagnon de Duflot, qualifie la France d’accident de l’Histoire, et dit s’en foutre !

Publié le 27 février 2012 - par - 4 575 vues
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L’écologie politique mène à tout…

La famille Cantat est célèbre. Les noirs désirs, après être devenus, pour l’un, une action sinistre, caractérisée par un ou des coups mortel(s) porté(s) à une femme « aimée », se déclinent aujourd’hui comme des proclamations provocatrices de collégiens anarchistes érigées en position de parti (EELV)…

Le frère du chanteur, meurtrier par amour et énervement, se signale par un autre aspect de la dissolution de certaines franges de la vieille nation française*1.

Devenu compagnon de la femme qui, avec moins de 3% de l’électorat, a négocié et obtenu de madame Aubry-Brochen d’être proclamée prochaine élue députée du 20ème arrondissement, en lieu et place de la députée socialiste sortante qui avait recueilli plus de 60% des suffrages, Cantat -le frère, politicien écologiste et compagnon de la Chef de la secte, crache sa haine du peuple français qualifié d’accident de l’Histoire.

En d’autres termes, l’écologie politique de la dame Duflot et de son mentor lillois, -« socialiste » des Émirs-, c’est la grenouille que l’on veut faire devenir bœuf, ou vache dans son cas.

Bref, devenu compagnon d’un « coucou » politique écologiste, qui exige un groupe parlementaire alors qu’elle n’a pas d’électorat, notre second Cantat ne dit pas qu’il veut perpétrer le meurtre du père ou de la compagne ; c’est la mère, en tant que femme symbolique, c’est Marianne, la femme en tant que paradigme de la pensée démocratique républicaine qu’il proclame vouloir tuer.

C’est ainsi que cet olibrius inculte, élu quand même, me semble-t-il, grâce au désistement socialiste, vient de déclarer : que la France, il n’en avait rien à foutre, de ce qui pouvait lui advenir ! Que la France, c’était un accident historique.

Un accident historique, la France ?

Cet accident historique, comme dit l’irresponsable ignare, c’était, dès les trois premières décennies du quatorzième siècle, l’essor du mouvement communal. Peut-être « l’écologiste » politique aura-t-il entendu parler des trois sommets les plus connus du mouvement communal ? A savoir : La Commune parisienne dirigée par le Prévôt Étienne Marcel, la Commune parisienne élus des années 1788-1794 adossée au mouvement sectionnaire de la sans-culotterie, et bien évidemment, la plus célèbre, la Commune parisienne du printemps de 1871 qui réalisera le premier gouvernement ouvrier ?

Par en haut, « l’accident de l’Histoire », produisait une monarchie qui centralisera la nation et jettera les fondements de ce qui deviendra plus tard le service public.

Par en haut toujours, la monarchie française s’attaquait à la féodalité. Le fief militaire était affaibli. Elle réalisait une partie des conditions qui permettront l’émancipation paysanne.

Le sort quotidien des producteurs directs nourrissant la population, quel intérêt pour un sans-patrie « écologiste politique », me direz-vous ?

Par en bas, le mouvement communal s’attaquait aussi à la féodalité. Il rognait ses espaces et sa puissance. Il érodait la force de sa domination sur le paysan. « Les bourgeois obtinrent le droit de s’organiser militairement. Chaque ville eut un capitaine pour les compagnies bourgeoises » (Victor Duruy- Histoire de France-édition Hachette 1885). Les campagnes commençaient, elles aussi, un mouvement d’organisation.

A la peste noire (1348), qui décimera la moitié de la population en Europe, avait répondu par anticipation l’Assemblée des États généraux de 1338 qui ouvrait de nouvelles perspectives au progrès politique et économique. L’assemblée décréta en effet : « (que) les rois ne lèveront aucuns deniers extraordinaires sur le peuple sans l’octroi des trois états, et ils en prêteront le serment à leur sacre ».

Les élus du peuple proclamaient qu’il ne devait payer que les impôts consentis par ses représentants. C’était en 1338 que le peuple français posa ce principe qui condamne le traité qui vient d’être subrepticement conclu entre deux chefs de gouvernement européen, dans le dos de la représentation élue et dûment mandatée.

Et notre écologiste politique et sa compagne, la cheftaine d’EELV, viennent injurier ce peuple qui a ouvert le premier la voie de la souveraineté populaire.

« Hasard », va venir nous chanter Cantat l’écologiste politique

Hasard ? En 1355, il recommença, le peuple des villes et des campagnes françaises qui formait la substance de cette nation que le triste sire du PG/FG regrette qu’il ne soit pas devenu mahométan à cause de Charles Martel.

J’ouvre ici une parenthèse- mais que notre brave bateleur ne se vexe pas. Un autre camelot politique, un autre agité de tribune doublé d’un furieux rancunier, regrettera lui aussi que la nation, dont il était un grain, ne soit pas devenue musulmane. C’était Adolf Hitler. En effet, déclara-t-il un jour, si les germains étaient devenus musulmans, plutôt que chrétiens, leur vertus guerrières naturelles auraient été décuplées, ils seraient devenus invincibles.

En 1355, le peuple de France recommença donc. Il procéda à l’élection de ses États-généraux. Cette fois, il s’enhardira dans ses décisions. Les députés s’indignèrent. Ils n’avaient pas lu l’indigné de pacotille,- un diplomate devenu bateleur de plateaux télévisés-, mais gérant avec probité les deniers municipaux, ils dénoncèrent le gaspillage des finances de l’ État et réclamèrent des réformes.

Ils ne firent pas que réclamer, ils décideront.  Et que décideront les élus de « l’accident historique » ?

 Rien moins qu’une révolution ! Des receveurs conserveraient entre leurs mains l’argent levé. Il devrait être utilisé conformément au motif pour lequel il avait été versé. Les impositions furent déclarés communes aux trois ordres qui formaient « l’accident historique ». Le roi, la reine et les princes de sang s’engagèrent à les payer, eux aussi. Pour s’assurer l’exécution de ces mesures, l’assemblée des états chargea une commission de neuf membres d’y veiller. En 1355, « l’accident de l’histoire » réalisait une portion de la souveraineté populaire qui n’existe toujours pas dans un grand nombre de pays et qui doit être reconquise dans nos pays soumis à la dictature de la nomenklatura bruxelloise pour le compte de l’idéologie de la concurrence obligatoire et de l’anonyme « marché libre ».

Accident de l’histoire, renouvellement permanent, la nation française ?

J’entends déjà glapir l’éfacholisme, toutes nuances confondues, j’entends tousser le hollandisme qui propose de renforcer les prérogatives d’organes européens non-électifs.

Accident de l’Histoire, avez-vous dit ?

Pour bien montrer qu’il faisait  une révolution, pas dans les mots, mais comme monsieur Jourdain, dans les actes, le peuple français, « l’accident de l’histoire », remit ça. C’était en 1356 et 1357.

Réagissant aux échecs militaires et à la honte, à l’initiative du dauphin qui prit le titre de Lieutenant du roi de France, « l’accident de l’Histoire » procéda à l’élection de huit cent députés qui ouvrirent leur seconde session le 17 octobre 1356. Le tiers état (artisans et marchands des villes et des bourgs, paysans) possédait plus de la moitié de la représentation élue dans tout le royaume de France.

La grande ordonnance de 1357

L’ordonnance de mars 1357 fit droit aux réclamations des États-généraux. Attardons-nous un peu sur cette décision royale prise pour donner satisfaction au mouvement du pays.

La décision portait sur le fonctionnement régulier et indépendant de l’assemblée, sur sa capacité d’envoyer des représentants en mission pour vérifier l’exécution des décisions dans tout le pays, sur le droit de châtier les fonctionnaires indélicats, sur le vote et la levée des impôts, sur le cours de la monnaie, et…, je cite, pour décider : « que tout homme en France devra être armé ».

La grande ordonnance obtenue par les états de 1357 portait aussi sur la Justice et les Abus.

Une contre-révolution se déchainera en 1358, en réaction, d’ampleur génocidaire, à la révolte (la jacquerie) des paysans du Beauvaisis, et le roi réagira brutalement aux empiétements excessifs de la municipalité parisienne, s’en débarrassant par l’élimination des animateurs du mouvement communal parisien.

Le peuple de l’accident historique (« l’écologiste » Cantat), ne renoncera pas

La nation française continuera de cristalliser, à devenir consciente d’elle-même en cheminant vers la réalisation de ses objectifs politiques et sociaux.

Si elle avait été un « accident de l’histoire », 1788-1795 n’aurait pas été possible, ni la combattivité des armées de l’empire qui boutèrent partout les relations féodales et rendirent possible la révolution antiesclavagiste dans ce qui allait devenir Haïti ; 1830 non plus, ni le mouvement des canuts de 1831-1834 n’auraient été possible ; ni la révolution de 1848 revendiquant la république sociale, ni la commune parisienne commençant à la mettre ne œuvre (la république sociale) ; ni le mouvement politique qui produisit les lois scolaires laïques et le confinement du religieux dans le domaine privé ; ni les grandes grèves de 1919 pour obtenir les conventions collectives, ni les millions de grévistes occupant leurs usines en mai-juin 1936 pour cet objectif (le contrat collectif) et d’autres revendications ouvrières concrètes ; ni la loi de 1930 et les ordonnances de 1945 produisant les Assurances sociales puis la sécurité sociale. J’arrête ici l’énumération de ce que « l’accident historique » a produit de positif, exprimant sur plusieurs siècles un mouvement constant et ascendant, en matière de progrès politique et économique, frayant la voie du bien être général.

On le voit, c’est un très long accident historique en vérité, que la formation de la nation française….

On voit aussi quelles âneries peuvent faire proférer le mépris du peuple,

L’hostilité à sa souveraineté ainsi que les idéologies refusant de défendre ce qui donne corps à la démocratie politique (la nation).*2

Alain Rubin

*1 L’écologiste politique vient de se signaler aussi par une autre prise de position. En l’occurrence, il s’agit de son affirmation que le Hamas « n’est pas une organisation terroriste », qu’il est le gouvernement légitime à Gaza… Pour paraphraser Goethe, nous pourrions dire : que la haine aveugle d’Israël rend fou ceux qu’elle veut perdre.

On se demande où va se nicher le développement durable et le respect de la planète, Le respect des humains comme les autres espèces, lorsque l’on trouve sympathique une troupe d’égorgeurs et d’organisateurs d’attentats-suicide au milieu d’écoliers, dans les bus ou à leurs arrêts, dans les cafés et les restaurants, ou dans les salles de mariage.

Pour « l’écologie », puisqu’il s’agit de Juifs, il n’y a pas crime. Et lorsque le Hamas proclame, comme il y a quelques jours à Téhéran, lorsque sa direction de « non-terroristes s’est rencontrée avec le chef du fascisme iranien : « que le Hamas ne reconnaîtra jamais Israël, que la résistance continuera jusqu’à ce que toutes les « terres palestiniennes, y compris Al Quds (Jérusalem), soient libérées et que tous les réfugiés soient de retour.

*2 Rappelons la fameuse phrase de Jean Jaurès répondant au démagogue pseudo internationaliste Gustave Hervé : « un peu d’internationalisme éloigne de la nation, beaucoup d’internationalisme y ramène ».

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